Les meilleures Fake News de 2014

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Suite du feuilleton d’été de RPA sur la chasse aux Fake News !

Ces fausses informations, sont le cœur de la communication de l’actuelle municipalité de Saint-Fargeau-Ponthierry.

« LE VOL DE DOSSIERS »

Au lendemain de son élection, Jérôme Guyard accuse : l’ancien maire serait parti en volant des dossiers de la commune et des ordinateurs. (Le Parisien du 4 avril 2014, La République du 9 juin 2014)

L’enquête de police a prouvé que tous les ordinateurs décrits dans l’inventaire étaient en place. Aucun matériel ni aucun dossier municipal n’avait disparu. Une fois l’accusation mensongère lancée, la nouvelle municipalité ne s’est plus plainte du moindre dossier ou matériel manquant. Elle se plaît même à critiquer les dossiers « réapparus » de l’ancienne municipalité !

 

« LES ABATTEMENTS FISCAUX DE 20% EN PLACE POUR LES FAMILLES ETAIENT ILLEGAUX »

CM du 29 septembre 2014

Voté en 1980, ce niveau d’abattement de la fiscalité locale était tout à fait légal (Code général des impôts).

En revanche, la décision de la nouvelle municipalité de passer de 20% d’abattement à 15% (décision du CM du 29/09/2014) est bien un choix qui a provoqué une hausse immédiate de la fiscalité des ménages dès 2015 et ce contrairement aux engagements pris pendant la campagne électorale.

 

« L’ANCIENNE MUNICIPALITE AVAIT PREVU D’INSTALLER
UNE BOULANGERIE INDUSTRIELLE EN ENTREE DE VILLE »

Journal municipal de septembre 2014

L’ancienne municipalité a toujours refusé l’installation de grandes surfaces, déjà omniprésentes aux environs. Elle avait fait le choix de défendre les commerces de centre-ville et de développer ceux des hameaux (épiceries à Moulignon et Jonville). D’où l’aide à l’installation d’une boulangerie artisanale au cœur du hameau de Moulignon par un enfant de la ville.

Ce jeune a dû renoncer à son projet après l’accord donné, par la nouvelle équipe municipale, à l’installation d’une boulangerie industrielle à l’emplacement qui était destiné initialement à une enseigne de surgelés.

(Plus de détail sur notre site « Boulangerie industrielle : rétablir la vérité » )

 

« UNE TOUR DE 17 ETAGES ETAIT PREVUE AUX BORDS DE SEINE »

Journal municipal de juin 2014 et septembre 2014

En 2012, afin de réhabiliter les friches des bords de Seine, un appel à projet à des architectes urbanistes a débouché sur cinq propositions. Un des candidats a effectivement présenté un projet intégrant une tour. Mais les cinq projets présentés, ne correspondant pas à la vision de la municipalité de l’époque, ont tous été rejetés. Cette remise à plat a entraîné en 2013 une convention avec le groupement de promoteurs CDU qui devait rendre un projet pour juin 2014 (délibération du CM du 13 décembre 2013). Cette convention a été annulée par la nouvelle municipalité… une annulation qui coûte très cher à la collectivité.

 

La semaine prochaine, le troisième épisode :

les meilleures Fake News de 2015 !

 

A lire aussi :

La chasse aux Fake News !

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RPA lance son feuilleton de l’été… La chasse aux Fake News !

Ces fausses informations sont devenues un vrai problème de société. Le législateur s’en est enfin emparé car il en a mesuré le danger. Elles mettent en péril le bon fonctionnement démocratique de notre société. La loi, encore en débat, ciblera les périodes électorales. Mais depuis longtemps, certains en ont fait leur principale méthode de gouvernance une fois installés au pouvoir.

L’actuelle municipalité de Saint-Fargeau-Ponthierry a su manier la désinformation lors de la campagne municipale de 2014. Elle en a mesuré le résultat et en a fait son axe principal de communication.

Cet été, RPA vous décrypte les plus édifiantes Fake News féréopontaines et vous donne les éléments de preuve. Une manière de souligner le mensonge érigé en mode de gouvernance.

 

Episode 1 : les Fake News de l’équipe Guyard de 2013 à 2014

 

« L’ANCIEN MAIRE S’EST FAIT PAYER SES TRAVAUX CHEZ LUI PAR DES PROMOTEURS »

Campagne municipale de 2014

Une fois le prêt de sa résidence principale remboursé, l’ancien maire en place en 2014 a repris un prêt personnel de 12 ans pour financer un agrandissement avec permis de construire accordé après avis des bâtiments de France. (Prêt Crédit Agricole sur 12 ans contracté en 2010).

