Explosion des effectifs du collège : les élus du groupe Transition prennent position

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L’explosion des effectifs du collège François Villon de Saint-Fargeau-Ponthierry demande des réponses cohérentes à prendre en urgence, et de l’anticipation raisonnée pour l’avenir.

A la rentrée 2019, les collégiens vont devoir subir à nouveau les effets du triplement du rythme de construction imposé à la commune depuis 2014.

Nous n’avons cessé d’alerter la majorité municipale sur la nécessité d’accompagner cette politique d’urbanisation voulue, par une politique d’investissement susceptible de produire les équipements indispensables et notamment des établissements scolaires.

Nous avons alerté sur les chiffres tronqués fournis l’année dernière à l’Education Nationale dont le seul but était de cacher les effets de cette frénésie immobilière imposée à la ville (3ème ville de Seine-et-Marne par le rythme de progression de la population).

Nous avons, il y a trois mois, dénoncé le nouveau PLU, voté le 17 septembre 2018, qui ne prévoit aucun emplacement pour un nouveau collège apparaissant pourtant comme indispensable depuis au moins un an.

Absence totale d’anticipation ou nouvelle capitulation de la municipalité
devant les exigences de Dammarie-les-Lys qui revendique d’accueillir cet établissement ?

En attendant la construction de ce collège, des générations de collégiens se préparent à vivre, pendant plusieurs années, une scolarité dans des conditions de vie scolaire inadaptées dues au choix de les concentrer dans un même lieu contraint par des espaces limités.

Dès la rentrée 2020, le collège devra accueillir au moins 1 000 élèves.

Certes, des salles de cours seront réalisées d’ici là. Mais les conditions de vie scolaire seront peu propices à la sérénité d’adolescents qui auront bien du mal à accéder à la restauration scolaire dans de bonnes conditions, ou à partager les cours de récréation surchargées.

Aussi, les élus d’opposition du groupe Transition :

  • Demandent que, face au choix de concentrer 1 000 collégiens dans un même établissement prévu initialement pour 600 élèves, puisse être étudiée en urgence l’hypothèse d’une annexe du collège dans les bâtiments municipaux de proximité ouverts par exemple aux enfants de 6ème.
  • Exigent que la construction du nouveau collège se fasse sur la commune de Saint-Fargeau-Ponthierry. C’est notre commune qui est à l’origine de la surpopulation scolaire et il est impensable d’imaginer les enfants de la commune devoir se déplacer tous les jours en cars sur Dammarie les lys, commune déjà pourvue de deux collèges.

Population : le maire manipule l’Insee… et s’embourbe

 

Chacun aura pu constater l’urbanisation galopante engagée par le maire et son équipe depuis trois ans.

La conséquence de cette frénésie est l’augmentation massive du nombre d’habitants de la commune. Nous avons, ici même, détaillé l’ensemble des programmes immobiliers.

Pour se défendre, le maire a publié, dans le numéro 15 (mars-avril 2017) du journal municipal, des chiffres laissant croire, qu’à l’inverse de ce que nous avancions, la population augmente moins depuis son arrivée que durant le mandat précédent. A l’appui de sa démonstration, il a publié des données de l’Insee. Sauf qu’à trop vouloir justifier l’injustifiable, il se prend les pieds dans le tapis.

Les chiffres sont faux. Il a purement et simplement manipulé les chiffres de l’Insee. Nous vous l’avons expliqué ici même.

« Pas au courant »

Lors du conseil municipal du 15 mai, nous avons questionné le maire sur ce tour de passe-passe. Sa réponse : « Je ne suis pas au courant ! »

Pour résumer, le maire, directeur de publication du journal municipal, ne serait pas tenu informé de ce qui est publié ! Comment croire une chose pareille ?

Seule explication : la manipulation des chiffres est volontaire, assumée, mais tellement honteuse qu’il tente d’en faire porter la responsabilité à ses services.

A trop vouloir dénigrer l’opposition, on se brûle !

 

Improvisation, précipitation, incompétence…

ou la gestion plus qu’approximative de la commune.

 

A lire :

 

 

Quand le maire manipule les chiffres de l’INSEE

Dans le journal municipal « Notre ville, le mag » n° 15 de mars-avril 2017, à la page 10, un tableau est censé démontrer que l’évolution de la population est « sous contrôle » depuis 2014, soi-disant « à l’inverse » de ce qui se faisait auparavant.

A l’appui de cette démonstration, des chiffres provenant de l’Insee, l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Si ces chiffres proviennent d’un organisme national reconnu et indiscutable, ils sont détournés et manipulés grossièrement à des fins politiques.

Jugez-vous même.

Flyer population Saint-Fargeau-Ponthierry – Insee – Avril 2014

Chiffres InseeDès la parution du journal municipal, l’information de la page 10 nous a paru erronée.

Après avoir vérifié auprès de l’Insee la véracité de ces chiffres, nous sommes arrivés au constat qu’il s’agissait en fait d’une manipulation inadmissible.

L’intox :

L’ histogramme concernant l’évolution de la population voulait prouver que dans la période de la municipalité précédente, il y a eu une augmentation moyenne de 142 habitants par an et que depuis 2014, cette augmentation est trois fois moindre d’environ seulement 49 habitants par an.

La manipulation :

Les deux dernières barres sont fausses. Elles prétendent pourtant faire référence au chiffrage de l’Insee. Ce qui rend la manipulation encore plus grave.

L’urbanisation vue par le maire

Depuis 2014, une vraie frénésie immobilière s’est emparée de la ville de Saint-Fargeau-Ponthierry.

Loin de la promesse d’un urbanisme maîtrisé, et malgré la manipulation des chiffres de l’Insee sur la population, c’est la promesse d’atteindre 20 000 habitants en 2020 qui est à l’ordre du jour. Soit plus de 6 000 habitants en 6 ans.

Entre les permis déjà signés depuis son arrivée, et les programmes immobiliers déjà annoncés, quelles seront les conséquences pour les Féréopontains et la qualité de vie sur notre commune ?

Jugez plutôt :

 

Flyer Urbanisation - AVRIL 2017

 

C’est ce que le maire qualifie de « dynamisme immobilier, une chance à saisir » (Edito du supplément Urbanisme au Mag n°13 novembre-décembre 2016).

Pourtant en réunion publique, le 5 novembre 2016, le maire confirmait que les demandes de logements sont en baisse importante et constante. (Info tableau de veille du 3 janvier 2017)

Quelles sont donc les vraies raisons qui le poussent à construire toujours plus ?