« NON », au projet de 1 500 logements en bord de Seine

A six mois des élections municipales, le maire accélère les programmes immobiliers

Conscient de son impopularité et de la difficulté à être réélu, il brade, à la hâte, les terrains de la commune.

Depuis le début du mandat, le rythme des constructions s’est déjà multiplié par trois.

Mais depuis trois mois, les autorisations avec signatures de nouveaux permis de construire pleuvent comme jamais, afin de rendre irrémédiables les cessions aux promoteurs.

Après la triste expérience du cœur de ville, où des terrains bradés à 200 euros le m² ont entraîné la démolition de la mairie historique, le maire, avec la complicité de son 1er adjoint et de son adjointe à l’urbanisme, viennent de conclure la cession des terrains des Bords de Seine à 215 euros le m². Soit, comme au centre-ville, près de la moitié de leur valeur réelle et sans aucune mise en concurrence !

C’est un véritable cadeau qui a été fait à quelques promoteurs choisis, là encore, sans aucun appel à concurrence, au détriment des intérêts des Féréopontains.

D’autant que le nouveau PLU, voté il y a onze mois, permet la construction d’immeubles de neuf étages sur ce secteur des Bords de Seine, une hauteur inexistante jusqu’ici sur la commune.

NON

NON, à un nouveau bradage des richesses foncières de la commune.

NON, à une pseudo concertation placée spécialement pendant les vacances d’été.

NON, à l’accélération brutale d’un projet que le maire a laissé dormir pendant cinq ans.

NON, à la défiguration de Ponthierry qui n’arrive plus à absorber les populations arrivant en masse sans les équipements adaptés.

NON, à l’engorgement des routes de la commune, à la saturation du pont et à l’impossibilité pour les Féréopontains de circuler sereinement.

Il faut exiger un moratoire de six mois sur ce projet qui engage la ville pour toujours.

Un maire quel qu’il soit, avec une majorité en pleine décomposition, déjà critiqué pour le rythme d’urbanisation, sans aucun accompagnement des équipements indispensables au maintien du bien vivre à Saint-Fargeau-Ponthierry (cf l’explosion démographique du collège François Villon), ne peut pas, à six mois des élections municipales, fixer définitivement l’avenir d’une commune qu’il devra très bientôt laisser à une nouvelle gouvernance issue des urnes.

Une rentrée municipale qui sent la fin

Agents municipaux en souffrance et service public détérioré

Cette rentrée de septembre 2019 s’annonce, pour les employés municipaux, comme la pire qu’un fonctionnaire territorial ait pu connaitre. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les départs qui s’enchaînent, à six mois des échéances municipales.

De nombreux responsables préfèrent quitter le navire, le voyant sombrer inéluctablement en mars 2020. Le cap fixé par la majorité municipale reste hasardeux. Pas clairement défini, et encore moins partagé, il mène, pour la première fois, à un triste déclin : baisse de la valeur du patrimoine immobilier, records en termes d’insécurité, décalage entre explosion démographique et accompagnement des équipements nécessaires…

Le personnel communal cherche à faire de son mieux. Mais il a du mal à vivre cette situation dont les seuls responsables sont le capitaine et ses adjoints. La communication outrancière, les effets d’annonces, avec notamment des promesses que plus personne ne croit, n’arriveront pas à modifier ce cap de la décadence vers lequel on nous entraine depuis cinq ans.

Beaucoup d’agents de la commune préfèrent ainsi partir. C’est le cas au service des marchés, ou au service de l’urbanisme. Des chefs de services suivent aussi le mouvement, comme par exemple le responsable du numérique, ou celle du cadre de vie. Sans compter les services techniques qui perdent à nouveau leur directrice. Ce service aura connu cinq directeurs en cinq ans. Un par an ! Du jamais vu sur la commune. Une situation inédite en France. Quel triste symbole d’une gestion du personnel hasardeuse, méprisante, et dans laquelle plus personne ne se reconnaît !

Quant au directeur de cabinet du maire, il se cherche une porte de sortie. Il travaille à mi-temps depuis janvier dans une structure extérieure pilotée par le maire. Soit il sent le vent tourner et se cherche un refuge pour le lendemain des élections, soit il cherche une couverture pour mieux accompagner la période électorale alors que cela est interdit. A moins que cela ne soit pour ces deux raisons. Le maire lui a pourtant octroyé de diriger de nombreux services municipaux, au détriment de la direction générale, seule compétente pourtant pour manager une administration communale.

Résultat de ces méthodes de gouvernance et de management : le service public rendu aux habitants ne peut qu’en souffrir et les agents municipaux restent désorientés et abattus.

Ce grand bazar de Saint-Fargeau-Ponthierry n’a certes pas commencé en cette rentrée de septembre 2019.

Mais il est fort à parier qu’il va atteindre son paroxysme dans les mois qui viennent 

© RPA

« Mes 10 promesses de campagne » – épisode 1

Pour RPA, le maire de Saint-Fargeau-Ponthierry revient sur ses promesses de campagne faites aux Féréopontains en 2014.

(Source « Programme de 2014 de Jérôme Guyard »)

« En février 2014, je m’étais engagé auprès de vous sur plusieurs promesses que je comptais bien réaliser. Je me devais donc de vous en présenter le bilan. En voici cinq premières ».

Privilégier les dépenses liées au seul service des féréopontains (page 3 du programme)

« Dans le cadre de la nouvelle mairie installée en entrée de ville, j’ai acheté, avec vos impôts, un bâtiment pour 1,5 million d’euros. Aujourd’hui, il ne sert encore à rien. Car il me faut juste trouver 1 million d’euros pour le réhabiliter. Alors, peut-être qu’un jour il servira à quelque chose. Je vous l’avais promis ! »

Réduire la dette (page 3 du programme)

« La dette n’a jamais été aussi forte que pendant mon mandat. Elle est passée de 17 millions d’euros en 2013, à 22,6 millions d’euros en 2019. Rapporté à l’endettement par habitant, la facture passe de 1 300 euros par habitant en 2013, à 1 533 euros en 2019. Mais je l’ai réduite… par rapport à ce que j’avais imaginé. Elle aurait dû être encore bien plus forte ! Je vous l’avais promis ! »

Réduire la pression fiscale locale tant communale qu’intercommunale (page 3 du programme)

« Sur la base de ce principe vertueux, j’ai fait augmenter par deux fois la fiscalité de Saint-Fargeau-Ponthierry. Et dès mon arrivée à la CAMVS, j’ai voté une augmentation des taux de fiscalité de l’agglomération melunaise, qui ont fait doubler ceux en vigueur à l’intercommunalité de Seine-Ecole. Mais j’ai au moins réduit cette augmentation par rapport à ce que j’avais imaginé. Elle aurait dû être encore bien plus forte ! Je vous l’avais promis ! »

Nous gérerons notre commune en toute transparence (page 3 du programme)

« Dès mon élection, j’ai exclu les élus minoritaires de toutes les commissions, sauf quand la loi obligeait leur présence, comme la commission d’appel d’offre. Mais pour cette commission, je me suis arrangé pour la réunir à des horaires qui empêchent toute présence (en pleine journée), ou en période de vacances. Par exemple, j’ai déplacé celle concernant le chauffage public au 14 Août, en plein milieu d’un des plus grands ponts de l’année. Et celle devant statuer sur le mobilier urbain a été réunie par deux fois cet été, mi-juillet et mi-août. Comme cela je suis tranquille. D’autant que je ne transmets pas les comptes rendus de ces réunions aux élus absents ces jours-là.

Quand l’opposition me demande des documents, je réponds toujours positivement. Mais je ne les transmets jamais, sauf quand les tribunaux m’obligent à le faire.

J’ai enfin supprimé les conseils de quartiers. Ainsi, je n’ai plus de comptes à rendre aux habitants.

La transparence implique de la netteté. Ma position sur ce sujet reste très nette.  Je vous l’avais promis ! »

Poursuivre l’entretien régulier, la réhabilitation des routes et voies de la commune (page 7 du programme)

« C’était ma promesse majeure concernant l’entretien de ce patrimoine très sollicité, sachant que plus on attend, plus cela coûte cher. Pendant tout mon mandat, je n’ai rien fait Mais je vais tout activer dans les derniers mois. Ainsi, cela sera visible quand les électeurs iront voter en mars prochain. Je vous l’avais promis ! »

« Vous n’êtes pas encore convaincus que je tiens mes promesses ? La semaine prochaine, je vous donnerai cinq nouveaux exemples ».

Les 10 records battus par le maire – Episode 2 : « Vous n’avez pas tout vu ! »

Pour RPA, le maire de Saint-Fargeau-Ponthierry continue de dresser la liste des records qu’il a battus en un mandat.

« Je m’étais engagé à être un maire capable de battre de nombreux records. En voici cinq autres. Jugez par vous-même ! »

Record de la chute du patrimoine immobilier des Féréopontains

« Depuis plusieurs décennies, la qualité de vie à Saint-Fargeau-Ponthierry avait pour effet une augmentation régulière de la valeur du patrimoine immobilier. Mais mon arrivée a permis pour la première fois de faire chuter ce patrimoine, comme l’a démontré l’article du Parisien du 23 Mai 2019. C’est la huitième chute la plus importante de toute l’Ile-de-France, avec une perte de 9,5%, et la plus forte baisse de toutes les communes de Seine-et-Marne. Du jamais vu à Saint-Fargeau-Ponthierry ! »

Record de la dette 

« Depuis plusieurs années, le désendettement de la commune était engagé. Mais à la fin de mon mandat, la dette n’a été jamais aussi forte. Elle est passée de 17 millions d’euros en 2013, à 22,6 millions d’euros en 2019. Rapporté à l’endettement par habitant, on bondit de 1 300 euros par habitant en 2013 à 1 533 euros en 2019. Du jamais vu à Saint-Fargeau-Ponthierry ! »

Record de l’insécurité

« Le rapport du dernier Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CISPD) du 12 avril 2018 montre que la commune bat des records sur de nombreux points. Elle est la troisième ville de l’agglomération melunaise qui connait le plus d’insécurité, notamment en ce qui concerne les cambriolages ou les vols de véhicules. Elle est même à la première place pour les vols à main armée. Des podiums décrochés pendant mon mandat ! Du jamais vu à Saint-Fargeau-Ponthierry ! »

Record du plus grand programme de constructions de logements

« Depuis mon arrivée, je construis à tour de bras. Mais avec l’annonce d’un programme de 1 500 logements lors du conseil municipal du 24 juin 2019, je prévois d’augmenter encore la population d’environ 4 000 habitants d’un seul coup. Du jamais vu à Saint-Fargeau-Ponthierry ! »

Record des plus hauts immeubles de la commune

« Le Plan local d’urbanisme, que j’ai fait voter au conseil municipal du 17 septembre 2018, permet la construction d’immeubles de neuf étages, notamment aux bords de Seine. Je commence déjà par programmer du sept étages, pour ensuite mieux faire avaler les neuf étages, histoire de battre record sur record. Du jamais mais jamais vu à Saint- Fargeau-Ponthierry ! »

« Après ce mandat, où j’ai engrangé les records, vous pourrez me faire confiance pour, qu’une fois réélu, j’améliore encore mon score, au détriment des Féréopontains.

Mon seul but, figurer dans le Guinness des Records en continuant à dégrader la commune ».

Les 10 records battus par le maire – Episode 1 : « Je peux faire mieux ! »

Pour RPA, le maire de Saint-Fargeau-Ponthierry fait la liste des records qu’il a battus en un mandat.

« Je m’étais engagé à être un maire capable de battre de nombreux records. Jugez par vous-même sur les cinq premiers ! »

Record des Fake News

« J’ai initié le principe des Fake News (fausses nouvelles). Cela marche tellement bien que j’en ai fait une base de ma gouvernance. Pour exemple, j’ai fait croire dès 2014 que la ville était en faillite et sous tutelle. C’était faux ! J’ai affirmé que l’ancienne municipalité voulait faire une tour de 17 étages en bord de Seine. Pourtant, tous les projets proposés sur ce secteur avaient été rejetés. Je le savais : un nouvel appel d’offre avait été lancé lors du conseil municipal du 13 novembre 2013. Mais tout le monde m’a cru. Du jamais vu à Saint-Fargeau-Ponthierry ! »

