Un budget 2019 électoraliste qui cache de piètres réalités

Dernier budget de la mandature

Le lundi 25 mars 2019 s’est tenu le conseil municipal consacré au budget 2019. C’est le dernier budget présenté par l’actuelle majorité.

Les élus de l’opposition du groupe Transition se sont opposés à ce budget qui cache de bien tristes réalités et oublie complétement de préparer l’avenir de la commune et des Féréopontains.

Nous vous proposons de découvrir ici la déclaration de groupe des élus de l’opposition faite à l’issue des débats.

© RPA

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Un budget 2019 électoraliste

Pourquoi électoraliste ?

Electoraliste, parce qu’il n’est fait que de promesses dont on sait que vous ne faites pas le tiers de ce que vous annoncez. Il suffit de voir, quand on compare les budgets prévisionnels et les comptes administratifs comme l’a démontré Denis Puglièse, les taux de réalisation qui ne font même pas un tiers de ce que vous annoncez à chaque fois.

Electoraliste, parce qu’il distille des micros actions pour satisfaire des attentes privées. Il n’y a pas d’investissement majeur à votre initiative, à l’image de ce qui s’est passé durant tout ce mandat. En regardant précisément les investissements, il n’y a que du saupoudrage à visée uniquement électoraliste.

Electoraliste, parce qu’il cherche à vous attribuer des excédents qui ne sont que le résultat de la somme des excédents récupérés des excédents de l’ancienne mandature.

En réalité, vous n’avez cessé de ponctionner le contribuable, pour constituer des excédents dont vous ne faites rien de conséquent pour notre ville. Il paie l’impôt pour faire des excédents !

Alors soit vous investissez pour accompagner le triplement du rythme de construction que vous avez décidé, soit nous vous demandons de rendre l’argent à ceux que vous avez ponctionnés pour rien.

OUI, rendez l’argent

Rendez l’argent aux contribuables ponctionnés deux fois pour alimenter l’annonce d’un excédent, alors que tant de besoins existent. Vous avez priorisé une hausse de 40% des indemnités des élus que vous avez refusé de verser en proportion des présences en conseil municipal.

Rendez l’argent aux commerçants du marché à qui vous continuez de réclamer la redevance supplémentaire pour financer des animations, animations que vous avez supprimées.

Rendez l’argent aux usagers de l’assainissement. Lors du transfert de la compétence de la CAMVS, vous avez gardé la redevance là où les surplus de notre gestion (1,2 millions d’euros) étaient faits pour investir et non pas pour faire de l’affichage. Leur redevance aurait dû baisser dès 2016.

Rendez l’argent aux usagers de l’électricité pour laquelle la taxe communale (environ 280 000 euros) était faite pour lancer une politique d’enfouissement des lignes électriques. Pas une seule ligne enfouie en six ans ! Voir, vous laissez passer en aérien la fibre là où les fourreaux avaient été financés et installés en anticipation. Quel gâchis !

La Réalité : vous êtes le « monsieur Impôt » de cette décennie

Vous êtes le seul élu qui ait réussi à augmenter les impôts où que vous soyez élu, ponctionnant toujours un peu plus le pouvoir d’achat de chacun.

N’avez-vous pas, en tant qu’élu communal, provoqué la baisse du pouvoir d’achat des Féréopontains par deux fois, alors que depuis 12 ans les taux n’avaient pas bougé, comme vous l’avez reconnu lors de la présentation de la dernière année de notre gestion, du compte administratif 2013 que vous avez-vous-même présenté en conseil municipal dès votre arrivée ?         

Et pourtant, à peine  installé en 2014, vous prenez des mesures provoquant l’abaissement du pouvoir d’achat : lors du passage de l’abattement fiscal de 20% à 15% ponctionnant surtout les familles ; puis en 2016, avec le passage à l’agglomération melunaise où lors de l’ajustement des taux vous vous en mettez un peu plus dans votre cagnotte au détriment du niveau de vie de chacun.

A l’agglomération melunaise, à peine arrivé en 2016, vous décidez et votez une augmentation d’impôts ramenant plus de deux millions de recettes issus de la poche des contribuables, dont les contribuables Féréopontains.

Sans oublier que, dès votre arrivée au département de Seine et Marne, vous décidez et votez une augmentation des taux de fiscalité pour les Seine-et-Marnais, dont les contribuables féréopontains.

Vous êtes l’un des grands responsables de cette grogne au ponctionnement du pouvoir d’achat, sans aucun retour de services telle que cela s’exprime dans l’opinion publique… Cette grogne qui pousse les gens sur les ronds-points.

