Nouveau collège : la municipalité lance une grande concertation

La municipalité de Saint-Fargeau-Ponthierry lance une grande concertation sur l’implantation du nouveau collège.

Les élus entendent réfléchir avec l’ensemble de la population sur un sujet majeur pour l’avenir des enfants de la commune.

Voici la première étape de cette concertation, présentée par la municipalité.

Un futur collège viendra s’implanter sur notre commune dans les prochaines années.

La précédente mandature a ciblé un premier emplacement et a avancé sur ce sujet quelques jours avant les dernières élections municipales … sans concerter ce choix avec les Féréopontains.

Il nous parait indispensable de réfléchir cette future implantation avec vous. 

La première étape de cette concertation se résume en une question :

Souhaitez-vous maintenir l’emplacement prédéfini ou préférez-vous que nous proposions ensemble de nouveaux emplacements au département de Seine-et-Marne ?

L’emplacement pressenti par la précédente mandature se trouve en face du collège actuel François Villon. (voir le plan ci-dessous).

Soit à terme deux collèges dans la même rue, potentiellement 1600 collégiens regroupés sur un même secteur. Avec, déjà, sur ce même secteur, un groupe scolaire, la Maison de la Petite Enfance, le Cosec, le Sdis … 

À vous de participer ! Pour faire vivre notre démocratie locale et construire ensemble l’avenir de notre commune.

Pour vous prononcer, répondez ici.

Vous pouvez également répondre via le coupon disponible dans le journal municipal « Vivre Saint-Fargeau-Ponthierry », que vous avez reçu dans votre aux lettres.

Le sondage est ouvert jusqu’au 6 novembre  2020 (inclus)

Pour une reprise des cours de nos collégiens en toute sécurité

Après les élèves du primaire qui devraient retourner progressivement en classe la semaine du 11 mai, les collégiens pourraient reprendre les cours à partir du 18 mai. Ce seraient d’abord les élèves de 6e et de 3e qui se retrouveraient. Puis, la semaine suivante, les 5e et les 4e les rejoindraient. Ce sont les pistes dévoilées mardi dernier par le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer. Prudent, il a précisé qu’il s’agirait d’une « rentrée très progressive » et que l’on n’aura pas « tous les élèves qui vont arriver et entrer en classe comme si on reprenait les choses normalement ».

A Saint-Fargeau-Ponthierry comme ailleurs, les conditions de reprises doivent être étudiées, discutées avec tous les acteurs du monde éducatif : la direction du collège, le corps enseignant, les parents d’élèves, les agents du collège, la restauration scolaire, les transports scolaires… Tout ceci doit évidemment être fait en concertation avec les services de l’Education nationale et le conseil départemental.

Sur notre commune, la grande interrogation concerne le collège François Villon. Comment gérer la vie scolaire de près de 1 000 élèves, même à mi-effectifs, des enseignants et des personnels techniques et administratifs, tout en respectant la distanciation sociale et les gestes barrières, en tenant compte des élèves les plus pénalisés pendant la durée du confinement ? Comment retrouver des conditions d’enseignements équitables pour tous ?

Cette question doit être traitée en urgence. La direction des services départementaux de l’Education nationale doit être très vigilante sur les réponses apportées par le conseil départemental, qui a la responsabilité du fonctionnement des collèges.

C’est dans cette optique que les élus d’opposition du groupe Transition ont écrit au Conseil départemental de Seine-et-Marne et aux services de l’Education nationale de Seine-et-Marne pour les alerter sur la situation particulièrement critique de notre collège, l’un des plus gros du département. Avec un souci majeur : la protection sanitaire des élèves et des personnels, sachant qu’auparavant 90% des élèves déjeunaient à la cantine et 50% prenaient les transports. Un vrai défi d’organisation !

« Les conditions de concentration des élèves dans des espaces de vie de plus en plus réduits, la largeur des couloirs et des escaliers non dimensionnés pour ce niveau d’effectifs, créent des conditions contraires à toutes les préconisations sanitaires à mettre en œuvre lors du déconfinement », écrivent les élus. « Dans ce contexte, la reprise progressive des activités de l’établissement est problématique. »

Le groupe Transition souhaite connaître les « dispositions spécifiques » envisagées par le département.

A cette situation inédite, des réponses claires et concertées doivent être apportées rapidement, avec une information claire à toutes les familles, pour que la rentrée des collégiens se déroule le mieux possible et en toute confiance.

C’est dans moins d’un mois.

Vous trouverez ci-joint le courrier des élus du groupe Transition.

