Budget 2020 : une vaine tentative de sauvetage électoral

Le 24 février, lors du dernier conseil municipal, le maire a expliqué son choix de ne pas voter le budget 2020 par l’imminence des élections municipales. Mieux, aucun débat n’a été proposé. Il souhaitait laisser la future équipe municipale mettre en place ses propres orientations. Le 1er tour des municipales a eu lieu. Puis la crise sanitaire a interrompu tout processus. 

Le déconfinement entamé, les élus de l’opposition ont réclamé la tenue d’un conseil pour aborder les questions liées à la crise. La loi, par l’ordonnance du 1er avril, obligeant le maire à répondre favorablement à cette demande, le conseil s’est tenu ce jeudi 4 juin. Mais, alors que des Féréopontains souhaitaient voir leurs questions relayées, ce conseil a été consacré exclusivement au vote du budget 2020. Soulignons ici que, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, la loi permet de repousser jusqu’au 31 juillet le vote des budgets municipaux.

Mais qu’importe. Le maire a préféré oublier ses déclarations du mois de février pour faire passer un budget à trois semaines du second tour. Son argument : le besoin de budget pour que les services municipaux fonctionnent.

Pourtant, le maire a la possibilité d’exécuter toutes dépenses de fonctionnement dans la limite des 21 millions d’euros déjà prévus. Seraient-ils déjà dépensés ? De même, il n’y a aucune urgence à voter un budget d’investissement. Grâce à l’ordonnance du gouvernement du 25 mars, le maire a toute latitude pour investir sur notre commune près de 10 millions d’euros. Au total ce sont donc près de 30 millions d’euros qui peuvent être dépensés avant tout vote du budget. On pouvait donc attendre le second tour et procéder au débat et au vote avant le 31 juillet.

La dernière bouée de sauvetage d’un navire à la dérive

En fait, ce budget apparaît surtout comme une opération de sauvetage électoraliste. Le maire explique que les investissements seront réduits, mais annonce une hausse de 22% du budget d’Investissement. Pour y mettre les promesses auxquelles plus personne ne croit ? Pour cela, plus de trois millions d’emprunts seront contractés. Conséquence : une aggravation de la dette qui atteindra plus de 20 millions d’euros. Un record pour la ville. Mais pour quels investissements ? On se le demande, quand déjà les autres années seulement 40% des annonces étaient réalisées  

Ce budget traduit la dégradation générale que connaît la commune. Il est inapproprié, inconséquent, inadapté et inapplicable.

Inapproprié, car voté à quelques jours du second tour qui mettra en place une nouvelle majorité, quels que soient les résultats.

Inconséquent, car ne correspondant à aucune vision de la gestion de la ville et encore moins du service public à rendre aux habitants. C’est même le démantèlement du service public qui se poursuit. 

Inadapté, car il ne prend pas en compte les effets de la crise. Inadapté, car depuis 6 ans, nos routes sont délaissées, le patrimoine délaissé à l’image des châteaux d’eau, des écoles, de la place de la Résistance et de la Déportation et autres éléments remarquables de la commune. Inadapté, car en pleine crise sociale, la subvention du CCAS est en baisse de 10%. Inadapté enfin, car aucun budget n’est prévu pour engager la transition écologique qui s’impose à nous encore plus fortement depuis la crise.

Inapplicable, car comme les autres années, les investissements annoncés ne pourront se réaliser cette année. Le maire lui-même le dit.

Dernière manœuvre pour éviter le naufrage

On se désole donc de voir un budget 2020 concocté et présenté en urgence dans la seule perspective du 28 juin.

Dès 2015, nous avons démontré que les orientations prises par la majorité municipale conduiraient à une dégradation profonde de la commune. Mais en capitaine n’écoutant personne, le maire s’est obstiné à emmener le navire municipal sur les récifs. Certains de ses colistiers ont vu la catastrophe arriver et ont quitté l’embarcation, fuyant leur responsabilité dans le naufrage de notre commune. Pour un « capitaine fier de son équipage », comme le maire l’a clamé l’an dernier lors du vote du budget, se retrouver avec 14 démissions en six ans reflète le peu d’harmonie qui régnait.

Passé le 28 juin, la future équipe municipale aura la lourde charge de redresser le cap, de sortir le navire communal des sables mouvants dans lesquels il s’est fait prendre. Et elle devra repenser entièrement un budget répondant aux enjeux d’après crise et préparant un autre avenir pour Saint-Fargeau-Ponthierry.

Cette lourde tâche ne pourra être réalisée que par une véritable équipe mêlant à la fois expériences, compétences et envie de répondre aux besoins des Féréopontains !

La vie démocratique doit reprendre son cours

Dans toute période de crise, la démocratie est souvent bien malmenée. La crise sanitaire exceptionnelle que nous connaissons n’échappe pas à cette règle.

Pourtant cette fois, de nouvelles données permettaient à ceux qui le souhaitaient vraiment de ne pas confiner la vie démocratique. Malgré les contraintes, certains décideurs ont activé les moyens mis à disposition pour garder une vie démocratique locale active. Mais d’autres, à Saint-Fargeau-Ponthierry, ont profité du contexte pour la bâillonner.

En raison de sa soudaineté et de sa complexité, la crise sanitaire nécessitait une gestion collective la plus large possible. Mais à Saint-Fargeau-Ponthierry, le maire a rejeté la proposition des élus d’opposition de s’associer à la cellule de crise.

Le Premier ministre a demandé, en référence à la loi du 23 mars instaurant l’état d’urgence sanitaire, que les consignes liées au report du second tour des élections municipales soient diffusées à l’ensemble des élus et des candidats. Mais à Saint-Fargeau-Ponthierry, aucune transmission n’a été faite.

Le gouvernement a imposé aux maires d’informer les conseillers municipaux des décisions qu’il prenait durant cette période (ordonnance du 1er avril). Mais à Saint-Fargeau-Ponthierry, jamais la moindre information n’a été fournie.

Devant cet étouffement volontaire des bases de la vie démocratique locale, nombreux sont ceux qui tentent de la faire revivre.

Des Féréopontains inquiets réagissent à l’inertie municipale. Faute d’obtenir les moindres réponses à leurs questions, ils ont lancé une pétition pour réaffirmer leurs attentes. C’est le cas notamment de celle initiée avec le retour des inondations que la commune a connu en avril. Depuis les inondations exceptionnelles de 2016, cette question ne connaît aucune avancée significative en termes de prévention.

Les élus d’opposition font valoir leur droit pour obliger la tenue d’un conseil municipal. Il se tiendra le jeudi 4 juin.

Les associations dédiées à la vie citoyenne comme RPA lancent un questionnaire auprès des Féréopontains afin que chacun profite de l’occasion de ce conseil municipal pour obtenir les réponses à ses questions.

Après une suspension bien normale, les candidats aux élections municipales relancent la campagne électorale. Ils pourront communiquer aux Féréopontains toutes les informations nécessaires pour faire leur choix lors du second tour, prévu normalement le 28 juin.

Depuis six ans, la vie démocratique a été bien malmenée. Elle doit reprendre pleinement ses droits petit à petit sous l’impulsion de citoyens actifs et déterminés, refusant le déterminisme qui arrange bien les décideurs locaux.

Cette vie démocratique déconfinée doit impérativement retrouver un fonctionnement optimal avec l’arrivée de l’été !

A relire :

Conseil municipal du 4 juin : posez vos questions

Conseil municipal du 4 juin : posez vos questions

Les élus d’opposition du groupe Transition viennent d’obtenir la tenue d’un conseil municipal début juin afin que soient rendues de façon totalement transparentes les décisions prises par le maire. La loi du 1er avril a renforcé les pouvoirs des exécutifs locaux, autorisant les maires à prendre les mesures nécessaires pendant la crise sanitaire.

Mais une contrepartie est imposée à cette extension de pouvoir pendant la crise : que le maire rende compte régulièrement de ses décisions à tous les élus du conseil municipal dont les mandats ont été prolongés jusqu’aux résultats du deuxième tour des élections municipales.

Alors que la dépense publique de la ville s’accélère, que des marchés sont passés et que de nouveaux permis de construire s’affichent à Saint-Fargeau-Ponthierry, jamais la moindre information n’a été fournie aux élus de l’opposition. C’est pourtant ce qui se pratique dans la plupart des communes et notamment à l’agglomération melunaise.

