Ce que Jérôme Guyard a oublié de vous dire

« Chers administrés,

Au mois de juin dernier, je vous ai adressé un courrier que vous avez trouvé dans votre boîte aux lettres. Mais dans cette lettre, j’ai omis de vous signaler quelques informations importantes. Et quelques coquilles se sont glissées dans le texte.

Je vous ai annoncé une baisse des impôts locaux. Mais en réalité, il en sera tout autre.

Pour la taxe d’habitation (mairie + intercommunalité), elle a augmenté de 11,35 % entre 2014 et 2019. Pour la taxe foncière (mairie + département + intercommunalité), la hausse a été de 10% entre 2014 et 2019.

En fait, la baisse que je vous ai promise n’interviendra que sur les prochaines années… peut-être !

La seule taxe qui baisse est celle des ordures ménagères. Mais elle a été décidée par le SMITOM. Pas par moi. Cela est dû à une saine gestion menée depuis plus de 15 ans. Je n’y suis donc pour rien !

Pour ce qui est de la taxe foncière, contrairement à ce que je vous ai dit, la baisse promise ne sera pas effective cette année. Vous pourrez le constater lors de la réception de votre prochain avis des impôts locaux.

Je vous ai également annoncé la baisse de la dette de la ville. Je vous laisse le soin de constater les chiffres de l’Insee.

En 2014, l’annuité de la dette de la ville était de 1 990 000 €, soit 1 329 € par habitant.

En 2017, cette annuité s’élevait à 2 857 000 €, soir 1 468 € par habitant, répartie sur une population plus importante.

En ce qui concerne la « maîtrise de l’urbanisme », nous nous en sommes vraiment bien occupés puisque vous allez voir sortir de terre très prochainement :

  • 130 logements sur le site de l’ancienne gendarmerie (annoncé au Conseil municipal du 24 juin)
  • 1 500 logements que nous prévoyons en bords de Seine (annoncé également au Conseil municipal du 24 juin)
  • 114 logements à Jonville, près de l’ENS Sachot (Espace naturel sensible), et 240 à terme.
  • 159 logements à la place de l’ancienne mairie dans un premier temps, suivis d’une deuxième tranche de 350 logements
  • 130 logements sur l’emplacement de l’ancienne Communauté de communes
  • Sans oublier tous ceux déjà construits par ma seule volonté.

Pour l’état des routes, les pistes cyclables et le développement des espaces verts, il est vrai qu’en cinq ans nous n’avons rien fait. Le fleurissement de la ville et la propreté laissent à désirer.  Mais nous y réfléchissons… pour plus tard peut-être !

Ne vous impatientez pas, je vous promets de faire pire sur la prochaine mandature ! »

© RPA

La bétonisation de la commune s’intensifie

A l’approche des élections municipales, le maire accentue le bétonnage de la commune. Celui qui prétendait maîtriser l’urbanisation, l’accélère. Les derniers projets immobiliers d’envergure annoncés lors du dernier conseil municipal du 24 juin confirment cette tendance.

De nouveaux immeubles pousseront en lieu et place de l’ancienne gendarmerie. Et 1 500 logements verront le jour en bords de Seine.  Ajoutons à cela les 114 logements du domaine de Jonville qui doivent également sortir de terre dans une zone déjà congestionnée. Ces programmes s’ajoutent à tous ceux signés depuis cinq ans.

Et c’est sans compter les multiples permis de construire délivrés sans réflexion et dans l’opposition générale. Les habitants du hameau de Saint-Fargeau en savent quelque chose. Ils étaient d’ailleurs présents au conseil municipal du lundi 24 juin. Ils ont souhaité exprimer au maire leur incompréhension, leurs inquiétudes, leur opposition au projet immobilier signé sur le hameau. Mais le maire et son adjointe à l’urbanisme n’ont pas daigné leur répondre. Bien au contraire. En guise d’explication, ils n’ont eu droit qu’à du dédain, du mépris, de la condescendance. « Le niveau du débat est bien bas » a lancé le maire ! Très élégant !