Vous êtes à l’origine de quatre augmentations d’impôts en trois ans : je dois vous informer que, vous sachant toujours très soucieux de votre image, j’ai pris l’initiative de vous proposer pour rentrer dans le Livre des Records à la rubrique « Fiscalité » ou bien « contribuables lésés ». 

Vous avez présenté votre budget en disant qu’il était rare de voir une commune baisser les taux d’imposition. Je vous confirme qu’il n’est pas rare de les voir baisser la veille des élections après les avoir augmentés tout un mandat. Il est plus rare, il est vrai, de voir un maire s’engager pour huit ans, c’est-à-dire à s’engager pour l’équipe municipale qui suivra. 

Et si vous avez privé  la population de son pouvoir d’achat c’est pour faire quoi ? Pour quel retour de services ? 

Car la réalité, à y regarder de plus près, c’est : 

L’Accroissement des déficits : Exemple, le Centre de santé. Entre le budget 2013 et le budget 2019 : doublement de la subvention d’équilibre !

L’Accroissement de la dette passant de 17 millions d’euros en 2013 à 22,6 millions d’euros en 2019, avec un emprunt supplémentaire de 3,5 millions d’euros lorsque vous ne prévoyez rembourser que 1,7 million d’euros.

L’Accroissement de l’endettement par habitant passant de 1 300 euros à 1 533 euros, alors que la population augmente. Soit 50% de plus que la moyenne nationale de la strate qui est d’à peine 1 000 euros.

Mais le pire est sans doute ce qui va venir

Car votre gestion, faite que d’illusion et d’effet de communication, ne renferme en réalité que des bombes à retardement.

Quelques exemples concrets pour illustrer mes propos :

Les châteaux d’eau en perdition, bien qu’ayant gagné le procès que nous avions engagé suite à des malfaçons. Depuis rien n’a été fait. Ce sera pour les autres…

Les routes : vous décidez d’engager 5,5 millions d’euros pour cinq ans mais pourtant aucune expression dans les budgets, ni dans celui de 2018 ni dans celui de 2019. Malgré nos 50 kilomètres de routes à entretenir qui nécessitaient entre 800 000 et 1 million d’euros d’investissement dans les budgets d’avant votre arrivée. Durant les six ans de votre mandat, aucune route ne sera refaite ou simplement entretenue. Sachant que plus on attend, plus la route se dégrade, plus la réhabilitation coûte chère. Mais ce sera pour les autres….

Les bâtiments communaux, non entretenus, provoquant des désordres importants qui coûteront cher à vos successeurs.

Les friches des bords de Seine, dont vous avez bloqué le projet d’aménagement qui devait nous être proposé en juin 2014. Un attentisme qui nous coûte cher, soit environ 200 000 euros chaque année où il ne se passe rien. Cinq ans de perdu que l’on devra payer pour rien.…

Enfin, quel gâchis d’avoir acheté ce bâtiment d’à côté, payé environ 1,2 million d’euros et ce pour ne rien en faire ! Avec un million d’euros de frais à engager pour pouvoir l’utiliser, quand on manque tant de locaux sur la commune ! Cadeau pour ceux qui suivront et qui auront la charge de payer sa réhabilitation.…

Tout cela n’est qu’une batterie de « bombes à retardement » programmées à exploser dès les échéances électorales de 2020 passées.

Il faudrait encore parler du coût de vos décisions qui nous privent de précieuses recettes.

Perte de recettes irrattrapables, comme ce patrimoine foncier bradé à BDM qui nous prive d’une rentrée financière de 4,5 millions d’euros si vous aviez vendu au prix normal du marché et pas bradé à moitié prix.

Ou encore la dissolution de notre communauté de communes Seine-Ecole que vous avez voulu éclater un an avant que la loi ne vous y oblige. Une année trop tôt qui nous prive pour toujours de la compensation de la totalité des recettes fiscales d’entreprises issues de Toysrus, soit près de 500 000 euros par an !

Mais on peut aussi parler de la perte définitive des recettes issues du dernier tiers de la ZAC de la Mare aux loups, que vous avez volontairement stoppée pour la céder à vos amis de BDM. Un retard qui prive la commune de recettes fiscales évaluées à plus de 400 000 euros par an.

Soit au total plus d’un million d’euros par an que vos choix ont fait perdre à la commune. Soit six millions d’euros sur un mandat !