La loi permet que, lorsque plus de 20% des conseillers municipaux demandent la convocation d’un conseil municipal, celui-ci devient obligatoire. Les sept élus du groupe Transition ont donc fait cette demande. Compte tenu des difficultés du moment, ils ont toutefois laissé au maire un délai d’un mois pour l’organiser, là où la loi obligerait sa mise en place sous six jours.

La campagne électorale est légitimement suspendue. Mais la vie démocratique n’a pas à être interrompue.

La loi doit être respectée. La municipalité doit rendre compte et informer de façon transparente des décisions prises.

Les élus du groupe Transition avaient demandé que la date et l’heure de ce conseil municipal soient décidés en commun avec l’ensemble des élus. Ils demandaient également que l’ordre du jour soit décidé de façon partagée et concertée.

Ces demandes ont été vaines. Après une première date fixée arbitrairement au 2 juin, le conseil municipal se tiendra finalement le jeudi 4 juin à 18h30 en mairie. Seul point positif : comme les élus d’opposition l’ont demandé, une retransmission en direct du conseil aura lieu afin que chacun puisse suivre les débats.

Les Féréopontains auront donc la possibilité d’assister aux débats.

Mais ils ne pourront pas poser de questions en fin de séance.

RPA propose donc à l’ensemble des habitants qui le désirent de faire parvenir les questions qu’ils souhaitent voir poser au maire ou aux élus présents.

Ces questions seront confiées aux élus du groupe Transition qui se feront ce jour-là le relais des demandes de l’ensemble des Féréopontains.

Nous nous engageons à diffuser les réponses obtenues.

Pour nous faire part de vos interrogations, vous pouvez :

Les inondations ne sont pas inéluctables

Lundi, les Féréopontains ont débuté le déconfinement les pieds dans l’eau. En fin de week-end dernier, ils ont été nombreux à avoir à faire face aux inondations. De fortes pluies se sont abattues sur notre commune. L’eau a envahi des sous-sols et des rez-de-chaussée d’habitation dans de nombreuses rues.

Depuis les inondations catastrophiques de 2016, tout le monde réclame que des dispositions soient prises sur la commune. Si les excès de pluviosité ne peuvent être régulés au niveau local, leurs conséquences pourraient être amorties avec une réelle prise en main des décideurs. Mais hélas, aucune réponse depuis 4 ans, ou tellement anodines et absolument pas à la hauteur des besoins.

De telles catastrophes résultent toujours de la convergence de plusieurs phénomènes : de fortes pluies s’abattent alors que les sols étaient gorgés et les nappes phréatiques déjà hautes. Du fait de leur manque d’entretien, les canalisations ont été incapables d’assurer un débit suffisant pour évacuer toute cette eau. Or, ces canalisations d’eaux pluviales doivent être entretenues régulièrement, tout comme les ruisseaux et cours d’eau, débarrassées des embâcles qui les colmatent.

Un millefeuille à orchestrer

Les responsabilités sont diluées au sein de plusieurs structures intercommunales : des syndicats spécialisés, notamment le Syndicat mixte des bassins versants de la rivière École, du ru de la Mare-aux-Évées et de leurs Affluents (SEMEA) pour l’axe Auxonnettes-Moulignon-Jonville, l’agglomération melunaise pour la gestion notamment des canalisations… Il y a également l’obligation de mettre en œuvre et de gérer une multitude d’outils qui se recoupent, comme la récente Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI), le plan local d’urbanisme, le contrat d’assainissement. Face à ce millefeuille, la tendance est de se renvoyer les responsabilités plutôt que d’essayer de les traiter collectivement.

Mais force est de constater que la commune a pâti du manque d’investissement en maintenance de notre municipalité. Le défaut d’entretien des voiries de surface, que chacun a pu constater, est symptomatique d’un même défaut d’entretien des canalisations enterrées          !

Pour autant une telle situation est-elle inexorable ?

C’est bien de la responsabilité du maire de coordonner l’ensemble des acteurs compétents sur le sujet et d’assurer la cohésion nécessaire pour engager les actions retenues, qu’elles soient immédiates ou à plus ou moins long terme.