Une rentrée périlleuse pour nos collégiens

Lundi 2 septembre, plus de 920 collégiens vont reprendre le chemin des cours. Direction : le collège François Villon. Ils savent déjà que leur année va être compliquée. Et ce n’est pas pour que des raisons scolaires. Non. Ce sont surtout les conditions d’accueil qui les inquiètent. Il va falloir se serrer, le collège n’étant pas prévu pour accueillir autant d’élèves. C’est le résultat de la frénésie immobilière que notre commune subit depuis cinq ans et l’absence totale d’anticipation des conséquences de cette arrivée massive de population.

Des locaux sous dimensionnés

Alors on improvise.

Avec des Algéco. Certains collégiens les ont déjà expérimentés l’an dernier. On ne peut pas dire que ce fut avec bonheur. Ces Algéco devaient être provisoires. Au rythme où vont les choses, il est fort probable qu’ils deviennent pérennes.

Avec un nouveau bâtiment modulaire. Les effectifs augmentant d’année en année, il doit être opérationnel en fin d’année. Neuf classes pourront ouvrir. Mais elles sont promises pour la Toussaint. Quid du fonctionnement pédagogique d’ici là ? Les personnels du collège, en difficulté devant ces conditions de travail, vont devoir s’adapter et faire preuve d’imagination, et les collégiens de patience. Une première organisation des cours sera mise en place lundi. Pour devoir être chamboulée en cours de trimestre. Après les vacances de la Toussaint ? Plus tard ? Le flou est total.

Une restauration scolaire devenue inadaptée.

Autre difficulté, la restauration scolaire. Le self du collège n’est absolument pas dimensionné pour assurer les repas aux demi-pensionnaires. A moins de multiplier les services et laisser des enfants déjeuner tardivement. Les collégiens de 6e et de 5e iront donc manger à tour de rôle à la cantine de l’école Marie Curie. Ils seront 80 élèves à faire la navette chaque jour. Près de 500 élèves iront donc manger de l’autre côté de la rue tous les six jours. Un vrai casse-tête pour le personnel et pour les élèves. Sans compter les perturbations générées à l’école Marie Curie. A savoir que les 80 élèves seront accompagnés par deux adultes. Au mois de juin, le maire a suggéré que ce soient des parents qui prennent en charge cet accompagnement ! Absurde !

Et le pire est à venir

Au niveau des effectifs. La rentrée 2020 ne sera guère mieux. Plus de 1000 élèves feront leur rentrée à François Villon. Autant dire que les conditions de vie seront peu propices à la sérénité des adolescents, même si un nouvel espace de restauration provisoire doit voir le jour pour la rentrée 2020, ainsi que des locaux en plus pour la vie scolaire.

Au niveau du choix d’implantation du nouveau collège. Faute d’avoir réfléchi en amont, le choix de l’implanter en face de François Villon est une aberration. L’idée d’avoir une cité de collégiens de 1 600 élèves dans un quartier inadapté à cet accueil n’est le fruit que de l’improvisation. Il faut impérativement revenir sur cette décision et trouver, dans la ville, un lieu mieux adapté pour le nouveau collège.

Quoiqu’il en soit, le nouveau collège n’étant pas près de sortir de terre, la densification des effectifs à venir n’augure rien de bon pour une scolarité apaisée des élèves féréopontains et pringiaciens.

Ce n’est pas la multiplication des programmes immobiliers prévus par la municipalité qui va arranger les choses. Mais c’est vrai que ce n’est pas grave… « Je construis d’abord et je réfléchis ensuite aux infrastructures et équipements publics ». C’est la devise du maire de Saint-Fargeau-Ponthierry, qui est également conseiller départemental, et donc doublement responsable de cette situation qui aurait pu être évitée. Sa fuite en avant, au seul bénéfice de ses amis promoteurs, pèsera longtemps sur le devenir de notre commune. Les conséquences de l’incurie de la majorité municipale devront être gérées par ses successeurs. Il est temps de mettre fin à ce mandat catastrophique.

Le redressement de Saint-Fargeau-Ponthierry est possible. Un autre cap est indispensable.

Collège – Les modulaires en chantier © RPA

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Un nouveau collège à Saint-Fargeau-Ponthierry : les familles ont été entendues !

Un nouveau collège va voir le jour à Saint-Fargeau-Ponthierry. Le conseil départemental a finalement pris la seule décision qui s’imposait. Après bien des tergiversations et malgré la frilosité du maire Jérôme Guyard à faire valoir l’intérêt de la commune, les familles ont maintenant l’assurance que leur enfant sera scolarisé sur un collège de proximité.

Cela n’a pas été sans peine. Il aura fallu l’obstination des enseignants, des parents d’élèves et la mobilisation des Féréopontains pour qu’enfin, leur intérêt soit entendu. Qu’ils en soient tous remerciés.

Ce deuxième collège, implanté sur la commune, était également la position défendue par les élus de l’opposition du groupe « Transition ». La motion déposée en conseil municipal, les bulletins d’information, la pétition signée par les Féréopontains, ont participé à cette décision. L’essentiel des effectifs du futur collège venant de Saint-Fargeau-Ponthierry et de Pringy, il n’y avait aucune justification de le positionner hors de notre bassin de vie.

Rien n’était gagné

L’hypothèse que ce nouveau collège soit implanté à Dammarie-les-Lys a longtemps tenu la corde. Elle a même été savamment relayée par le maire, avouant ainsi son incapacité à défendre la commune.

Rappelons que si un nouvel établissement est devenu nécessaire, c’est que les effectifs du collège François Villon n’ont cessé d’augmenter depuis 2015 avec une progression de 4% par an, là où la hausse n’était que de 1% chaque année au cours de la décennie précédente.

Mais pire, dès 2017, l’augmentation a atteint plus 14% en un an. Du jamais vu. C’est la résultante de la sur-urbanisation voulue par le maire et ses colistiers. Depuis quatre ans, le triplement des constructions accordées par l’équipe en place à eu pour conséquence l’arrivée massive des enfants des nouveaux habitants.

On construit et on réfléchit ensuite aux infrastructures

C’est la méthode de la municipalité. D’où la précipitation affichée pour réparer les fruits d’une improvisation. Le collège verra le jour. En attendant, ce sont plus de 1 000 collégiens qui vont s’entasser à François Villon. Il a fallu pour cela construire des bâtiments modulaires dans l’urgence.

Reste un problème majeur : l’implantation du futur établissement. On nous annonce fièrement qu’il sera en face du collège actuel, rue Emile Filée, et que tout est prévu pour « les flux de circulation », avec une « gare routière » pour un « projet de desserte globale ». Beaucoup d’annonces.

Sauf que, comme à l’accoutumée, rien n’est prévu. Le PLU voté il y a neuf mois ne prévoit aucun emplacement pour ce nouveau collège, ni aucune réserve pour les aménagements routiers. Autre écueil du choix de la rue Emile Filée : construire ce nouveau collège face au collège François Villon aura pour conséquence de concentrer plus de 1 500 adolescents dans un même lieu, juste séparé par une rue. C’est un non-sens.

Un projet à améliorer

Il est donc urgent de réfléchir au meilleur site de la commune pour implanter ce nouvel établissement. Fidèles à leur volonté d’être dans une opposition constructive, les élus du groupe Transition demandent qu’une commission se réunisse au plus vite. Rassemblant parents, enseignants, services de l’Education nationale et du département, ainsi que les élus de tous bords de Saint-Fargeau-Ponthierry et Pringy, cette commission devra trouver les meilleures conditions possibles d’enseignement pour les collégiens actuels et ceux à venir.

Quel avenir pour notre commune ?

A moins d’un an des élections municipales, RPA publie un nouveau numéro de son journal pour envisager l’avenir de la commune.

Dans ce RPA Infos, nous posons notre regard cette année sur le dernier budget de la mandature et sur ses orientations.

Nous nous arrêtons également sur le cas spécifique du collège, où les effectifs explosent.

Et nous abordons la question cruciale de la transition sociale, économique, écologique et démocratique qui a fait l’objet d’une conférence au mois de novembre dernier.

Le numéro de juin de RPA infos est paru.

Il sera dans toutes les boîtes aux lettres des Féréopontains ce week-end. Le voici en avant-première.

© RPA
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Faire les bons choix pour les collégiens féréopontains

En six ans, la frénésie immobilière aura fait de nombreux dégâts. Parmi les conséquences désastreuses, la dégradation des conditions de scolarité des collégiens figure en bonne place.

La multiplicité des programmes immobiliers, réalisés ou programmés, aura fait exploser les effectifs du collège François Villon. Si le rythme de l’augmentation du nombre d’élèves est resté mesuré depuis une dizaine d’années, les effets de l’augmentation de la population se font ressentir depuis l’an dernier.

Pendant longtemps, la progression des effectifs du collège était maîtrisée avec une moyenne stable de 1 % par an. Pour exemple, entre les rentrées 2009 et 2017, le collège est passé de 707 à 769 élèves. 62 élèves en huit ans.

Dès la rentrée 2018, 879 élèves étaient inscrits, soit 110 de plus que l’année précédente. Du jamais vu.

Plus d’un millier d’élèves au collège François Villon pendant des années !

Et ce n’est pas terminé. Les prévisions de l’inspection académique font état de 913 élèves en septembre 2019.

Et à l’horizon de septembre 2020, ce sont 1 100 collégiens qui feront leur rentrée à François Villon.

Projetons-nous encore dans le futur. Sur la période 2019-2025, 1 040 logements sont programmés sur Saint-Fargeau-Ponthierry.

© RPA

Autant dire que le millier d’élèves scolarisés sur François Villon restera la norme encore pour quelque temps.