Si l’on rajoute le scandale de la cession des terrains du centre-ville à BDM, ce sont 10 millions d’euros sur le temps de votre mandat dont on se prive.

Largement de quoi faire un vrai gymnase et de réaliser tout ce que vous n’avez pas fait ou que vous auriez dû faire mais qu’il faudra bien faire un jour.

Mais vous préférez pour cela aller chercher dans la poche de nos concitoyens et chacun, derrière vos annonces, verra bien si par rapport à 2014 leurs impôts locaux ont augmenté ou baissé. Finalement, ils constateront que là seulement où cela baisse c’est quand, à l’image du coût des ordures ménagères, cela échappe à votre gestion.

Mais là où votre budget inquiète le plus, c’est dans la préparation de l’avenir

Mais où en est-on des grands enjeux de la société et de vos obligations ? Où sont les financements ? Où sont les investissements ? Rien dans ce budget, qui certes est à l’image de ceux d’avant…     

Quatre exemples :

La santé, quand on sait que juste à nos portes, Moissy Cramayel a réussi à installer une permanence de soins la nuit et le weekend, et que Pringy  va accueillir trois nouveaux praticiens. Des dépenses chez nous pour aucun service supplémentaire !

L’enfance, avec les plans mercredi qui devaient se substituer aux NAP du fait du passage à la semaine à quatre jours, avec pourtant des financements à l’appui émanant de l’Etat. Rien sur ce budget pour nos enfants.

L’OpenData. N’étiez-vous pas obligé depuis octobre 2018 de la mettre en place ? A moins que la transparence des données et des informations ne vous fasse peur. Rien sur ce budget

La transition écologique enfin, sujet majeur, où vous avez l’obligation de réduire les gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020. Rien sur ce budget 

Outre le Livre des Records, vous aurez toute votre chance pour rentrer dans les livres d’histoire locale. On retiendra que votre mandat aura été le plus désastreux de l’histoire de la commune. L’état des châteaux d’eau qui prédominent, la ville où l’état du cœur de ville transformé en tas de gravats ne sont que les tristes expressions du délabrement global et général de la commune.

Je ne comprenais pas pourquoi vous avez financé l’installation de pierres tombales à l’entrée de la mairie. Maintenant j’ai compris. Vous vouliez installer le meilleur symbole de ce qu’aura été votre mandat : la fin d’une commune en vie, la fin de sa dynamique.

On attendait que ce budget rattrape un peu cette gestion calamiteuse. S’il tente de répondre à quelques demandes surtout privées, il n’est fait que de promesses qui, on le sait, ne seront jamais tenues à l’image de toutes celles que vous avez faites depuis 2013. Nous saurons y revenir et les rappeler le moment utile.

Ce budget est donc incapable d’assurer les besoins du présent, pas plus que de préparer l’avenir pour des contribuables toujours autant sollicités mais aussi toujours autant frustrés de rien avoir en contrepartie.

Vous comprendrez alors pourquoi nous voterons CONTRE votre budget, d’abord conçu à des fins électoralistes. Un budget fait d’abord pour vos intérêts électoraux, mais surtout pas pour ceux des Féréopontains.

Budget 2019 : Aucune vision pour les Féréopontains

Le lundi 25 mars 2019, les élus de l’opposition ont décrypté le budget prévisionnel 2019 de Saint-Fargeau-Ponthierry.

Il est marqué par un manque cruel de vision d’avenir pour les Féréopontains.

Voici leur analyse.


Aucune vision pour les Féréopontains

Quelques commentaires sur ce budget qui va illustrer de belle manière ce que nous avions indiqué depuis deux ans, à savoir que pour cette dernière présentation, il y a lieu d’ouvrir la boite à cadeaux et d’essayer de montrer tout ce qui va être fait, juste avant les élections.

Sachant que du rêve, les deux budgets précédents en ont fourni notamment à ceux qui vous ont cru avec votre politique volontariste en matière de sport (Cf rob et budget 2017 et Rob et budget 2018).

En matière de fonctionnement, comment juger un budget qui précise en dépenses qu’elles devraient baisser le 1,4% par rapport au budget 2018, quand dans le même temps, suite au compte administratif que vous avez voté, l’accroissement serait de 8,27% que l’on peut détailler entre :

  • Le poste 011 qui évolue de 9,77%, notamment sous le coup de l’externalisation massive que vous prônez.
  • Le poste 012, charges de personnel qui évolue lui de 5, 38% : ce qui paraît totalement contrecarrer votre choix politique puisque, non seulement vous externalisez de plus en plus de travaux sans qu’aucun Féréopontain ne voit vraiment une amélioration pour lui  propreté extérieure, propreté des équipements, embellissement de la ville) mais en plus vous arrivez à faire augmenter les charges de personnel (dont nous avons vu tout à l’heure que vous aviez annulé plus de 800 000 euros de budget en 2018).

