C’est le vœu que nous formons pour chacun
d’entre nous. Vœu chaque année reformulé avec le discret espoir qu’il ne soit
pas vain, que les craintes et les incertitudes ne prennent le pas sur les
espoirs et les bonnes résolutions.
A ce jeu, là, 2024
n’a rien à envier aux années précédentes.
La situation géopolitique n’est guère
encourageante. Il n’y a que peu de régions du monde qui ne soient épargnées.
Les populismes se portent bien, Etats-Unis en tête où le retour de Donald Trump
s’annonce comme encore plus nocif que son premier mandat. Les vieux démons sont
là. Ils menacent toujours et encore l’Europe, prêts à s’inviter au plus haut
sommet de l’Etat.
En France, 2024 a été celle de la progression
continue de l’extrême droite et de l’instabilité politique voulue par un
président qui ne respecte pas le verdict des urnes, préférant valoriser le RN.
Côté climat, notre planète continue de
surchauffer. Chaque année détrône la précédente. 2024 est l’année la plus chaude
jamais enregistrée dans le monde, balayant les objectifs de l’Accord de Paris.
Les incendies, tempêtes, typhons et cyclones se multiplient. La Californie sous
les flammes où le désastre provoqué par le cyclone Chido dans l’océan Indien et
à Mayotte notamment, sont deux illustrations de l’inaction et l’impréparation
des Etats.
L’ultra libéralisme persiste à tuer petit à
petit les services publics sans lesquels nos pays ne peuvent fonctionner
correctement.
Les fausses informations, rumeurs, invectives
ou diffamations sont aujourd’hui monnaies courantes, sur les réseaux dits
« sociaux » principalement. Et la révolution de l’intelligence
artificielle, si elle peut avoir son utilité, ouvre aussi la voix à la
multiplication de la désinformation à la manipulation des esprits.
2024, année sombre ? Pas
complètement.
Le Mexique, l’Indonésie et le Royaume-Uni
notamment se sont engagés l’an passé sur le chemin de la neutralité carbone. En
Amazonie, la déforestation est au plus bas depuis neuf ans. Dans le Golfe de
Gascogne, il y a de moins en moins de dauphins capturés. La chasse aux
polluants éternels est amorcée dans l’Union européenne. L’état des nappes
phréatiques françaises est bien meilleur en 2024 qu’en 2023. Dans le monde, les
énergies renouvelables progressent et devraient, en 2025, dépasser le charbon
pour devenir la source principale dans la production d’électricité, selon
l’Agence internationale de l’énergie. En France, l’IVG est désormais inscrite
dans la Constitution.
Il y a donc des
raisons d’espérer.
S’informer, se mobiliser, sensibiliser, c’est
ce que chacun d’entre nous doit faire, toujours et encore, pour construire un
avenir plus solidaire et fraternel.
En mars 2026, à Saint-Fargeau-Ponthierry
comme partout ailleurs, auront lieu les élections municipales. Il nous faut
donc nous mobiliser dès à présent pour soutenir toute liste citoyenne défendant
des valeurs de progrès, d’égalité, de justice sociale, de solidarité, de
respect de l’autre, de préservation de notre environnement. La perspective de
l’arrivée de l’extrême droite sur notre ville est une éventualité à ne pas
balayer d’un revers de main.
Œuvrons contre le repli sur soi. Ne tombons
pas dans cette facilité et parions sur l’intelligence de chacun. Favorisons le
lien social, l’écoute, le dialogue, le débat serein, et une vie démocratique
véritablement apaisée et constructive.
Pour faire notre part de ce dialogue, de ce
débat, nous vous donnons rendez-vous notamment pour la projection du film de
Gilles Perret et François Ruffin « Au boulot », suivi d’un débat sur le
thème « Sauver les services publics ». Nous vous en reparlerons
bientôt.
Continuons à cultiver ensemble une ville plus solidaire, plus dynamique, plus durable. Continuons à changer la ville et nos vies.
Très belle année !