Cette situation démontre l’inconséquence des choix politiques du maire-conseiller départemental en matière d’urbanisme.

On note une absence totale d’anticipation en matière d’équipements publics, et en premier lieu en établissements scolaires. Dans le PLU voté il y a sept mois, le 17 septembre 2018, aucun espace pour l’implantation d’un deuxième collège n’était prévu. Interpellé par les élus de l’opposition sur cet « oubli », la municipalité a balayé d’un revers de main la remarque, comme si les constructions de logements n’étaient que leur seule préoccupation.

Pour l’ensemble de la majorité, concentrer plus de 1000 collégiens dans un espace contraint conçu pour 800 élèves n’a rien d’anormal.

Des rustines et aucune concertation

Sous la pression des enseignants et des parents d’élèves, le conseil départemental s’est engagé à ouvrir « pour la rentrée 2023 », un nouveau collège « sur le secteur ». Ce serait « un collège 800 », qui permettrait de faire redescendre François Villon « autour de 850 élèves », selon nos conseillers départementaux.

Si le nouveau collège est acté, son positionnement ne semble pas l’être. En effet, alors que les effectifs viendraient essentiellement de Saint-Fargeau-Ponthierry et de Pringy, l’hypothèse qu’il puisse être à Dammarie-les-Lys a été relayée par le maire ! Les Féréopontains et Pringiaciens, qui avaient élu domicile sur nos communes, attirés notamment par la présence d’un collège, seront donc ravis de devoir scolariser leurs enfants sur une autre commune. Avec toutes les contraintes de transport qui sont loin d’être résolues. Le maire n’en n’a que faire. Nul doute qu’il n’a pas dû faire preuve de beaucoup de persuasion pour obtenir que le nouvel collège s’implante à Saint-Fargeau-Ponthierry.

© RPA

En attendant ce sont des rustines qui ont été mises en place sur François Villon. Des bâtiments modulaires provisoires ont été installés. D’autres suivront. Mais s’ils offrent des salles de classes supplémentaires, ils ne résolvent en rien la problématique de la vie scolaire. Cantine sous dimensionnée, salles de permanences en moins, circulation des élèves chaotique, équipements informatiques déficitaires, CDI non adapté, …

Autant d’éléments qui, quand ils sont bien pensés, constituent un cadre accueillant pour les collégiens et contribuent à une scolarité apaisée et fructueuse.

Le fonctionnement à plus de 1 000 élèves pour plusieurs années n’augure rien de bien pour l’épanouissement scolaire des collégiens de nos communes. Mais est-ce vraiment le premier intérêt de la municipalité ?

Certainement pas. Les décisions ont été prises sans réelle concertation avec les premiers intéressés.

Faire d’autres choix

De leur côté, les élus de l’opposition ont proposé une motion à l’ensemble du conseil municipal pour exiger que ce collège soit sur l’une des deux communes directement concernées. Le maire-conseiller départemental, soutenu par ce qui reste de sa majorité municipale, a tout simplement refusé de la soumettre au vote !

Plus que jamais, les parents et l’ensemble des habitants de nos communes doivent peser pour l’intérêt de nos enfants soit préservé.

Une pétition, lancée par les élus de l’opposition, demande :

  • Que puisse être enfin étudiée une réponse alternative à cette concentration de 1 000 adolescents au sein des mêmes locaux.
  • Que le futur collège soit impérativement implanté soit à Saint-Fargeau-Ponthierry, soit sur Pringy.

Toutes les familles partageant le même objectif peuvent signer la pétition en ligne

Saint-Fargeau-Ponthierry : faire les bons choix pour nos collégiens

Avec le triplement du rythme des constructions accordées depuis quatre ans, de plus en plus d’enfants doivent être scolarisés à Saint-Fargeau-Ponthierry.

Conséquence, les effectifs du collège François Villon explosent : 769 en 2017, 879 en 2018, 913 en 2019. 1 100 prévus en 2020.

Il est impossible d’accueillir plus de 1 000 élèves dans un collège dont la capacité maximum est de 800. C’est contraire aux bonnes conditions de vie.

Un deuxième collège s’impose.

Contrairement au choix du conseil départemental de l’implanter à Dammarie-les-Lys, il doit se faire à proximité, soit sur notre commune, soit sur Pringy.

En attendant, il faut pouvoir accueillir les collégiens dans de bonnes conditions. Les concentrer sur les locaux du seul collège François Villon n’est pas tenable.

Les signataires de cette pétition demandent donc :

  • Que puisse être enfin étudiée une réponse alternative à cette concentration de 1 000 adolescents au sein des mêmes locaux.
  • Que le futur collège soit impérativement implanté soit à Saint-Fargeau-Ponthierry, soit sur Pringy.

Signer la pétition

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