Par ailleurs, nous devons certainement avoir des soucis de chiffrage sur ce poste 012 puisqu’il est indiqué dans le rapport de présentation page 19,

  • Chapitre 012 compte administratif 2017, 10 467 894 euros quand le CA que vous avez voté est de 10 689 190 euros,
  • Compte administratif 2018, 10 689 191 euros quand vous venez de voter pour valider 10 133 191 euros.

C’est à n’y rien comprendre si ce n’est vous permettre d’affirmer fièrement que les charges de personnel diminuent de 2,48 % d’un budget à l’autre.

Au budget oui, dans le virtuel, dans le réel (le compte administratif) c’est archi faux, comme les chiffres de ce tableau !

Autre point important à rappeler

Votre subvention d’équilibre au Centre municipal de santé positionnée au budget 2019 à 148 000 euros, certes en diminution de 20 000 euros par rapport au budget 2018, demeure encore quasiment trois fois plus élevée que celle versée en 2014. Et pour quels services de plus ?

Je ne m’attarderai pas à reprendre tous les points de la partie dépenses de fonctionnement sur lesquels nous aurons largement de quoi travailler lors de cette dernière année.

Par contre, sur la partie recette, évidemment que nous nous inscrirons en faux sur votre affirmation de baisser la pression fiscale.

De votre programme de campagne, il ne reste rien quant à une quelconque baisse. Vous avez eu de multiples possibilités de baisser les taux, mais vous n’en avez rien fait jusqu’à ce budget.

Vous diminuez la pression de 1,5% sur la seule chose qui vous reste possible de modifier, la taxe sur le foncier bâti.

En parallèle, dommage pour vous, toutes les bases augmentent de 2,2% amenant une nouvelle augmentation des impôts cette année.

Et si vous n’êtes pas responsable de la hausse des bases, vous aviez la possibilité au moins d’alléger d’un niveau équivalent votre taux : ce que vous ne faites pas, comme à l’accoutumée depuis 5 ans.

Après, le dernier point que nous aborderons, c’est celui de la section investissement.

Ici vous vous êtes surpassés.

Mon commentaire de l’an passé était de qu’il était impossible de croire une seule seconde à votre chiffrage, et votre compte administratif m’a donné raison, mais là…

Vous affichez 7 537 107 euros en dépenses, soit 46% de plus que l’an dernier mais surtout, 155% de plus que votre compte administratif !

Il y en a pour tout le monde, une vraie liste à la Prévert :

  • Les sportifs avec les projets de Cosec, de terrain synthétique, de rénovation de la halle…
  • Les habitants avec la rénovation du marché, la rénovation des trottoirs…. beaucoup de trottoirs mais bizarrement pas de chaussée alors qu’une simple ballade en ville permet de voir ce que cinq ans de non investissement produit…
  • Quelques travaux dans les écoles (170 000 euros sur 7 537 107, c’est quand même 2% !), mais surtout presque autant pour permettre l’aménagement du bâtiment mis à disposition des professionnels de santé (150 000), mais beaucoup moins que l’aménagement du cimetière de Saint-Fargeau (273 000)…

Dans tous les cas, je pense sans me tromper pourvoir donner rendez vous dans un an pour constater, au rythme où vous aller, que vous aurez réalisé 20% de tout cela !

Bref, cela n’appellera pas de commentaire supplémentaire en dehors de votre second cheval de bataille électoral 2014…

Le désendettement de la ville : avec un emprunt de 3 520 418 euros d’inscrit, nous repasserons à plus de 21 millions d’euros de dettes soit une charge par habitant à près de 1 500 euros (quand la moyenne nationale de la strate est de 900 euros).

Ce sera certainement un record dont vous pourrez vous féliciter tout au long de cette année, mais qui en plus du reste, nous fait voter contre votre dernier budget.

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Compte administratif 2018 : Une gestion loin d’être vertueuse

Le lundi 25 mars 2019, lors du conseil municipal, les élus de l’opposition ont analysé le compte administratif 2018 de la commune. Il en ressort une gestion qui est loin d’être vertueuse.

Nous vous retranscrivons ici cette analyse.

Une gestion loin d’être vertueuse


Comme je l’ai fait l’an dernier, je remercie les services pour la qualité des documents remis.