Record des plus grands mensonges

« Le mensonge a aussi fait partie de mes outils pour gouverner. Il existait par exemple, depuis des années, un évènement culturel annuel « Une commune – Un art ». Ce rendez-vous rassemblait tous les artistes locaux et des environs. Lors de l’édition 2015, j’ai annoncé publiquement que je garderai ce grand temps de la vie culturelle de la commune, mais que tous les deux ans. A l’édition suivante, je me suis arrangé pour en réduire la voilure. Son maintien ne se justifiant plus, sa disparition définitive a pu être actée. Du jamais vu à Saint-Fargeau-Ponthierry ! »

Record pour garder ma majorité grâce à un élu fictif que personne n’a jamais vu

« Elus en 2014 avec 300 voix d’avance, nous avons pu avoir 26 élus sur 33. Mais avec les nombreuses démissions qui ont émaillé ce mandat, le risque d’élections anticipées nous pendait au nez. Aussi, j’ai nommé un élu qui ne siégerait jamais et que personne ne verrait jamais en mairie. Pour cela, j’ai fait voter en conseil municipal une augmentation de 40% des indemnités des élus, par rapport à l’ancienne municipalité. Du jamais vu à Saint-Fargeau-Ponthierry ! »

Record de départs du personnel municipal

« Jamais il n’y a eu autant de départs, de burn-out, ou de congés de maladie. Ma grande fierté est même d’avoir usé cinq directeurs des services techniques en un seul mandat. Et ce n’est qu’un exemple. Dès cette rentrée 2019, à six mois des élections municipales, nombreux sont ceux qui se sauvent. Du jamais vu, ni à Saint-Fargeau-Ponthierry, ni dans aucune autre commune de France ! »

Record du maire de Saint-Fargeau-Ponthierry le plus condamné

« En 40 ans, aucun maire de Saint-Fargeau-Ponthierry n’a été condamné par les tribunaux. Mais c’était avant moi. Depuis ma prise de fonction, j’ai été condamné plusieurs fois. Parmi les condamnations les plus symboliques on peut citer celle qui m’a été infligée pour avoir refusé de fournir des documents dans le cadre du projet du PLU. Je suis aussi fier d’avoir été condamné pour avoir refusé d’accorder une tribune à l’opposition dans un des journaux, ou pour avoir refusé de donner une salle à une association pour tenir son assemblée générale. Du jamais vu à Saint-Fargeau-Ponthierry ! »

Mais la liste est encore longue. Je détaillerai la semaine prochaine d’autres records dont je ne suis pas peu fier ! Sécurité, urbanisme, dette… Vous jugerez par vous-même !

Les infos de la veille au 11 juin 2019

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Environnement, démocratie, information due aux habitants…

Les nouvelles infos de la veille de RPA sont parues !

Merci pour les relais et partages que vous êtes nombreux à faire.

Et continuez à nous faire remonter les informations de la ville que vous pouvez récolter autour de vous à cette adresse

Quel avenir pour notre commune ?

A moins d’un an des élections municipales, RPA publie un nouveau numéro de son journal pour envisager l’avenir de la commune.

Dans ce RPA Infos, nous posons notre regard cette année sur le dernier budget de la mandature et sur ses orientations.

Nous nous arrêtons également sur le cas spécifique du collège, où les effectifs explosent.

Et nous abordons la question cruciale de la transition sociale, économique, écologique et démocratique qui a fait l’objet d’une conférence au mois de novembre dernier.

Le numéro de juin de RPA infos est paru.

Il sera dans toutes les boîtes aux lettres des Féréopontains ce week-end. Le voici en avant-première.

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Compte administratif 2018 : Une gestion loin d’être vertueuse

Le lundi 25 mars 2019, lors du conseil municipal, les élus de l’opposition ont analysé le compte administratif 2018 de la commune. Il en ressort une gestion qui est loin d’être vertueuse.

Nous vous retranscrivons ici cette analyse.

Une gestion loin d’être vertueuse


Comme je l’ai fait l’an dernier, je remercie les services pour la qualité des documents remis.

Comme je l’ai fait l’an dernier, j’aurai aussi presque pu reprendre mon commentaire de 2018 et le transposer sur 2019, tant les années se suivent et se ressemblent.

Et bien sûr, nous n’aurons pas du tout la même clé de lecture de votre « excellente » gestion.

Comme l’an dernier, vous arrivez à dégager un excédent de fonctionnement de 2 4628 24 euros.

Peut-être est-ce utile de rappeler ici que cet excédent est aussi le fruit des différents résultats reportés depuis le début de la mandature.

Et pour le coup, la bonne gestion prend une autre teinte quand vous avez cumulé dans les différents résultats reportés :

  • 914 434 euros laissés par l’ancienne mandature et surtout, et je le redis, que vous avez bénéficié lors de l’intégration du budget assainissement à la communauté d’agglomération de
  • 918 246 euros sur les excédents communauté de commune Seine-Ecole et de 1 339 913 euros du résultat d’assainissement.

Pour les nouveaux habitants, il faut rappeler que ces derniers montants appartenaient aux usagers de l’assainissement de la ville et qu’ils ont été transférés aux comptes de la ville quand la compétence a basculé à la CAMVS.

Si l’on additionne ces trois chiffres, nous arrivons à un total de 3 172 593 euros, nous en sommes à un déficit de 709 769 euros.

Ce n’est assurément plus la même lecture.

Concernant les chiffres en eux-mêmes, que dire de la section de fonctionnement ?

Que comme l’an dernier, on y retrouve des montagnes de crédits annulés par rapport aux crédits ouverts.

C’est ainsi, 8,91% des crédits annulés sur les dépenses de fonctionnement avec notamment une ligne de 816 127 euros concernant les charges de personnel.

Il est certain que sur le nombre d’emplois budgétaires de fin 2017 de 334 agents, seuls 294 postes sont pourvus fin d’année suivante. De quoi s’interroger sur le service rendu aux habitants et s’inquiéter pour le personnel communal qui doit faire face en étant beaucoup moins nombreux !

A l’inverse, grâce à votre gestion « généreuse », la section recettes a pu bénéficier de 76 126 euros de plus de produits et services (soit ce que vous avez facturé aux Féréopontains par des tarifs toujours en augmentation), et surtout 136 504 euros d’impôts supplémentaires.

Au total, les recettes de fonctionnement sont augmentées de 729 997 euros par rapport à votre budget 2018.

Encore une fois, et comme je l’ai répété à chaque exercice depuis le début de votre mandature, vous aviez l’occasion d’être en phase avec votre promesse de campagne d’alléger la fiscalité, vous avez toujours trouvé une excuse pour amasser un pactole toujours plus important… mais pour rien

En effet, que constater sur la section investissement ?

Que lors du CA 2017, votre politique très volontariste envers les équipements nous avait laissé quelque peu sur notre faim puisque vous ne réalisiez que 53 % de ce qui était prévu, allant même jusqu’à annuler 32% des crédits ouverts.

Vous expliquiez l’an dernier, que les délais faisant, nous allions voir ce que nous allions voir en 2018.

Et bien, nous voyions bien puisque vous avez réussi à passer à 35% de réalisé cette année avec un record qui sera difficile à battre (si ce n’est par vous lors du prochain compte administratif) de 43 % de crédits annulés sur budget 2018.

Soit dit en passant, et j’y reviendrai plus tard, s’agissant pour beaucoup de crédits ouverts en 2017 et 2018, ils n’auraient pas dû être annulés mais inscrits en reste à réaliser !

Enfin, l’endettement de la ville, même si vous l’avez réduit cette année d’un million d’euros, reste à un niveau largement supérieur à celui des communes de la strate à plus de 1 300 euros par habitant. Et vous bénéficiez surtout du fait que la population augmente pour afficher un ratio qui baisse.

Dernier point concernant la fameuse annexe IV pages 143, 145 que vous trouvez toujours normale quand il est précisé que la commune en vertu de l’article L1612-4 du CGCT, doit couvrir certaines dépenses par des recettes propres :

En l’état, elle indique malgré tout que le solde des ressources disponibles moins les dépenses à couvrir présente un déficit de 762 374 euros.

Ce n’est déjà pas brillant. Mais alors que dire si vous n’aviez pas passé des annulations de lignes comme vu un plus précédemment plutôt que de laisser les lignes en reste à réaliser ? Le déficit ne serait alors que de 2,930 millions d’euros.

Je pense qu’il s’agit là des chiffres d’une « bonne gestion vertueuse » !

Vous comprendrez donc que nous ne voterons pas ce compte administratif.

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