De plus, chacun voit aujourd’hui que les programmes de construction s’accélèrent. Cela augmente la quantité d’eau de pluie dans les canalisations en aval. L’urbanisation est patente. Et l’absence de création d’espace de rétention des eaux, de rétablissement des couloirs naturels d’évacuation des eaux, est malheureusement tout aussi flagrante.

Nous aurons à l’avenir à faire face de plus en plus souvent à des événements climatiques d’ampleur. Les élus, à tous les échelons, doivent donc s’inscrire dans une démarche cohérente, efficace et respectueuse de l’environnement.

Mais on est loin de tout cela à Saint-Fargeau-Ponthierry. La municipalité, mobilisée essentiellement par l’aboutissement et la multiplicité des programmes de constructions, semble bien noyée par cette question.

Pour une reprise des cours de nos collégiens en toute sécurité

Après les élèves du primaire qui devraient retourner progressivement en classe la semaine du 11 mai, les collégiens pourraient reprendre les cours à partir du 18 mai. Ce seraient d’abord les élèves de 6e et de 3e qui se retrouveraient. Puis, la semaine suivante, les 5e et les 4e les rejoindraient. Ce sont les pistes dévoilées mardi dernier par le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer. Prudent, il a précisé qu’il s’agirait d’une « rentrée très progressive » et que l’on n’aura pas « tous les élèves qui vont arriver et entrer en classe comme si on reprenait les choses normalement ».

A Saint-Fargeau-Ponthierry comme ailleurs, les conditions de reprises doivent être étudiées, discutées avec tous les acteurs du monde éducatif : la direction du collège, le corps enseignant, les parents d’élèves, les agents du collège, la restauration scolaire, les transports scolaires… Tout ceci doit évidemment être fait en concertation avec les services de l’Education nationale et le conseil départemental.

Sur notre commune, la grande interrogation concerne le collège François Villon. Comment gérer la vie scolaire de près de 1 000 élèves, même à mi-effectifs, des enseignants et des personnels techniques et administratifs, tout en respectant la distanciation sociale et les gestes barrières, en tenant compte des élèves les plus pénalisés pendant la durée du confinement ? Comment retrouver des conditions d’enseignements équitables pour tous ?

Cette question doit être traitée en urgence. La direction des services départementaux de l’Education nationale doit être très vigilante sur les réponses apportées par le conseil départemental, qui a la responsabilité du fonctionnement des collèges.

C’est dans cette optique que les élus d’opposition du groupe Transition ont écrit au Conseil départemental de Seine-et-Marne et aux services de l’Education nationale de Seine-et-Marne pour les alerter sur la situation particulièrement critique de notre collège, l’un des plus gros du département. Avec un souci majeur : la protection sanitaire des élèves et des personnels, sachant qu’auparavant 90% des élèves déjeunaient à la cantine et 50% prenaient les transports. Un vrai défi d’organisation !

« Les conditions de concentration des élèves dans des espaces de vie de plus en plus réduits, la largeur des couloirs et des escaliers non dimensionnés pour ce niveau d’effectifs, créent des conditions contraires à toutes les préconisations sanitaires à mettre en œuvre lors du déconfinement », écrivent les élus. « Dans ce contexte, la reprise progressive des activités de l’établissement est problématique. »

Le groupe Transition souhaite connaître les « dispositions spécifiques » envisagées par le département.

A cette situation inédite, des réponses claires et concertées doivent être apportées rapidement, avec une information claire à toutes les familles, pour que la rentrée des collégiens se déroule le mieux possible et en toute confiance.

C’est dans moins d’un mois.

Vous trouverez ci-joint le courrier des élus du groupe Transition.

Préparer le déconfinement des élèves de Saint-Fargeau-Ponthierry

« Le confinement le plus strict doit encore se poursuivre jusqu’au lundi 11 mai ». C’était ce lundi 13 avril. Le président de la République a officialisé la prolongation du confinement pour permettre de continuer à lutter contre la propagation du coronavirus.