 

« SAINT-FARGEAU-PONTHIERRY ETAIT EN FAILLITE FINANCIERE »

Campagne municipale de 2014

La municipalité en place de 1995 à 2014 a terminé l’année 2013 avec un excédent de près d’1 million d’euros (voir compte administratif voté au CM du 28 avril 2014 par la nouvelle municipalité). La nouvelle majorité a été bien contente de trouver cet excédent !

 

« LES IMPÔTS ONT EXPLOSE LORS DE LA DERNIERE MANDATURE »

Campagne municipale de 2014

Depuis 2001, et pendant 12 ans, les taxes locales, les seuls impôts maîtrisés par la commune, n’ont pas augmenté. 12 ans de stabilité ! (Voir déclaration par la nouvelle adjointe aux finances lors du CM du 28 avril 2014)

 

La semaine prochaine, le deuxième épisode :

les Fake News de 2014

La destruction de la commune continue

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Chacun l’aura constaté avec stupeur : la destruction des bâtiments historiques de la mairie de Saint-Fargeau-Ponthierry a débuté ce vendredi 16 novembre.

A présent, c’est au tour de la salle de tennis de table, la plus belle du département, d’être menacée de démolition.

Le maire avait pourtant dit haut et fort que cette salle ne serait pas touchée. Mais il hâte le pas pour libérer la salle au plus vite.

Retour sur ce triste feuilleton.

 

Le premier projet d’urbanisation des terrains du site mairie incluait le gymnase accueillant la salle de tennis de table depuis maintenant huit ans, au prix d’une lourde réhabilitation. Le périmètre concerné par la démolition englobait tout l’espace situé entre la rue de la Fileuse et la D 607 (ex RN7). Objectif non avoué : satisfaire la demande du promoteur « ami » du maire (comme annoncé en conseil municipal) en bradant le terrain à 200 euros le m², soit deux fois moins cher que le prix du marché (400 à 450 euros le m²).

Mais devant les vives réactions des Féréopontains et du responsable du club de tennis de table, Jean Pierre Pelletier aujourd’hui décédé, le périmètre est revu à la baisse. La salle de tennis de table est préservée. Le prix de vente, lui, est resté inchangé.

 

Pourtant, le maire ne renonce pas à autoriser des constructions sur ces lieux, pressé sans doute à répondre à des engagements pris.

Le 17 avril 2018, une commission d’appel d’offres se tient pour étudier les résultats de la consultation des entreprises lancée en mars. Elle concerne un seul lot, situé sur le terrain du Cosec. Ce lot est composé de trois tranches dont la deuxième prévoit « la création d’une salle de musculation et d’une salle de tennis de table ». L’actuelle salle devient alors inutile et est à nouveau promise à la destruction.

Cette situation a été dénoncée par RPA dans son Hebdo n° 30 du 11 mai 2018.

Interpellé en conseil municipal par les élus du groupe Transition, le maire et son premier adjoint n’ont comme seule réponse qu’il s’agit d’une Fake News inventée de toute pièce par l’opposition. Pourtant, la commission d’appel d’offre s’est bel et bien réunie.

 

La carotte et le bâton

 

Pour parvenir à ses fins, le maire utilise la carotte et le bâton afin de libérer les bâtiments occupés par les sportifs pour pouvoir construire, encore et toujours !

La carotte : le maire et le premier adjoint rencontrent le président et le bureau du club de tennis de table. Ils leur expliquent que leur bonheur est d’accepter de déménager en s’installant dans cette nouvelle salle, bien que plus petite que l’actuelle.

Le bâton : ils laissent le bâtiment actuel se dégrader, empêchant la bonne activité du club.

  • Des ampoules attendent pendant des semaines d’être remplacées, obligeant l’annulation du tournoi régional prévu en octobre.
  • Pendant les vacances scolaires de la Toussaint, la chaudière, qui dysfonctionne depuis plusieurs semaines, n’est volontairement pas réparée. Résultat : le stage prévu pour les enfants est annulé, la température de la salle ne dépassant pas 12°.

 

A l’approche des échéances électorales, le maire accélère l’évacuation des lieux convoités par les promoteurs en contraignant purement et simplement le club à restreindre ou annuler ses activités afin qu’il n’ait d’autre choix que de quitter les lieux pour continuer d’exister.

La salle ainsi libérée pourra alors être détruite pour rentabiliser les terrains du centre-ville.

Comme pour la mairie, cette destruction serait un véritable non-sens, un vrai scandale, prouvant une fois de plus que la gestion de la commune répond d’abord à des intérêts privés avant ceux des Féréopontains.

 

Le maire poursuit ainsi son objectif fixé en 2014 : brader tous les terrains et propriétés communales les plus rentables, celles et ceux situés en cœur de ville.

Il serait temps d’inverser les choses !

Le manque de sérieux et les dangers du PLU de Saint-Fargeau-Ponthierry

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Lundi 17 septembre, le conseil municipal de Saint-Fargeau-Ponthierry a voté le nouveau Plan local d’urbanisme (PLU). Les élus de l’opposition du groupe « Transition » ont voté Contre cette nouvelle version qui ouvre les vannes à une urbanisation non maîtrisée qui défigurera durablement notre commune rurbaine.

Le maire ayant annoncé qu’il ne joindrait pas la déclaration des élus de l’opposition au procès-verbal du conseil municipal, nous vous le proposons ici en version resserrée.

Vous pouvez également télécharger le texte dans son intégralité ici.

 

Déclaration du groupe « Transition »

délibération n°30 sur l’approbation du nouveau PLU

 

La note de synthèse de la délibération rappelle l’importance d’un PLU dans la gestion d’une commune. Ce devrait donc être une chose sérieuse et cela nous ne pouvons que le partager, nous qui avions un PLU travaillé avec les partenaires, avec la population, avec l’opposition et finalement voté à l’unanimité en 2006.

On est loin ici de tout cela. Après vous être vu obligé de retirer votre premier projet de PLU par injonction du préfet, suite aux nombreuses illégalités, nous pensions que vous aviez retenu la leçon et que les choses seraient faites enfin sérieusement. En voyant le nouveau PLU arriver près d’un an et demi plus tard, alors que vous n’aviez cessé de crier au moment de son annulation que le problème n’était qu’une broutille et qu’en 6 mois tout cela serait résolu, nous pensions qu’enfin vous aviez pris les choses au sérieux.

Une séance spécifique de ce conseil municipal, consacrée à la présentation et à l’adoption du PLU, était prévue et annoncée fin juin. L’occasion de beaux débats sur des sujets majeurs. Mais cette séance a été annulée.

 

Prenez-vous les choses au sérieux ?

 

Est-ce sérieux de mettre la discussion du PLU, qui détermine l’avenir de notre commune, dans un conseil municipal avec 30 points à l’ordre du jour ?

Est-ce sérieux de voir cette séance programmée en plein après-midi ?

Est-ce sérieux d’avoir annulé unilatéralement au dernier moment la séance publique de présentation aux habitants prévue le 14 septembre et annoncée dès le 11 juin ?

Est-ce sérieux de faire un PLU sans aucune discussion en amont avec les élus de l’opposition ?

Quand on regarde dans le détail de vos propositions, la même question revient inlassablement : EST-CE BIEN SERIEUX ?

 

Votre PLU ne fait aucune référence au décret du 29 décembre 2015, applicable au 1er janvier 2016, qui vous oblige à redonner du sens au règlement du PLU en le faisant passer d’un plan d’urbanisme réglementaire à un urbanisme de projet.

 

Selon vous, le contrôle de légalité avait validé votre PLU en contradiction avec la position du préfet qui lui vous l’a fait annuler. Etes-vous sérieux ?

Le chiffre de la population, 14 122 habitants, est donné comme chiffre de référence pour l’année 2017. Alors qu’il s’agit du chiffre officiel pour l’année 2014 ! Comme si la population n’avait pas augmenté depuis votre arrivée. Etes-vous sérieux ?

L’explosion des effectifs du collège avec toutes les difficultés de cette rentrée ne seraient que de l’intox ? 780 élèves à la rentrée 2017, 880 à cette rentrée et 980 prévus pour la rentrée prochaine. Soit 25% d’augmentation en 2 ans. Du jamais vu !

 

Vous continuez à répandre les Fake News qui vous ont si bien réussi jusqu’ici.

Sur la requalification des Bords de Seine, vous osez écrire, « le projet urbain initial prévoyait en 2009-2010 environ 1 150 logements, qui aujourd’hui est ramené aux environs de 600 logements »

Vous savez pourtant parfaitement que le 13 novembre 2013 vous votiez, par délibération, une convention avec l’EPIF (Etablissement public foncier d’Ile-de-France) où notre engagement était de faire sur 10 ans, 600 logements (et non 1 150), contribuant à financer la réhabilitation d’une partie des friches Leroy. Donc rien de neuf là-dessus.

 

Quand vous êtes interrogé, dans le cadre du PLU, sur des sujets importants comme ceux des transports ou de l’assainissement, vous n’avez comme réponse que ce n’est pas votre affaire mais celle de l’Agglomération Melunaise que vous avez cherché à rejoindre dès 2016. Etes-vous sérieux ?

Comme si vous n’étiez pas vice-président de l’agglomération melunaise, comme si vous n’y aviez pas les questions d’habitat en délégation. Comme si vous n’y aviez pas fait voter le Plan local de l’Habitat (PLH) pour Saint-Fargeau-Ponthierry, avec l’engagement de nouvelles constructions sans jamais le présenter en conseil municipal contrairement aux obligations légales.

 

Ce qui est sérieux dans ce PLU, c’est votre vision de l’avenir de la commune et la confirmation des orientations que vous avez voulues, même si elles sont contraires aux engagements électoraux. A prendre très au sérieux car ô combien inquiétant pour l’équilibre de notre cadre de vie.

 

Trois exemples :

 

L’affirmation de l’explosion immobilière provoquant l’explosion démographique de notre commune.

Si le point d’équilibre pour maintenir la population à son niveau sur notre commune est de 75 logements par an, vous annoncez un besoin de 105 logements soit 40% de plus. Le phasage de constructions que vous annoncez pour les six ans à venir est de 1 135 logements supplémentaires, soit 190 logements par an. Soit près de 3 000 habitants en plus durant votre mandat. Il faut y rajouter les 350 logements que vous avez autorisés de 2014 à 2016 en signant les permis de construire. Soit près de 1 000 personnes supplémentaires.

 

Le déficit de vision sur les équipements indispensables pour accompagner cette urbanisation à outrance. Nous sommes la troisième ville du département en rythme de progression, au même niveau que des communes de ville nouvelle. Avec toutefois deux différences essentielles :

Elles n’ont pas le choix car répondant à une programmation gérée par l’Etat à travers leur établissement public. A Saint-Fargeau-Ponthierry, vous avez le choix.

Elles sont accompagnées par une vision spatiale et chronologique des équipements publics devant accompagner leur croissance. Ici l’on cherche encore.

 

Mais le 3ème exemple est sans doute encore le plus grave : L’absence de considération de notre environnement et de notre cadre de vie !

Les questions de prévention des inondations sont bien insuffisantes. Nous savons par exemple depuis longtemps qu’un bassin de rétention est nécessaire pour retenir les eaux venant de l’autoroute. Si ce n’est pas à la commune de le financer, c’est à elle que revient l’obligation de réserver les terrains nécessaires pour le construire. Rien de prévu dans le PLU.

La zone naturelle d’entrée de ville, que vous aviez identifiée dans votre 1er projet de PLU, a ici totalement disparu et est intégrée d’office dans la ZAC. Quant à la déclinaison du « Plan énergie climat territorial » destiné à lutter contre les pollutions, et que vous avez pourtant voté à la CAMVS, on n’en voit aucune illustration.

Encore une preuve de plus du décalage entre le discours et les actes !

 

L’environnement oublié

 

L’environnement ne vous intéresse d’ailleurs pas.

La preuve en est que lorsque vous êtes interrogé sur les incidences de la concentration de logements en centre-ville avec ses 1 500 logements supplémentaires et la circulation induite par ces milliers d’habitants en plus. Vous écrivez : « les trafics générés ne seront pas de nature à produire une dégradation significative de l’air à l’échelle communale ». Votre réponse ne fait que traduire le mépris que vous avez de ces questions.

 

Vous n’avez en fait qu’un seul souci :

Profiter de votre passage pour satisfaire les appétits des promoteurs de l’immobilier à construire au maximum dans les meilleures conditions possibles de rentabilité quitte à leur brader le meilleur patrimoine foncier municipal dont vous avez la charge et ce au meilleur prix … mais que pour eux !

Et vous avez déjà voté la première étape du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la CAMVS en inscrivant l’urbanisation de l’entrée de ville comme l’une des zones prioritaires d’urbanisation de l’agglomération melunaise.

 

Le rejet de ce PLU

 

Rejetant le passage de Saint-Fargeau-Ponthierry d’un statut rurbain, avec l’équilibre préservé entre le rural et l’urbain, à un statut de simple banlieue urbaine de Melun,

Refusant de voir le cœur de ville, avec sa dynamique et son identité, s’éteindre au profit d’une asphyxie inéluctable,

Refusant de voir Ponthierry porter à ce point la charge immobilière, là où les services publics ou d’intérêts publics, installés avec énergie, sont défaits un par un pour ne laisser la place qu’à des logements,

Notre groupe s’opposera sérieusement et par tous les moyens possibles à ce PLU destructeur de Saint-Fargeau-Ponthierry et de son identité en commençant à voter « contre » votre PLU.

 

 

Environnement et développement économique, même combat ?

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Avec une quinzaine de participants ce 28 septembre, la réunion « Environnement & développement territorial » organisée par la municipalité n’a, encore une fois, pas fait recette. Après avoir annulé la réunion publique sur son bilan environnemental, la municipalité l’a regroupé avec celle sur son développement économique. Serait-ce un bon signe ?

 

Bilan environnemental

En fait la synergie n’a pas eu lieu, les deux sujets sont traités l’un après l’autre.

Aucun bilan environnemental n’a été fait. L’exposé a porté sur les projets. Projets intéressants, au demeurant, puisqu’il s’agit d’aménager l’ENS Sachot, le bois des Bordes et le bois Leroy, à partir des études du Parc naturel régional du Gâtinais (PNR) et du Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE).

Félicitons-nous que ces parcs aient conservé leur classement en Espace Boisé Classé (EBC), contrairement à ce que prévoyait le PLU soumis à l’enquête publique. Toutefois, on peut regretter que les habitants ne soient pas associés à la réflexion sur ces aménagements.

Le maire proclame qu’il ne travaille qu’avec « les sachants, les partenaires, ceux qui connaissent… ».

Quant à la prévention des inondations, « études – études – études ». Les travaux sur les rus ne commenceront pas avant 2020, voire 2021 sur Moulignon. Est-ce que la météo attendra, comme l’a souligné un intervenant dans le public ?

 

Bilan aménagement du territoire

Détour par l’aménagement du territoire : le maire a défendu sa frénésie de construction, nous expliquant que c’est sa manière de maîtriser l’urbanisme. Il nous apprend d’ailleurs que les élus de sa liste qui ont démissionné en voulaient plus. C’est la raison de leur démission. Les anciens élus en question approuveront sûrement cette affirmation !

Les équipements publics et scolaires ne suivent pas. Mais pourquoi donc l’ancienne municipalité n’a-t-elle pas prévu cet afflux de population dans sa boule de cristal ? On ne sait pas, en revanche, pourquoi l’actuelle municipalité n’a pas anticipé sa boulimie de béton.

Le marché, lui, ne sera pas remplacé par des immeubles. « Seulement quelques travaux de réparation… le sol est glissant ! » Sa démolition était une « fake news », paraît-il. Les commerçants ont dû mal entendre.

 

Bilan économique

De bilan économique, il n’y en pas eu non plus. Monsieur Fromentin, conseiller municipal chargé du développement des entreprises, nous a expliqué qu’une centaine d’entreprises sont candidates pour venir dans notre commune.

Si l’ambition de la municipalité était de fournir des opportunités d’emplois aux Féréopontains, on se demande pourquoi ils ont refusé le projet Pack-en-Seine. Ce centre de formation référent pour toute l’industrie liée aux activités de l’impression, qui devait entraîner l’arrivée d’entreprises de ce secteur, était prêt à être signé.

Et pourquoi ont-ils attendu près de cinq ans pour penser à remplir le 1/3 restant de la zone d’activités d’entrée de ville puisqu’il y a tant de demandes. Etait-ce pour laisser le temps à BDM de s’approprier les terrains, lui qui a déjà acheté le site mairie à moitié prix ?

Au final, environnement et développement économique, un bilan qui sonne creux.

2016-2018, population et santé malmenées

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De 2016 à 2018, la municipalité de Saint-Fargeau-Ponthierry a poursuivi sa désinformation. Un nouvel épisode du feuilleton d’été de RPA avec une courte sélection.

 

L’ACCROISSEMENT ANNUEL DE LA POPULATION EST 3 FOIS MOINDRE DEPUIS 2014

(Journal municipal mars-avril 2017)

Pour masquer sa politique d’urbanisme à outrance, la municipalité s’autorise à falsifier les chiffres officiels de l’Insee. Elle affirme notamment qu’en 2016, Saint-Fargeau-Ponthierry comptait 14 122 habitants. Elle se targue d’une augmentation de 49 habitants par an depuis son installation en 2014, contre 142 habitants par an entre 1990 et 2014. Ce dernier chiffre est bon. Mais la municipalité ignore sans doute que l’Insee publie ses chiffres avec 2 ans de retard : la population de 2016 ne sera connue que le 1er janvier 2019 ! Impossible de faire référence à l’Insee pour calculer l’évolution de la population de 2014 à 2016.

Par contre, le maire et son équipe avouent 1 732 logements programmés en 6 ans soit près de 289 logements par an ! A chacun d’en déduire l’augmentation annuelle de la population sur cette période, et de la comparer avec les 142 habitants par an de la municipalité précédente.

 

Interrogé en conseil municipal le 15 mai 2017, le maire répond : « Je ne suis pas au courant ! » Nous sommes donc face à une manipulation grossière destinée à faire oublier l’urbanisation galopante et l’absence d’anticipation en termes d’équipement et de services.

 

LA MAISON LIBERALE DE SANTE EST UNE INITIATIVE DE LA MUNICIPALITE

Quelques médecins de la commune, ainsi que des paramédicaux, se sont regroupés dans ce qui est nommé une « Maison libérale de santé » grâce à un investissement de 600 000€ d’argent public !

Mais cette création dans l’espace public se fait sans aucune contrepartie en termes de services ni de liens véritables avec le centre municipal de santé. Pourtant la municipalité, trop contente de trouver une réalisation à mettre à son actif, se vante publiquement d’être à l’initiative de cet équipement.

 

Rappelons que le projet de santé de l’agglomération melunaise (CAMVS), voté en début d’année 2017, annonce la mise en place de la future maison libérale à Saint-Fargeau-Ponthierry en précisant bien que cette initiative est celle… d’un médecin de la commune ! Ce projet a été adopté par les élus de l’Agglo, dont l’adjointe à la santé de Saint-Fargea-Pontherry. Mais la municipalité n’en est plus à une contradiction près !

Détail, et non des moindres, le projet de la CAMVS ne mentionne pas le centre de santé féréopontain, le seul du département.

Il est donc compréhensible qu’il n’y ait pas d’approche d’un service public de santé dans cette maison libérale, comme par exemple la mise en place d’une permanence de soins pourtant tant attendue sur la ville.

Doit-on donc fin se préparer à ce que la municipalité réponde à l’avenir favorablement à toutes les demandes de praticien de la commune qui exigerait la même chose ?

Sixième épisode le 24 août :

Spécial fiction 2019-2020

 

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2015, une nouvelle mairie sujette à caution

RPA poursuit son feuilleton d’été de RPA avec les meilleures fake News de 2015 de la municipalité de Saint-Fargeau-Ponthierry

L’ANCIENNE MAIRIE DEVAIT ÊTRE DETRUITE POUR ETRE DEPLACEE

(Journal municipal spécial mars 2016)

L’évolution de l’ancienne mairie était nécessaire. Plusieurs projets d’urbanistes ont été présentés aux élus de l’ancienne mandature. Il était finalement décidé d’agrandir l’existant, avec une vraie salle des mariages sur l’arrière, la création d’un parking souterrain, la disparition des préfabriqués. Le tout était financé par un projet global d’agrandissement du cœur de ville prévoyant des logements à la place des préfabriqués. La mairie se renforçait au centre-ville. Seuls les services techniques devaient être déplacés.

 

LA NOUVELLE MAIRIE NE COÛTERA RIEN

(Conseil municipal du 8 février 2016)

En vendant à un ami promoteur les terrains municipaux deux fois moins cher que le prix du marché (200 euros le m²), ce sont 4,5 millions d’euros de recettes qui manquent à la commune. Cette somme aurait permis de réaliser par exemple le gymnase qui manque tant, où bien baisser réellement les impôts locaux. En achetant des bâtiments industriels surdimensionnés pour y installer la nouvelle mairie, il n’a été possible financièrement de n’en réhabiliter que les deux-tiers. Il manque donc un million d’euros pour rendre utilisable le dernier bâtiment qui reste une friche industrielle achetée pour rien.

 

RIEN N’A ETE FAIT PAR L’ANCIENNE MUNICIPALITE EN 19 ANS

Parmi les nombreuses réalisations, citons par exemple :

  • création de l’école Marie Curie, le lancement de celle de Moulin Clair
  • création de la maison de la petite enfance
  • installation d’espaces de jeux pour enfants et pour jeunes
  • achat et aménagement de la base de loisirs
  • préservation du patrimoine : réhabilitation des communs de Moulignon, des salles Leroy transformées en centre culturel des 26 Couleurs, réfections des églises, dont celle de Saint-Fargeau
  • agrandissement du FRPA, installation d’une maison de retraite médicalisée (Grand Pavois)
  • embauche de deux médecins généralistes au Centre de santé
  • aménagement de l’épicerie solidaire
  • sécurisation des carrefours (entrée de ville, Truffaut, la Saussaie) et des routes en général
  • création de la déchetterie
  • ouverture de deux zones d’activités économiques avec plus de 800 emplois créés sur la commune
  • création de 13 km de pistes et voies cyclables

 

La semaine prochaine, le cinquième épisode :

La pratique des Fake News de 2016 à 2018 !

 

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2015, la manipulation de l’information érigée en mode de gouvernance

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RPA poursuit son feuilleton d’été de RPA sur les fausses informations de l’actuelle municipalité de Saint-Fargeau-Ponthierry avec les meilleures fake News de 2015.

 

LA LOI OBLIGEAIT SAINT-FARGEAU-PONTHIERRY A ENTRER
DANS L’AGGLOMERATION MELUNAISE, DÈS JANVIER 2016

(Conseil Municipal du 22 juin 2015)

Dès son élection la nouvelle municipalité n’a qu’un objectif : éliminer la Communauté de communes Seine-Ecole (CCSE), regroupant Saint-Fargeau-Ponthierry et Pringy, pour rejoindre la Communauté d’agglomération Melun-Val-de-Seine (CAMVS).

Le regroupement était certes incontournable. Mais il n’était légalement obligatoire qu’à partir du 1er janvier 2017. Il aurait dû se réaliser par la fusion des deux intercommunalités, CCSE et CAMVS, et non par la dissolution de l’existant. Les deux communes n’ont eu d’autre choix que d’entrer séparément dans la CAMVS, avec un poids négligeable pour négocier les conditions.

Cette dissolution prématurée, choisie pour des raisons purement politiques, a des conséquences majeures pour notre commune, notamment financières. Elle prive par exemple Saint-Fargeau-Ponthierry de la fiscalité de l’entreprise Toys “R” Us (environ 600 000 euros par an). Cette somme tombe pour toujours dans l’escarcelle de la CAMVS sans quasiment aucune compensation. Au lieu de se précipiter, la municipalité aurait dû suivre la loi. Elle aurait reçu la totalité de cette fiscalité chaque année et pour toujours. Le maire et son équipe ont fait le choix délibéré d’en priver les contribuables féréopontains à chaque budget.

 

LA REGION ILE DE FRANCE OBLIGE L’URBANISATION DE TOUTE LA PLAINE DE TILLY

(Conseil Municipal du 2 février 2015)

 

Lors de la présentation du PADD (Projet d’aménagement et de développement durable) préparant la révision du PLU (Plan local d’urbanisme), la population découvre la volonté municipale d’urbaniser toute la plaine de Tilly, de l’autoroute jusqu’au cœur de hameau. Les élus de l’opposition et l’association ADET opposés à ce projet ont interrogé la majorité lors d’un conseil municipal. Réponse de l’adjointe à l’urbanisme : c’est la région Ile-de-France qui oblige, à travers le SDRIF (Schéma directeur de la région Ile-de-France), cette urbanisation.

Interpellé par l’ADET sur le sujet, le président de la région de l’époque a donné une réponse très claire : « Le SDRIF, approuvé le 27/12/2013, ne prescrit aucune obligation à urbaniser… » (Lettre du Président de la Région IDF du 4 décembre 2015).

Sous la pression, et du fait de l’incompatibilité avec la charte du PNR (Parc naturel régional du Gâtinais), la municipalité s’est trouvée obligée de faire marche arrière, partiellement d’abord, quasi totalement ensuite.

La semaine prochaine, le quatrième épisode :

La suite des meilleures Fake News de 2015 !

 

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