Comme je l’ai fait l’an dernier, j’aurai aussi presque pu reprendre mon commentaire de 2018 et le transposer sur 2019, tant les années se suivent et se ressemblent.

Et bien sûr, nous n’aurons pas du tout la même clé de lecture de votre « excellente » gestion.

Comme l’an dernier, vous arrivez à dégager un excédent de fonctionnement de 2 4628 24 euros.

Peut-être est-ce utile de rappeler ici que cet excédent est aussi le fruit des différents résultats reportés depuis le début de la mandature.

Et pour le coup, la bonne gestion prend une autre teinte quand vous avez cumulé dans les différents résultats reportés :

  • 914 434 euros laissés par l’ancienne mandature et surtout, et je le redis, que vous avez bénéficié lors de l’intégration du budget assainissement à la communauté d’agglomération de
  • 918 246 euros sur les excédents communauté de commune Seine-Ecole et de 1 339 913 euros du résultat d’assainissement.

Pour les nouveaux habitants, il faut rappeler que ces derniers montants appartenaient aux usagers de l’assainissement de la ville et qu’ils ont été transférés aux comptes de la ville quand la compétence a basculé à la CAMVS.

Si l’on additionne ces trois chiffres, nous arrivons à un total de 3 172 593 euros, nous en sommes à un déficit de 709 769 euros.

Ce n’est assurément plus la même lecture.

Concernant les chiffres en eux-mêmes, que dire de la section de fonctionnement ?

Que comme l’an dernier, on y retrouve des montagnes de crédits annulés par rapport aux crédits ouverts.

C’est ainsi, 8,91% des crédits annulés sur les dépenses de fonctionnement avec notamment une ligne de 816 127 euros concernant les charges de personnel.

Il est certain que sur le nombre d’emplois budgétaires de fin 2017 de 334 agents, seuls 294 postes sont pourvus fin d’année suivante. De quoi s’interroger sur le service rendu aux habitants et s’inquiéter pour le personnel communal qui doit faire face en étant beaucoup moins nombreux !

A l’inverse, grâce à votre gestion « généreuse », la section recettes a pu bénéficier de 76 126 euros de plus de produits et services (soit ce que vous avez facturé aux Féréopontains par des tarifs toujours en augmentation), et surtout 136 504 euros d’impôts supplémentaires.

Au total, les recettes de fonctionnement sont augmentées de 729 997 euros par rapport à votre budget 2018.

Encore une fois, et comme je l’ai répété à chaque exercice depuis le début de votre mandature, vous aviez l’occasion d’être en phase avec votre promesse de campagne d’alléger la fiscalité, vous avez toujours trouvé une excuse pour amasser un pactole toujours plus important… mais pour rien

En effet, que constater sur la section investissement ?

Que lors du CA 2017, votre politique très volontariste envers les équipements nous avait laissé quelque peu sur notre faim puisque vous ne réalisiez que 53 % de ce qui était prévu, allant même jusqu’à annuler 32% des crédits ouverts.

Vous expliquiez l’an dernier, que les délais faisant, nous allions voir ce que nous allions voir en 2018.

Et bien, nous voyions bien puisque vous avez réussi à passer à 35% de réalisé cette année avec un record qui sera difficile à battre (si ce n’est par vous lors du prochain compte administratif) de 43 % de crédits annulés sur budget 2018.

Soit dit en passant, et j’y reviendrai plus tard, s’agissant pour beaucoup de crédits ouverts en 2017 et 2018, ils n’auraient pas dû être annulés mais inscrits en reste à réaliser !

Enfin, l’endettement de la ville, même si vous l’avez réduit cette année d’un million d’euros, reste à un niveau largement supérieur à celui des communes de la strate à plus de 1 300 euros par habitant. Et vous bénéficiez surtout du fait que la population augmente pour afficher un ratio qui baisse.

Dernier point concernant la fameuse annexe IV pages 143, 145 que vous trouvez toujours normale quand il est précisé que la commune en vertu de l’article L1612-4 du CGCT, doit couvrir certaines dépenses par des recettes propres :

En l’état, elle indique malgré tout que le solde des ressources disponibles moins les dépenses à couvrir présente un déficit de 762 374 euros.

Ce n’est déjà pas brillant. Mais alors que dire si vous n’aviez pas passé des annulations de lignes comme vu un plus précédemment plutôt que de laisser les lignes en reste à réaliser ? Le déficit ne serait alors que de 2,930 millions d’euros.