Pendant ces dernières années, Jérôme Guyard a constamment rejeté la responsabilité des nouvelles constructions sur les anciens élus. Il suffit pourtant de regarder la date de la signature des permis pour désigner le véritable responsable : lui-même. Qu’à cela ne tienne. Il va jusqu’à prétendre que la loi Alur le contraint à ces constructions : « Je ne suis pas responsable ! » Vraiment ?

4 000 habitants supplémentaires

Le 21 juin, il a encore tenté de botter en touche et de minimiser l’importance du programme immobilier des bords de Seine.

Pourtant, le document présenté en conseil municipal est clair. Le projet « répond à la volonté de la commune de reconquérir les friches industrielles afin de développer l’offre d’environ 1 500 logements ». En clair, le maire et son équipe nous promettent près de 4 000 habitants supplémentaires sur ce seul site ! Est-ce que la commune est dimensionnée pour accueillir autant de monde ? Bien sûr nous dit le maire. J’ai tout prévu !

Sauf que non. Quid des infrastructures dimensionnées pour autant de monde, que ce soit au niveau social, culturel, sportif ? Quid des écoles, du plan de circulation, de la sécurité des piétons ? Et quelle réflexion sur l’impact sur l’environnement et la pollution générée ? Aucune anticipation !

Mais rassurons-nous. On nous promet une concertation entre le 10 juillet et le 13 septembre 2019.  Une nouvelle manière de se moquer des Féréopontains.

Le maire pratique la politique de la terre brûlée, que certains peuples, dans d’autres temps de l’Histoire, ont déjà pratiqué. Avant une possible défaite, il se dépêche de conclure des accords avec les promoteurs pour faire assumer ses choix par ses successeurs.

A ne voir que son seul intérêt personnel et politique, il en oublie encore et toujours l’intérêt des Féréopontains et leurs attentes. Eux n’oublieront pas de se détourner de lui pour dire stop à cette folie bétonnière. Ils préféreront promouvoir le vivre ensemble, la défense de leur cadre de vie, des services publics et de l’environnement.

Programme immobilier du site mairie : les illégalités des permis ne seront jamais jugées

Le Conseil d’Etat a tranché. Le recours déposé pour faire annuler les permis de démolir et de construire sur le site de l’ancienne mairie a été rejeté.

La plus haute juridiction administrative avait été saisie afin qu’elle se prononce sur le fond du dossier. Ce ne sera jamais le cas.

Les juges en sont restés sur la forme du pourvoi, sans en regarder les fondements. Ils confirment que seuls les riverains immédiats du chantier peuvent dénoncer les illégalités. La requête déposée par des habitants de la commune résidant à 200 mètres ne sont donc pas prises en compte. Conséquence : aucun tribunal ne jugera de la légalité du permis de construire de 158 logements qui verront le jour en lieu et place de l’ancienne mairie.

Des illégalités pourtant nombreuses

Les illégalités techniques ne seront donc pas étudiées : affichage des permis, carences sur les questions de transfert de voiries communales, accès à la départementale, raccordement des évacuations des eaux pluviales au réseau public, collectes des déchets, insuffisance des places de stationnement…

De même, les conditions de cession du terrain, particulièrement favorables au promoteur, ne seront pas plus regardées. Sans aucune mise en concurrence, ce promoteur a pu acquérir le foncier communal à un prix plus qu’avantageux, 200 euros le mètre carré, soit deux fois moins que le prix du marché, moyennant un troc avec le site de BASF, actuels bâtiments de la mairie.

Mais ce n’est pas tout. La participation financière obligatoire demandée au constructeur pour contribuer aux effets de l’augmentation de la population a été calculée au minimum. Car la commune était en droit d’exiger une participation financière du promoteur à hauteur de 990 000 euros, ne serait-ce que pour contribuer aux quatre classes supplémentaires générées par les nouvelles constructions. Pourtant, il n’a été demandé que 413 000 euros. Etrange !… Soulignons encore l’exonération de taxes pour ces constructions que le maire et les élus majoritaires ont fait voter à l’agglomération melunaise.