Dans le même temps, Emmanuel Macron a annoncé que les crèches, écoles, collèges et lycées rouvriraient « progressivement » à partir du 11 mai. Le ministre de l’Education nationale a déjà assuré que « tout le monde ne rentrera pas au même moment ». Le retour pourrait se faire par « petits groupes. » Cela implique « qu’on n’aura pas les mêmes âges qui rentreront au même moment à l’école ».

Si les modalités de reprise des cours ne sont donc pas encore connues, il est indispensable, localement, d’anticiper les scénarios possibles.

A Saint-Fargeau-Ponthierry, une attention particulière doit être portée sur l’organisation de cette reprise des cours dans les écoles de la commune.

Toutes les parties prenantes doivent être associées : les directrices et directeurs d’écoles, mais également tout le corps enseignant, les parents d’élèves, les Atsem des écoles, les intervenants du périscolaire, la restauration scolaire…

Tout ceci doit évidemment être fait sous l’autorité et en concertation avec les services de l’Education nationale. Mais dans cette situation inédite, la mairie est aussi un acteur majeur de cette réflexion pour réussir, localement, le plan de reprise des cours et harmoniser les impératifs de chacune des parties, impératifs pédagogiques ou logistiques.

Dans les écoles, la vigilance de chacun doit être totale pour que le retour en classe de nos enfants et élèves se fasse dans des conditions sanitaires optimales permettant un cadre pédagogique solide pour tous.

Profitons-en, ici, pour saluer le travail et l’engagement des parents et des enseignants pendant le confinement. Ils prennent activement leur part. pour essayer de limiter les effets inégalitaires de cette rupture pédagogique et de lien social.

Après la crise, réinventons demain

Restons chez nous !

Depuis près d’un mois, c’est le mot d’ordre que nous devons suivre pour tenter d’endiguer la progression du coronavirus.

Depuis près d’un mois, nous essayons de nous adapter à cette situation inédite, en repensant notre mode de vie, nos besoins de consommation, en travaillant autrement, parfois trois fois plus pour ceux qui assurent les soins ou les besoins essentiels à la vie quotidienne de tous, ou pour ceux contraints au chômage partiel, en essayant de s’organiser pour assurer l’essentiel.

Depuis près d’un mois, on redécouvre la pertinence d’avoir un service public fort et performant… l’urgence d’avoir un système de santé de pointe, ayant les moyens de ses ambitions, et reconstruit avec les soignants et les usagers… On lui promet même des lendemains chantants…

Et depuis près d’un mois, des nouvelles solidarités apparaissent… ou plutôt, reprennent du sens…

Repenser l’avenir

Au-delà de la question sanitaire qui reste prioritaire, cette épidémie du coronavirus peut-elle être révélatrice des dérives de notre modèle de société, que ce soit en matière d’alimentation, de consommation, de déplacements, de pollution, d’économie, d’inégalités sociales… ? 

Et quelle transformation primordiale doit-elle engendrer ? 

Ces questions, nous devons nous les poser ici, à Saint-Fargeau-Ponthierry, pour préparer la sortie de cette crise.

Mais dès à présent, le besoin d’écoute, de partage d’expériences, de mise en commun d’idées, d’initiatives, est essentiel. Nous avons besoin de tous pour faire face à la pandémie. C’est par l’union des compétences et des engagements de chacun que nous, citoyens, en sortirons plus forts.

C’est dans cet esprit que les élus d’opposition du groupe Transition ont proposé leurs services pour être démocratiquement associés à la cellule de crise mise en place pour lutter contre la propagation du virus. Cette proposition, le maire l’a purement et simplement refusée.

Une occasion manquée…

Révolution des consciences

Qu’importe. Une fois que la crise sanitaire sera derrière nous, il faudra que l’action collective amène les transformations nécessaires à notre société. Notre ville ne pourra pas s’exonérer d’en tirer les conséquences. Une révolution des pratiques démocratiques et une révolution des consciences doivent avoir lieu, pour faire société autrement et pour vivre la ville différemment, à l’écoute et avec l’implication des habitants.

Des nouvelles solidarités apparaissent partout. Elles doivent reprendre du sens dans les politiques nationales. Saint-Fargeau-Ponthierry ne doit pas passer à côté.

N’hésitez pas à nous faire part de vos réflexions, vos contributions. Elles sont essentielles.

Echangeons, ensemble.

rassembler.avenir.stfp@gmail.com

Une rentrée périlleuse pour nos collégiens

Lundi 2 septembre, plus de 920 collégiens vont reprendre le chemin des cours. Direction : le collège François Villon. Ils savent déjà que leur année va être compliquée. Et ce n’est pas pour que des raisons scolaires. Non. Ce sont surtout les conditions d’accueil qui les inquiètent. Il va falloir se serrer, le collège n’étant pas prévu pour accueillir autant d’élèves. C’est le résultat de la frénésie immobilière que notre commune subit depuis cinq ans et l’absence totale d’anticipation des conséquences de cette arrivée massive de population.

Des locaux sous dimensionnés

Alors on improvise.

Avec des Algéco. Certains collégiens les ont déjà expérimentés l’an dernier. On ne peut pas dire que ce fut avec bonheur. Ces Algéco devaient être provisoires. Au rythme où vont les choses, il est fort probable qu’ils deviennent pérennes.

Avec un nouveau bâtiment modulaire. Les effectifs augmentant d’année en année, il doit être opérationnel en fin d’année. Neuf classes pourront ouvrir. Mais elles sont promises pour la Toussaint. Quid du fonctionnement pédagogique d’ici là ? Les personnels du collège, en difficulté devant ces conditions de travail, vont devoir s’adapter et faire preuve d’imagination, et les collégiens de patience. Une première organisation des cours sera mise en place lundi. Pour devoir être chamboulée en cours de trimestre. Après les vacances de la Toussaint ? Plus tard ? Le flou est total.

Une restauration scolaire devenue inadaptée.

Autre difficulté, la restauration scolaire. Le self du collège n’est absolument pas dimensionné pour assurer les repas aux demi-pensionnaires. A moins de multiplier les services et laisser des enfants déjeuner tardivement. Les collégiens de 6e et de 5e iront donc manger à tour de rôle à la cantine de l’école Marie Curie. Ils seront 80 élèves à faire la navette chaque jour. Près de 500 élèves iront donc manger de l’autre côté de la rue tous les six jours. Un vrai casse-tête pour le personnel et pour les élèves. Sans compter les perturbations générées à l’école Marie Curie. A savoir que les 80 élèves seront accompagnés par deux adultes. Au mois de juin, le maire a suggéré que ce soient des parents qui prennent en charge cet accompagnement ! Absurde !

Et le pire est à venir

Au niveau des effectifs. La rentrée 2020 ne sera guère mieux. Plus de 1000 élèves feront leur rentrée à François Villon. Autant dire que les conditions de vie seront peu propices à la sérénité des adolescents, même si un nouvel espace de restauration provisoire doit voir le jour pour la rentrée 2020, ainsi que des locaux en plus pour la vie scolaire.

Au niveau du choix d’implantation du nouveau collège. Faute d’avoir réfléchi en amont, le choix de l’implanter en face de François Villon est une aberration. L’idée d’avoir une cité de collégiens de 1 600 élèves dans un quartier inadapté à cet accueil n’est le fruit que de l’improvisation. Il faut impérativement revenir sur cette décision et trouver, dans la ville, un lieu mieux adapté pour le nouveau collège.

Quoiqu’il en soit, le nouveau collège n’étant pas près de sortir de terre, la densification des effectifs à venir n’augure rien de bon pour une scolarité apaisée des élèves féréopontains et pringiaciens.

Ce n’est pas la multiplication des programmes immobiliers prévus par la municipalité qui va arranger les choses. Mais c’est vrai que ce n’est pas grave… « Je construis d’abord et je réfléchis ensuite aux infrastructures et équipements publics ». C’est la devise du maire de Saint-Fargeau-Ponthierry, qui est également conseiller départemental, et donc doublement responsable de cette situation qui aurait pu être évitée. Sa fuite en avant, au seul bénéfice de ses amis promoteurs, pèsera longtemps sur le devenir de notre commune. Les conséquences de l’incurie de la majorité municipale devront être gérées par ses successeurs. Il est temps de mettre fin à ce mandat catastrophique.

Le redressement de Saint-Fargeau-Ponthierry est possible. Un autre cap est indispensable.

Collège – Les modulaires en chantier © RPA

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