Je pense qu’il s’agit là des chiffres d’une « bonne gestion vertueuse » !

Vous comprendrez donc que nous ne voterons pas ce compte administratif.

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Des excédents en trompe l’œil et un endettement galopant

Nous l’avons dit ici, la baisse d’impôts promise par la municipalité de Saint-Fargeau-Ponthierry n’en est pas une. Le maire Jérôme Guyard, avec l’aval de l’ensemble de ses colistiers, a même réussi à augmenter la facture fiscale de plus de 10% depuis cinq ans à travers tous ses mandats électoraux.

Mais l’autre point mis en avant lors du dernier conseil municipal fait tout autant pschitt ! L’équipe municipale s’est autofélicitée d’excédents budgétaires qui en réalité ne sont pas les siens.

La majorité élue en 2014 a hérité, de l’ancienne équipe municipale, d’un excédent de l’exercice 2013 de 914 434 euros. A ce montant, il faut ajouter l’excédent qui était porté par l’ex communauté de communes Seine-Ecole, pour 918 246 euros. Sans oublier le solde du budget assainissement, repris sur le budget de la ville, qui représente 1 339 913 euros. On est loin des prétendus déficits annoncés en 2014.

Tout cela paraît technique mais permet de constater, notamment, qu’au total ce sont 3 172 593 euros d’héritage qui ont été laissés. Or, il ne reste à ce jour que 2 462 824 euros. Si la gestion de l’ancienne municipalité n’avait pas laissé ces excédents budgétaires, la situation serait en déséquilibre de 709 769 euros.

Mais qu’a donc fait de cet argent l’équipe en place ?

Le service public a été très sérieusement démantelé et les investissements restent très en-dessous des promesses faites et des vrais besoins de la commune. Malgré de grandes communications, à peine 35% des investissement annoncés à grand coup de communication ont abouti. Il en sera de même en 2019, même si la promesse a été faite, une fois de plus, de réaliser en une année tout ce qui aurait dû être fait en cinq ans, mais qui ne l’a pas été.

Pour réaliser ces investissements, c’est l’endettement de la ville qui explose.

Il passera de 17 millions d’euros en 2013, à 21 millions d’euros prévu pour 2019. Ce qui portera l’accroissement de la dette par habitant de 1 300 euros en 2013, à près de 1 500 euros en 2019, alors que la population ne cesse d’augmenter. On arrivera ainsi à 50% de plus d’endettement par habitant que la moyenne nationale pour des communes de même niveau de population que la nôtre.

La future municipalité qui gérera la commune en 2020 devra redresser ces finances et retrouver une gestion équilibrée au seul bénéfice des Féréopontains.

La future équipe devra aussi dégoupiller plusieurs bombes à retardement, bien cachées par la propagande de la majorité.

Nous lèverons un coin du tapis qui les masquent la semaine prochaine.

Baisse des impôts : la promesse de 2014 n’est pas tenue

Le conseil municipal du 25 mars 2019, consacré au budget, a été celui du lancement de la campagne électorale de l’équipe municipale en place.

A moins d’un an des élections, le maire et son équipe ont tenté de faire croire que les impôts locaux allaient baisser. Mais une lecture attentive du budget présenté et des actes de la majorité depuis cinq ans prouve le contraire.

Le maire de Saint-Fargeau-Ponthierry est le seul élu où, partout où il siège, a augmenté les impôts dès son arrivée. Sur les trois collectivités où il est en responsabilité, il a décidé, par quatre fois, de ponctionner un peu plus les contribuables.

  • Sur la commune, les taux avaient été maintenus inchangés pendant 12 ans jusqu’en 2014. Mais dès son arrivée, le maire, en abaissant de 20% à 15% les abattements servant de base au calcul des impôts locaux, a, de fait, voté une augmentation des taxes locales.
  • En 2016, il remet ça. Les taux cumulés avec l’intercommunalité Melun-Val-de-Seine augmentent.
  • Dans la foulée, à peine installé comme vice-président de la CAMVS, Jérôme Guyard enclenche une hausse immédiate des impôts locaux.
  • Toujours en 2016, nouvellement élu comme conseiller départemental, il vote une augmentation des taux départementaux.

Jamais un élu n’avait réussi l’exploit de voter des augmentations systématiques des impôts. Grâce au maire de Saint-Fargeau-Ponthierry, le pouvoir d’achat des Féréopontains a été ponctionné quatre fois de suite. Un exploit ! Mais à quelles fins ? Surement pas au profit des services publics et de la qualité de vie.

Une baisse en trompe l’œil

A quelques mois des élections, monsieur « impôts » fait croire qu’il les baisse pour 2019. Et il ose même s’engager à le faire sur 8 ans, espérant ainsi rester confortablement installé dans son fauteuil. Une promesse à seule visée électoraliste qui ne tient pourtant pas une seconde.

La baisse qu’il claironne partout n’aura pas d’effet. La diminution de 1,5% des taxes locales ne couvrent pas la hausse de 2,2% des bases de calcul de l’impôt imposées par l’Etat. Si la gestion de l’équipe municipale avait été aussi bonne qu’annoncée, elle aurait permis de compenser cette hausse.

Les familles directement touchées

Ce sont pourtant les familles qui prennent de plein fouet ces augmentations successives qui s’ajoutent aux diverses hausses des tarifs des services publics. En 2019, leurs impôts augmenteront encore

Il n’y a que la taxe sur les ordures ménagères qui baisse. Mais elle n’est en rien le fruit de la volonté de la municipalité, comme nous l’avons dit ici la semaine dernière.

C’est le SMITOM, le syndicat qui gère la collecte et le traitement des ordures ménagères, qui a réussi à faire diminuer le coût de la tonne traitée, grâce une gestion saine.

Bizarrement, c’est le seul secteur où le maire de Saint-Fargeau-Ponthierry n’est pas gestionnaire. Y aurait-il une relation de causes à effet ?

A lire ou relire :

Baisse de la taxe sur les ordures ménagères : le maire n’y est pour rien

Le maire de Saint-Fargeau-Ponthierry et ses colistiers sont très fiers d’annoncer qu’ils ont baissé la taxe sur les ordures ménagères. Si cette baisse est réelle, elle n’est en rien le fruit de la volonté de la municipalité.

Il faut savoir que la collecte et le traitement des ordures ménagères dépend du Syndicat Mixte Intercommunal de Traitement des Ordures Ménagères, le SMITOM. Ce syndicat regroupe 67 communes, dont les 18 de la Communauté d’agglomération Melun-Val-de-Seine (CAMVS).

Depuis 15 ans, le SMITOM a permis, grâce à une saine gestion des finances et des investissements, d’avoir des cotisations inchangées.

En 2018, ces cotisations ont baissé, passant de 28 à 25 € la tonne par habitant.

En 2019, les cotisations annuelles vont connaître une nouvelle baisse. Elles vont passer de 25 à 22 € la tonne. Sur deux ans, la diminution est de 21.15 % par habitant, et ce malgré une hausse du coût de l’incinération relative à diverses taxes sur les activités polluantes.

La CAMVS, qui a délégué la gestion du ramassage et du traitement des déchets au SMITOM, ne fait, en fait, que répercuter la baisse des taux qui sont adoptés par tous les adhérents du SMITOM.

Cette baisse de taxe n’est donc nullement le fruit de la gestion de la municipalité.

Le maire et la majorité municipale tentent de faire croire le contraire pour récolter les fruits de la bonne gestion des autres.

Non, monsieur le maire, ce n’est pas grâce à vous que ces impôts diminuent. La communication ne fait pas tout. La réalité des faits est là.

Déclaration de revenus : attention au démarchage

 

En 2014, au début du mandat, la municipalité avait créé une association de soutien, « Ma ville a du cœur », dirigée à l’époque par des conjoints d’élus. Mais très vite, le cœur a été touché par une crise profonde issue de symptômes nommés « déception » ou « démission ». Résultat : un arrêt cardiaque fulgurant à peine née.

Sentant le vent tourner, à moins d’un an du démarrage officiel de la campagne électorale, des conjoints d’élus sont missionnés pour créer une nouvelle association, moins dans l’affectif, mais surtout se rapprochant de la culture du BTP. « Philaplon » surgit des entrailles de la municipalité.

A peine née, l’association passe convention avec le maire pour aider les séniors à remplir leur déclaration de revenus. C’est pourtant l’administration fiscale, soumise au devoir de confidentialité, qui est l’interlocuteur pour cette aide, comme le souligne le ministère de l’Action et des Comptes publics.

Le danger de la démarche de cette nouvelle association serait de pouvoir repérer les situations financières des administrés sous couvert d’aide à la déclaration de revenus.

 

Dans quels buts ?

 

Profitant de la déclaration de revenus à faire en ligne, les bons petits soldats, messieurs Flamain et Beaugrand, se proposent de la faire pour vous.

Ils pourront ainsi tenter de vous masquer l’augmentation des taxes locales depuis 2014.

Cette augmentation est le fruit :

  • Du vote de la municipalité de plusieurs hausses.
  • Du vote du maire, vice-président de l’Agglomération melunaise, et de ses adjoints, d’une augmentation d’impôts en 2016.
  • Du vote du maire, conseiller départemental, d’une augmentation de la fiscalité départementale.

Dans ses triples responsabilités, le maire a, à chaque fois, cherché à prélever un peu plus dans votre portefeuille.

En 2019, parions que ces messieurs vous expliqueront comment, grâce à leur gestion, ils baisseront les impôts. Ce sera à chacun de comparer alors objectivement, la réalité des ponctions fiscales supplémentaires entre 2014 et 2019.

Ils pourront également tenter de vous faire croire que si les taxes sur l’assainissement et sur les ordures ménagères baissent, c’est grâce à eux. La réalité est que ces domaines sont, désormais, de la responsabilité de l’agglomération melunaise. Le président de la CAMVS a voulu harmoniser les taux entre les 20 communes pour que toutes puissent avoir les mêmes.

Enfin, ils pourront surtout, au nom des élus de la commune, avoir accès à vos revenus et à vos déclarations qui deviendront alors du domaine public.

Rappelons-nous de cette triste séance du conseil municipal où les noms des personnes débitrices auprès de la mairie ont été mises en pâture publique, et ce malgré les protestations des élus d’opposition.

 

Protection des données personnelles

 

Si vous avez besoin d’aide pour votre déclaration fiscale annuelle, RPA vous conseille fortement de passer par de vrais professionnels soumis au secret professionnel : Trésor public, service social, maison des services publics.

Mais surtout ne prenez pas conseil auprès d’élus ou de leur famille, qui ne se soumettent à aucune règle de confidentialité.

 

Dans une période où l’alerte est donnée au plus haut niveau sur la protection des données personnelles, il est totalement anormal que des élus ou leur famille, quels qu’ils soient, avec des intentions purement électoralistes, tentent de se substituer aux services de professionnels du service public, compétents et désintéressés.

 

Ne tenant plus qu’à un Phil, la municipalité ne sait plus quoi inventer. L’opération Philaplon est une initiative cousue de Phil blanc !

Aussi ne vous mettez surtout pas un Phil à la patte.

 

Et n’oubliez jamais que le plomb est particulièrement toxique et reste, d’après les scientifiques, un très dangereux poison !

 

Un avant-dernier budget loin des besoins essentiels

 

L’avant-dernier budget de la mandature se prépare avec des orientations déjà présentées en conseil municipal. Si toutes les données ne seront totalement connues que lors du vote du budget le lundi 19 mars, des lignes majeures sont déjà perceptibles.

Nous savons déjà que l’équilibre du budget ne peut se faire que grâce à la récupération des taxes foncières payées pour la première fois par l’entreprise Toys’R’Us, implantation contre laquelle Jérôme Guyard et son équipe s’était fortement opposés lors de la précédente mandature.

Aujourd’hui, une fois au pouvoir, ils sont bien contents de récupérer une partie des recettes, tout en ayant laissé filer à l’agglomération melunaise l’essentiel de celles qui touchent la fiscalité générale des entreprises. Ils sont bien contents également d’intégrer, dans le budget général, un million d’euros correspondant aux soldes des budgets d’assainissement de la commune et de la communauté de communes Seine-Ecole avant sa dissolution.

Des recettes dues à l’ancienne municipalité

 

Ce sont au total 1,5 million d’euros de recettes, venant directement de l’ex gouvernance, qui permettent de cacher le peu de résultats d’une année de gestion 2017 catastrophique. Une année où les dépenses de fonctionnement flambent, notamment du fait des charges liées à l’installation de la nouvelle mairie dans un bâtiment industriel inadapté. Sans parler des indemnités d’élus délivrées indument, du coût de l’utilisation des salles communales à des fins privées ou encore plus grave, des conséquences du bradage des richesses patrimoniales de la commune.

 

Pour tout savoir sur la situation d’une commune en pleine déroute, deux rendez-vous :

  • le prochain conseil municipal, lundi 19 mars à 18h30
  • la réunion publique organisée quatre jours plus tard par les élus d’opposition,
le vendredi le 23 mars à 20 heures, salle Ginette Rivière
(salle à côté du terrain de boules derrière le marché)

 

Les élus d’opposition du groupe « Transition » et l’association RPA

vous attendent nombreux

pour sauver notre commune et ce qui peut encore l’être !

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