Le pire est à venir

Ces éléments figuraient dans l’argumentaire des avocats. Mais leur pertinence ne sera jamais ni étudiée, ni même regardée. Cela soulève un problème de fond, car à partir du moment où aucun habitant n’est directement concerné par un projet immobilier, tout peut se faire. De quoi s’inquiéter pour le nouveau programme immobilier prévu sur les bords de Seine. Il n’y a aucun riverain immédiat. Tout devient possible.

Si la loi cherche à se prémunir des recours abusifs, il ne faudrait pas que cela ait pour effet de permettre toute autorisation abusive.

A neuf mois des élections, le pire est à craindre. On observe une accélération des nouveaux permis de construire sur Jonville, Saint-Fargeau, ou encore sur Ponthierry, profitant du nouveau PLU en vigueur avant que sa légalité ne soit jugée.

Le maire et son équipe vont donc pouvoir continuer à faire plaisir aux promoteurs en oubliant un peu plus les Féréopontains.

A défaut d’une décision de justice, ce sont eux qui jugeront l’an prochain.

Immobilier à Saint-Fargeau-Ponthierry : alerte rouge

Depuis 30 ans, le prix de l’immobilier à Saint-Fargeau-Ponthierry était en constante augmentation. Un des effets était de devenir difficilement accessible pour certaines catégories de population. Mais depuis cinq ans, c’est l’exact inverse.

Le journal Parisien, dans son édition du jeudi 23 mai, a scruté les évolutions du prix de l’immobilier en Ile-de-France depuis cinq ans. Sur les 33 principales communes de Seine-et-Marne analysées, Saint-Fargeau-Ponthierry se retrouve avec le record de la baisse des prix au mètre carré : moins 9,5% en cinq ans (près de 2% par an), soit depuis le changement de gouvernance. Seule Dammarie-les-Lys connaît une baisse plus forte que la nôtre. 

Au niveau régional, sur les 244 communes de l’Ile-de-France testées dans le journal, seules sept connaissent une baisse plus forte que le nôtre.

Saint-Fargeau-Ponthierry est toujours restée attractive. Son cadre de vie et son positionnement géographique en faisait une ville enviée où il faisait bon vivre et où les nouveaux habitants avaient plaisir à s’installer pour longtemps.

Un cadre de vie qui plombe l’immobilier

Mais les raisons de l’attractivité ont changé. Désormais, c’est le prix des logements qui attire, un effet de l’explosion immobilière imposée depuis cinq ans. Sauf que cette attractivité est plombée par une dégradation du cadre de vie qui accentue la chute du prix du mètre carré.

Perte des services publics, rupture de l’équilibre délicat entre la nature et l’urbain, dégradation du cœur de ville, raréfaction des équipements face à la croissance accélérée de la population, absence d’investissement au service des habitants, vente bradée des biens municipaux comme les terrains du centre-ville vendus deux fois moins cher que leur valeur, triplement du rythme des constructions… Autant d’atteintes au cadre de vie qui ont toutes le même effet : la baisse de la valeur du patrimoine immobilier de chacun des Féréopontains.

Les Féréopontains qui ne s’y retrouvent plus

Parmi les conséquences, beaucoup plus perverses : de nombreux départs d’habitants qui ne se retrouvent plus dans la nouvelle configuration de la commune. Les anciens voient leur commune se dégrader. Mais les nouveaux arrivants ne trouvent pas l’accompagnement attendu et sont déçus par l’écart entre les effets d’annonces à coup de grande et couteuse communication et la réalité de ce qu’ils voient tous les jours. Ils ont bien du mal à s’y retrouver et bien des difficultés à s’intégrer. Beaucoup s’en vont. Le taux de mobilité n’a jamais été aussi fort. Saint-Fargeau-Ponthierry a perdu ce qui faisait son identité : une vraie qualité de vie, témoignage d’une ville où il faisait bon vivre.

Depuis cinq ans, les signaux d’alerte se multiplient. La chute vertigineuse des prix de l’immobilier est un signal de plus du délabrement de l’identité de notre commune, constaté depuis cinq ans.

Le rouge est mis. A quand le retour au vert sur la ville ?

Un vert synonyme de cadre de vie restauré, de lien social renoué, de confiance retrouvée, d’espoir en l’avenir ?

Faire les bons choix pour les collégiens féréopontains

En six ans, la frénésie immobilière aura fait de nombreux dégâts. Parmi les conséquences désastreuses, la dégradation des conditions de scolarité des collégiens figure en bonne place.

La multiplicité des programmes immobiliers, réalisés ou programmés, aura fait exploser les effectifs du collège François Villon. Si le rythme de l’augmentation du nombre d’élèves est resté mesuré depuis une dizaine d’années, les effets de l’augmentation de la population se font ressentir depuis l’an dernier.

Pendant longtemps, la progression des effectifs du collège était maîtrisée avec une moyenne stable de 1 % par an. Pour exemple, entre les rentrées 2009 et 2017, le collège est passé de 707 à 769 élèves. 62 élèves en huit ans.

Dès la rentrée 2018, 879 élèves étaient inscrits, soit 110 de plus que l’année précédente. Du jamais vu.

Plus d’un millier d’élèves au collège François Villon pendant des années !

Et ce n’est pas terminé. Les prévisions de l’inspection académique font état de 913 élèves en septembre 2019.

Et à l’horizon de septembre 2020, ce sont 1 100 collégiens qui feront leur rentrée à François Villon.

Projetons-nous encore dans le futur. Sur la période 2019-2025, 1 040 logements sont programmés sur Saint-Fargeau-Ponthierry.

© RPA

Autant dire que le millier d’élèves scolarisés sur François Villon restera la norme encore pour quelque temps.

Cette situation démontre l’inconséquence des choix politiques du maire-conseiller départemental en matière d’urbanisme.

On note une absence totale d’anticipation en matière d’équipements publics, et en premier lieu en établissements scolaires. Dans le PLU voté il y a sept mois, le 17 septembre 2018, aucun espace pour l’implantation d’un deuxième collège n’était prévu. Interpellé par les élus de l’opposition sur cet « oubli », la municipalité a balayé d’un revers de main la remarque, comme si les constructions de logements n’étaient que leur seule préoccupation.

Pour l’ensemble de la majorité, concentrer plus de 1000 collégiens dans un espace contraint conçu pour 800 élèves n’a rien d’anormal.

Des rustines et aucune concertation

Sous la pression des enseignants et des parents d’élèves, le conseil départemental s’est engagé à ouvrir « pour la rentrée 2023 », un nouveau collège « sur le secteur ». Ce serait « un collège 800 », qui permettrait de faire redescendre François Villon « autour de 850 élèves », selon nos conseillers départementaux.

Si le nouveau collège est acté, son positionnement ne semble pas l’être. En effet, alors que les effectifs viendraient essentiellement de Saint-Fargeau-Ponthierry et de Pringy, l’hypothèse qu’il puisse être à Dammarie-les-Lys a été relayée par le maire ! Les Féréopontains et Pringiaciens, qui avaient élu domicile sur nos communes, attirés notamment par la présence d’un collège, seront donc ravis de devoir scolariser leurs enfants sur une autre commune. Avec toutes les contraintes de transport qui sont loin d’être résolues. Le maire n’en n’a que faire. Nul doute qu’il n’a pas dû faire preuve de beaucoup de persuasion pour obtenir que le nouvel collège s’implante à Saint-Fargeau-Ponthierry.

© RPA

En attendant ce sont des rustines qui ont été mises en place sur François Villon. Des bâtiments modulaires provisoires ont été installés. D’autres suivront. Mais s’ils offrent des salles de classes supplémentaires, ils ne résolvent en rien la problématique de la vie scolaire. Cantine sous dimensionnée, salles de permanences en moins, circulation des élèves chaotique, équipements informatiques déficitaires, CDI non adapté, …

Autant d’éléments qui, quand ils sont bien pensés, constituent un cadre accueillant pour les collégiens et contribuent à une scolarité apaisée et fructueuse.

Le fonctionnement à plus de 1 000 élèves pour plusieurs années n’augure rien de bien pour l’épanouissement scolaire des collégiens de nos communes. