Lettre aux habitants des verdennes

Les élus du groupe « TRANSITION »

s’adressent aux habitants du quartier des Verdennes

Lors du conseil municipal du 11 février 2019, une délibération a été voté pour municipaliser les voiries du quartier des Verdennes.

Les élus de l’opposition du groupe Transition se sont abstenus.

Pour expliquer leur positionnement aux habitants des Verdennes, ces élus leur ont adressé un courrier en mettant en perspective l’historique du quartier. Le fond et la forme de la délibération y sont aussi décryptés.

Nous vous partageons ce courrier.

Saint Fargeau Ponthierry, le 25 mars 2019

Madame, Monsieur,

À la suite des questionnements posés par les représentants de votre association lors du conseil municipal du 11 février, notamment sur notre position concernant la municipalisation des voiries du quartier des Verdennes, veuillez trouver ci-dessous quelques explications que nous rendons volontairement publiques.

Il est nécessaire de rappeler que le projet immobilier de ce secteur n’est que le résultat du choix des anciens propriétaires privés. Ils se sont regroupés pour vendre leurs biens à un promoteur qu’ils ont choisi eux-mêmes et qui lui-même a désigné le bailleur social. L’ancienne municipalité n’a jamais été consultée ni sur le choix du promoteur, ni sur celui du bailleur.

Le permis de construire qui a été signé, fait état d’une rétrocession de la voirie à la collectivité. Ce dispositif permet la municipalisation des voiries de lotissements privés renvoyant à une délibération décrivant les conditions dont notamment leur rénovation avant cession. Conditions sine qua none votée à l’unanimité par le conseil municipal d’alors et qui est toujours en vigueur et qui s’applique donc toujours aujourd’hui.

Si le début des livraisons a commencé fin 2013, la réception du chantier, une fois achevé, s’est faite en 2015 après les dernières livraisons. Le procès-verbal réalisé à cette occasion a dû mettre en avant les problèmes émanant strictement du champ privé.

Sur la délibération concernant la municipalisation de la voirie des Verdennes :        

NOUS N’AVONS PAS VOTE « CONTRE »

car la municipalisation est souhaitable pour les habitants qui ont été contraints de faire un travail conséquent et remarquable pour une demande légitime. Il faut donc répondre à votre demande.          

NOUS N’AVONS PAS VOTE « POUR »

D’abord pour des questions de forme :

Accepter la reprise d’une voirie dégradée sans avoir préalablement annulé les conditions actuelles de reprise de voirie c’est en totale contradiction avec la délibération générale en vigueur.

Ensuite pour des questions de fond :

La délibération telle que rédigée, crée véritablement des inégalités de traitement entre les féréopontains. Jusqu’ici ceux qui demandaient la municipalisation de leur voirie finançaient préalablement de leurs propres deniers leur remise en état comme les habitants du lotissement des Florélites, du Fief de Moulignon, de la résidence du Prieuré ou encore du hameau de Villers…

Par ce précédent, c’est un nouveau cadeau fait aux promoteurs ouvrant la porte à tous les abus puisque les promoteurs pourront désormais savoir que s’ils ne vont pas au bout de leurs obligations, la collectivité se substituera à eux !

Une pratique qui se développe dans d’autres communes comme par exemple Ballancourt. Nous et vous contribuables devront payer alors à leur place.

C’est ce principe-là qui a été institué par ce vote. Une première !!!

Si nous partageons l’idée que ce n’est pas aux résidents des Verdennes de payer à la place du promoteur défaillant, nous estimons que ce n’est pas non plus aux contribuables Féréopontains de le faire.

Les 3 actions que la municipalité actuelle aurait dû faire :

  • Accompagner avec son juriste et ses avocats extérieurs, les habitants des Verdennes et leur association pour obtenir gain de cause auprès du promoteur défaillant et ne pas les laisser se débrouiller seuls.
  • Résoudre l’urgence des dysfonctionnements de voirie en signant une convention avec les gestionnaires de la propriété (Association ou conseil syndical).
  • Engager ensuite, comme prévu dans le permis de construire, la municipalisation mais une fois seulement que le promoteur et ses assurances se soient honorés de leurs obligations.

Les 4 actions que la municipalité doit faire en 2019 :

  • Poursuivre les procédures juridiques vis-à-vis du promoteur défaillant
  • Réhabiliter les parties non achevées, sans attendre que le cadre juridique de la municipalisation soit réglé.
  • Garantir l’équité de traitement entre tous les habitants de la commune en évitant un précédent qui coûtera cher demain à tous.
  • Reprendre le dossier d’aménagement de la carrière municipale des Verdennes tel qu’il était prévu, en l’actualisant en concertation avec les habitants du quartier.

La décision de municipalisation en contrepartie de soutien lors des prochaines élections, est un acte surtout électoraliste mais certainement pas un acte à terme de bonne gestion garantissant les intérêts des habitants dont ceux des Verdennes.

Répondre aux attentes des habitants du quartier pouvait parfaitement se faire sans que cela passe par un nouveau cadeau à un promoteur volontairement défaillant !

Les élus du groupe « Transition » restent à votre disposition pour tout complément d’informations souhaité.

Des permanences se tiennent tous les samedis matin de 11h à 12H au fond de la cour de la bibliothèque et de l’école de musique pour rencontrer les habitants.

Lionel Walker, Séverine Félix-Boron, Jeannine Jouanin, Denis Puglièse,

Véronique Giannotti, Philippe Boury, Zine-Eddine Mjati

Explosion des effectifs du collège : les élus du groupe Transition prennent position

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L’explosion des effectifs du collège François Villon de Saint-Fargeau-Ponthierry demande des réponses cohérentes à prendre en urgence, et de l’anticipation raisonnée pour l’avenir.

A la rentrée 2019, les collégiens vont devoir subir à nouveau les effets du triplement du rythme de construction imposé à la commune depuis 2014.

Nous n’avons cessé d’alerter la majorité municipale sur la nécessité d’accompagner cette politique d’urbanisation voulue, par une politique d’investissement susceptible de produire les équipements indispensables et notamment des établissements scolaires.

Nous avons alerté sur les chiffres tronqués fournis l’année dernière à l’Education Nationale dont le seul but était de cacher les effets de cette frénésie immobilière imposée à la ville (3ème ville de Seine-et-Marne par le rythme de progression de la population).

Nous avons, il y a trois mois, dénoncé le nouveau PLU, voté le 17 septembre 2018, qui ne prévoit aucun emplacement pour un nouveau collège apparaissant pourtant comme indispensable depuis au moins un an.

Absence totale d’anticipation ou nouvelle capitulation de la municipalité
devant les exigences de Dammarie-les-Lys qui revendique d’accueillir cet établissement ?

En attendant la construction de ce collège, des générations de collégiens se préparent à vivre, pendant plusieurs années, une scolarité dans des conditions de vie scolaire inadaptées dues au choix de les concentrer dans un même lieu contraint par des espaces limités.

Dès la rentrée 2020, le collège devra accueillir au moins 1 000 élèves.

Certes, des salles de cours seront réalisées d’ici là. Mais les conditions de vie scolaire seront peu propices à la sérénité d’adolescents qui auront bien du mal à accéder à la restauration scolaire dans de bonnes conditions, ou à partager les cours de récréation surchargées.

Aussi, les élus d’opposition du groupe Transition :

  • Demandent que, face au choix de concentrer 1 000 collégiens dans un même établissement prévu initialement pour 600 élèves, puisse être étudiée en urgence l’hypothèse d’une annexe du collège dans les bâtiments municipaux de proximité ouverts par exemple aux enfants de 6ème.
  • Exigent que la construction du nouveau collège se fasse sur la commune de Saint-Fargeau-Ponthierry. C’est notre commune qui est à l’origine de la surpopulation scolaire et il est impensable d’imaginer les enfants de la commune devoir se déplacer tous les jours en cars sur Dammarie les lys, commune déjà pourvue de deux collèges.

Destruction de la mairie : les 13 jours noirs de la commune

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Le 16 novembre 2018, le début de la fin est annoncé.

Les engins sont en place pour détruire tout un pan de l’histoire de la commune, couvrant près d’un siècle de notre histoire.

Une agonie qui va durer 13 jours. 13 longs jours où les Féréopontains qui se déplacent au cœur de ville auront à chacun de leur passage un peu plus le cœur brisé.

Ils étaient nombreux ceux que l’on a rencontrés, immobiles devant la vision de cette mâchoire broyant tout ce qui se présente devant elle, ne sachant pas s’il s’agit de la réalité ou d’une mauvaise fiction.       De nombreux anciens annoncent leur départ de la commune, ayant la vision en direct de ce qu’il advient quand on fait tout pour que les intérêts privés priment sur l’intérêt public.

Depuis 1924, et la décision de Maurice Leroy d’installer à Ponthierry la mairie de la commune de Saint-Fargeau dans un immeuble de la famille Lefranc, 15 maires se sont succédé.

15 maires se sont retrouvés dans ce bâtiment pour façonner, chaque jour durant près d’un siècle, ce qui deviendra ensuite la commune de Saint-Fargeau-Ponthierry.

Près d’un siècle de vie municipale avec tous ses employés qui s’y sont succédé, avec ses habitants qui l’ont animée.

Et le tout est réduit, avec quelques coups de pelles, en gravats

Toute cette mémoire est désormais enfouie à jamais, à l’image de ce patrimoine artisanal que la commune s’était engagée à conserver auprès de la famille Bailly, condition essentielle pour accepter la vente de sa maison à la commune.

  • Oui, après avoir agrandi la mairie une première fois en 1996, nous l’avions de nouveau agrandie en 2000 avec l’achat de l’immeuble de monsieur Bailly.
  • Oui, nous avons fait les travaux pour permettre le lien entre les deux bâtiments.
  • Oui, nous avons aménagé le rez-de-chaussée par de gros travaux avec la création de l’accessibilité et du sas d’entrée.
  • Oui, nous avons installé la climatisation sur tout le deuxième étage.

Comment osez-vous diffuser ma signature collée à une soi-disant volonté de détruire ce que nous avions toujours décidé de renforcer ? Votre grossier montage est honteux avec cette signature collée au dossier de la ZAC multisites que nous avions annulée en janvier 2012, comme vous l’aviez d’ailleurs vous-même rappelé au conseil municipal de décembre 2014.

Quelles que soient les nouvelles orientations que vous avez choisies de prendre, responsabilité qui vous appartient en tant qu’élus majoritaires, rien ne justifiait de démolir ce symbole emblématique de notre commune.

Alors que vous avez attendu le résultat du recours sur les illégalités du permis de construire en première instance, rien ne justifiait de ne pas attendre le résultat du jugement du Conseil d’Etat dont la jurisprudence met à bas l’argument de forme retenu pour rejeter le premier recours.

Pourquoi ne pas attendre que le jugement de fond soit prononcé ? Et si demain il était jugé que ce permis n’était pas légal ?

En parlant de ce chantier de démolition dans le Parisien du 30 novembre, vous nous reprochez notre recours et vous déclarez, pour justifier le démarrage des travaux, je vous cite : « On a perdu 18 mois ».  Mais pourquoi ce « ON a perdu» ? Qui a perdu 18 mois ? Le promoteur BDM ? OUI bien sûr. Le bailleur Trois Moulins Habitat ? Oui !

La commune dont vous êtes censé représenter les intérêts ? NON, bien entendu.

La commune n’a rien perdu ! Les constructions prévues n’étant en rien un projet au service d’un quelconque aménagement profitable à notre commune. De simples bâtiments en plus, encore plus, toujours plus.

Alors pourquoi dites-vous : « ON a perdu » ? Abus de langage ? Ou, après avoir bradé les terrains communaux à 200 euros le mètre carré là où cela en vaut le double, vous n’arrivez plus à cacher les signes d’une collusion inacceptable !

Derrière ce gâchis irrécupérable il y a des noms qui resteront gravés à cette meurtrissure

Le nom de celui qui est à la fois « coupable » et à la fois « responsable » de ce gâchis : votre nom qui restera gravé à jamais comme celui qui appauvrit le patrimoine communal plus qu’il ne l’enrichit.

Les noms de ceux qui sont coupables avec vous : proches complices qui signent les yeux fermés l’acte de décès et dont certains ici présents, pourront prétendre à la plus haute marche du  podium du « plus grand casseur de l’histoire de notre ville », en cumulant les votes pour la destruction du dernier château de la commune (Moulignon) au profit d’un simple lotissement, avec ceux pour la destruction de la maison Madelin qu’avait occupé le général de Gaulle au profit d’un promoteur, et enfin la démolition de la mairie historique au profit d’un de vos amis, comme vous l’avez vous-même dénommé.

Les noms enfin des « responsables » sans être vraiment coupables : tous ces autres élus qui retrouvent leur nom associé à ce massacre, sans toujours maitriser les enjeux d’un dossier que vous avez géré en catimini, à l’image de cette signature de l’acte de décès sans qu’aucun élu ne soit convié à venir. Mais, par leur vote, ils se sont retrouvés à accompagner l’irrémédiable quand d’autres élus ont eu le courage de démissionner, refusant d’assumer l’inassumable.

Tous, soit par complicité plus ou moins active, soit par passivité, tous ont contribué à différents niveaux à ce qu’à jamais Saint-Fargeau-Ponthierry soit outragé, que Saint-Fargeau-Ponthierry soit brisé, que Saint-Fargeau-Ponthierry soit martyrisé !

Vous serez tous comptables de vos actes, voire de vos non-actes, devant l’histoire de cette belle commune dont nous avons la fierté d’avoir toujours contribué à l’embellir.

Quelques exemples parmi les plus visibles : la restauration des Communs de Mouligon voués à être démolis, la restauration de l’église de Saint-Fargeau, celle des lavoirs de Tilly, d’Auxonnette, de Jonville, celle du Centre Leroy, l’acquisition et le réaménagement de la base de loisirs, la création des vignes de Saint-Fargeau.

Nous ne sommes pas certains que vous puissiez ressentir la même satisfaction, la même fierté en passant devant l’ex 69 avenue de Fontainebleau, que celle que nous ressentons quand nous passons devant tous les lieux cités que nous avons fait vivre ou revivre année après année.

Nous avons confiance en l’histoire qui saura distinguer les bâtisseurs de notre patrimoine, ceux qui ont embelli à jamais notre commune de ceux des casseurs qui ne savent que la défigurer, à jamais.

Nous souhaitons dédier cette déclaration à Jeannine Lefranc, partie avant de devoir assister au pire et constater les effets de vos décisions : une immense cicatrice qu’aucun pansement n’arrivera à refermer !

Secrets d’histoire : du bradage du patrimoine communal à la chute finale

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La préservation du bâtiment historique de la mairie a été une constante de la municipalité en place jusqu’en 2014 qui envisageait des extensions devenues nécessaires.Mais les élections municipales de 2014 ont enclenché le début du bradage de la commune.

 

Mars 2014, une nouvelle municipalité prend le pouvoir. A son bord, de nouveaux élus mais aussi des anciens conseillers municipaux, comme celui qui est désigné maire, élu depuis 12 ans. A ses côtés, un premier adjoint déjà élu avant 1995. A l’époque, il avait décidé la destruction du château de Moulignon, dernier château de la commune, ainsi que de la célèbre maison Madelin où a dormi le Général De Gaulle. A leurs places, déjà, des programmes immobiliers (Fief de Moulignon et Les Bastides).

 

C’est le patron du BTP de Seine-et-Marne qui est élu maire. Parmi ses colistiers, celui qui ne tardera pas à lui succéder à la tête de cette fédération.

Lors de la campagne électorale, la nouvelle équipe n’a jamais évoqué le déplacement de la mairie en entrée de ville et la destruction du bâtiment historique. Qu’importe : les deux sont subitement décidés.

© RPA

Les dessous de ce tournant pour la ville

 

Dès l’installation du nouveau maire en 2014, un promoteur lui propose d’acheter ces terrains de centre-ville de grande valeur pour y implanter de l’immobilier. Afin d’éviter une mise en concurrence, un échange est organisé permettant ainsi au promoteur d’acheter les terrains du site mairie 200 euros le m², soit deux fois moins cher que le prix du marché (400 euros le m²). Les terrains de la mairie seront ainsi échangés avec des bâtiments industriels inoccupés en entrée de ville.

A ce jour, l’un des trois bâtiments achetés est toujours en friche. Plus d’un million d’euros sont nécessaires pour le rendre utilisable.

Le privé a mis la main sur le centre-ville laissant les promoteurs immobiliers rentabiliser au maximum cette proie trop facilement obtenue. Le cœur de ville se prépare à un arrêt cardiaque.

 

Vers la chute finale

 

Les services publics (services administratifs, CCAS, police municipale) quittent alors le centre-ville pour laisser place à une logique d’optimisation des intérêts privés et non pas à une logique d’aménagement dans l’intérêt des Féréopontains. Malgré les manifestations et les pétitions, et sans même attendre le résultat du recours déposé en Conseil d’Etat pointant de nombreuses illégalités de ce dossier, la démolition est programmée.

 

Un dernier éloge funèbre a regroupé des habitants venus spontanément déposer leurs bougies devant l’agonie d’une partie de leur histoire. Un siècle de la ville part alors en gravats, effaçant tout un lieu de vie et de mémoire, enfouissant par la même occasion les outils de monsieur Bailly sans aucun respect des engagements pris auprès de sa famille.

 

Les gravats s’amoncèlent en 2018, rejoignant ceux de 1988 du château de Moulignon.

Le 28 novembre 2018, au 65 avenue de Fontainebleau, toute la mairie est transformée en tas de gravats.

Avec la disparition à jamais de ce qui lui servait de cœur, le centre-ville commence son déclin…

Octobre 1987 – démolition du château de Moulignon © RPA

L’histoire ne se répète jamais ?

 

Ici, cette maxime est contredite. Les intérêts de l’immobilier, priorisés par la municipalité, l’emportent une nouvelle fois sur les intérêts publics. A Saint-Fargeau-Ponthierry, l’histoire se répète bien, avec une partie des mêmes acteurs qu’il y a 30 ans.

La question que chacun se pose est : pour combien de fois encore ?

 

30 ans après, l’histoire et l’identité de la commune sont effacées de nouveau par une pelleteuse… et ce, pour toujours.

© RPA

Secrets d’histoire à Saint-Fargeau-Ponthierry : histoire d’une mairie

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Nous sommes au début du XXème siècle. L’industrie, en plein développement, vient s’installer sur la partie vide de la commune de Saint-Fargeau, dans le hameau de Ponthierry.

 

Avec la disparition de la vigne, Saint-Fargeau perd sa principale activité économique. Maurice Leroy vient alors y implanter la première entreprise industrielle de papiers peints de France. Ponthierry se développe avec l’entreprise Leroy comme moteur. Dans une culture d’un patronat paternaliste, Maurice Leroy crée des logements pour ses ouvriers et ses cadres, installe des bains-douches ainsi qu’un dispensaire. Il finance aussi la plupart des activités de la commune (fanfare, club de football…)

 

Devenu maire, Maurice Leroy décide en 1926 de ramener la mairie, alors installée à Tilly, à Ponthierry. Pour cela, il achète à la famille Lefranc une maison placée dans l’axe de son entreprise, reliée à elle par ce qui deviendra l’avenue Beaufils.

Le cœur de la nouvelle ville est né. En 1961 le nom de Ponthierry est rajouté à celui de Saint-Fargeau pour devenir la commune de Saint-Fargeau-Ponthierry.

 

15 maires vont se succéder dans ce bâtiment. Avec leurs équipes municipales et leurs services ils vont façonner cette ville en veillant à lui garder son identité mi rurale, mi urbaine.

En 1995 la nouvelle municipalité, menée par Lionel Walker, décide immédiatement d’agrandir ce bâtiment.

Elle rachète en deux fois, en 1996 puis en 2000, la maison attenante au bâtiment initial : la maison dite « Bailly », du nom d’un artisan forgeron bien connu de la commune.

Une délibération, votée à l’unanimité en décembre 1999, engage la commune à protéger tous les outils de forgeron de l’atelier, inventoriés à cette occasion.

 

Parallèlement au renforcement des équipements du centre-ville qui reprend de la dynamique, la mairie devient le moteur du centre-ville.

En 1996, des travaux confortant cet équipement sont engagés avec la jonction du bâtiment initial et de la nouvelle acquisition.

Puis en 2008 et 2009, l’aménagement du rez-de-chaussée, intégrant les nouvelles normes d’accessibilité, est réalisé, avec notamment une transformation profonde de l’accueil, suivi, en 2010, de la climatisation de tout le 2ème étage.

 

La préservation du bâtiment historique est affirmée. Des extensions, devenues nécessaires, sont alors envisagées.

 

Mais 2014 arrive, et avec, le début du bradage de la commune…

A suivre…

Démolition de la mairie : l’âme de la ville disparaît

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L’image de la destruction de la mairie est marquante, choquante pour les habitants.

C’est la fin d’une époque, la mise à bas d’un patrimoine cher à tous les Féréopontains.

Un symbole de ce qui faisait l’âme et l’histoire de la ville disparaît. Services de proximité, convivialité, contacts humains, vivre ensemble, autant d’idées qui s’évaporent dans les gravats.

 

Depuis des semaines, les Féréopontains disent leur tristesse, leur émotion et leur colère devant la démolition du bâtiment emblématique de la ville. C’était aussi le cas mercredi soir lors d’un rassemblement citoyen symbolique.

« Dur à voir », « honteux », « lamentable », « choquant », peut-on entendre dans les rues de la commune.

« Inadmissible », « Notre mairie part en morceaux… comme la commune toute entière », peut-on lire dans les écrits des habitants.

 

Pour beaucoup, c’est un pan de leur histoire qui se retrouve en poussière.

 

« Ce n’est pas seulement le bâtiment qui va tomber, ce sont nos racines ».

« Pour moi dont la première vision de Saint-Fargeau-Ponthierry fut la mairie quand mon père nous fit débarquer ici en 1972 », raconte ce quinquagénaire. « Ces images sont un vrai choc. C’est à cause ou grâce à ce bâtiment que nous sommes Féréopontains depuis 46 ans. Mais là, les mots me manquent ».

« Qu’est devenu le Ponthierry de ma jeunesse », s’interroge cette autre Féréopontaine. « La volonté du maire est d’effacer tout notre passé. C’est désolant ».

 

Beaucoup de nos concitoyens s’interrogent déjà sur le devenir de ce lieu, sur ce qui poussera sur ces gravats.

« Quelle froideur aura ce quartier sans âme ? Quelle tristesse ! »

« Je ne vois pas en quoi le bâtiment de l’ancienne mairie gênait là où il se trouvait. Au contraire, les immeubles auraient été cachés derrière. Cela aurait été plus joli. Elle aurait pu être réhabilitée. »

Les futurs immeubles vont « gâcher le charme de Ponthierry ».

« Nous avons une petite maison dans la rue derrière », dit ce couple de retraités. « On est dévasté car ce projet n’apparaissait pas au PLU de 2014. »

Nombreux sont ceux qui disent leur « effroi », leur « stupeur », leur « désolation ».

« La ville qu’on aimait va devenir un centre urbain déshumanisé. »

 

Quant au patrimoine, des interrogations émergent. « Qu’est devenu le matériel artisanal » stocké dans les bâtiments annexes de l’ancienne mairie, qui étaient la maison Bailly, du nom de l’ancien forgeron de la commune ? « Ce matériel devait être préservé. Les promesses faites à la famille Bailly ont-elles été respectées ? »

© RPA

Jeudi soir, comme un dernier sursaut, le fronton du bâtiment principal, que le maire a promis de conserver, faisait encore de la résistance. Fracturé en plusieurs points, sa préservation semblait compromise.

 

Un fronton se fissure, la ville se morcèle, la municipalité avec.

Des permis… interdits !

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L’annulation de permis de construire est désormais une spécialité municipale. L’élue à l’urbanisme commence par accorder des permis, abusivement, avant de les annuler à la suite d’illégalités dénoncées par les Féréopontains.

 

C’est la deuxième fois que le maire et son adjointe chargée de l’urbanisme se voient obligés de se déjuger devant la détermination des habitants à ne pas laisser faire n’importe quoi.

 

La première fois, c’est à Tilly où un immeuble avait reçu l’autorisation de s’implanter dans des conditions peu orthodoxes. Devant les absurdités de ce permis, les riverains, soutenus par l’Association de défense de l’environnement de Tilly (ADET), ont fait pression. Ils ont demandé un recours gracieux et menacé le maire et son adjointe d’un procès. Cela a suffi pour que les élus reculent, et pour qu’ils reviennent sur le permis octroyé.

 

La deuxième fois, c’est à Saint-Fargeau qu’un permis a été accordé pour construire un collectif au fond d’un chemin inaccessible, face à l’école maternelle et au beau milieu de pavillons. Surpris, des riverains se sont mobilisés immédiatement. Ils sont même venus interpeller le maire et son adjointe en plein conseil municipal.

 

Ce permis a été octroyé avec un passage en force. La loi permettait pourtant une suspension du dossier en raison de la procédure de révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) en cours.

Devant le scandale annoncé sur Saint-Fargeau et la crainte d’un nouveau revers au tribunal, les Féréopontains riverains du projet viennent d’obtenir l’annulation du permis de construire par ces mêmes élus qui, pourtant, l’avaient autorisé peu de temps auparavant.

 

« On maîtrise l’urbanisme », ne cessent de scander le maire et son équipe !

 

Vraiment ?
  • Triplement du rythme de construction depuis 2014
  • Bradage des terrains communaux à moitié prix
  • Destruction du patrimoine communal (ancienne mairie)
  • Permis de construire délivrés, pour devenir illégaux dès que les riverains menacent d’ester en justice

 

Les élus de la majorité municipale ne maîtrisent en fait plus grand-chose, ni l’urbanisme, ni leur errements de gestion des dossiers.

 

Quant à l’intérêt des Féréopontains, il leur a complètement échappé !

Mairie : la destruction en cours, malgré le recours au tribunal

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Les travaux de démolition de la mairie emblématique de la commune ont démarré. Pourtant, un recours en Conseil d’Etat est engagé pour faire annuler le permis de démolir de l’ancienne mairie.

Un recours n’étant pas suspensif, le maire a décidé de passer en force sans attendre le résultat du jugement, dont il doit visiblement douter qu’il soit en sa faveur !

 

Une fois démolie, le projet immobilier sera inévitable quel que soit, au final, le jugement prononcé sur les illégalités dénoncées par des habitants et par les élus du groupe « Transition ».

 

Pourtant, le recours en première instance avait fait reculer les travaux de démolition. La bulle de vente des futurs appartements, installée en toute précipitation, avait été retirée, tout aussi précipitamment. Les ventes étaient suspendues et le début des travaux reculé.

 

Le tribunal de Melun s’est prononcé en juillet. Il n’a pas jugé le contenu des illégalités dénoncées estimant simplement que les requérants, n’habitant pas en proximité immédiate du chantier, n’étaient pas légitimes à intervenir. Ils ne seraient pas directement concernés.

Pourtant, une jurisprudence du Conseil d’Etat démonte cet argument. D’où l’appel en Conseil d’Etat déposé le 10 septembre.

 

Les prochaines échéances électorales arrivant, le risque de ne pas arriver à réaliser l’une des plus juteuses opérations immobilières du département est devenu grand. D’où ce coup d’accélérateur du maire.

De bons coûts à prévoir, mais de bien mauvais coups pour la commune !

 

Mauvais coup pour les Féréopontains, qui voient une partie de leur histoire se transformer en gravats !

Mauvais coup pour le cœur de ville, qui voit s’envoler le service public de proximité !

Mauvais coup pour la commune, qui voit se renforcer la sururbanisation de Ponthierry sans que, ni les équipements scolaires, ni les équipements sportifs, ni les solutions de stationnement, ni la question de la circulation, ne soient adaptés ou réfléchis en amont.

 

Et s’il y a un seul bon coût, c’est celui que les promoteurs ont obtenu du maire et de son équipe, complices d’une part, en ayant véritablement bradé le patrimoine communal et d’autre part, de l’avoir fait à moitié prix de sa valeur réelle. Pas un mauvais coup pour tout le monde !

 

Seule, une mobilisation d’un maximum de personnes peut sanctionner cette décision.

Une pétition demandant la suspension des travaux, le temps que le tribunal se prononce, est en cours.

A relayer autant que nécessaire car le maire et les élus municipaux doivent rendre compte de leurs actes.

Ils ont encore la possibilité d’éviter le pire et l’irrémédiable !

 

Signer la pétition en ligne

ou

Télécharger la pétition

 

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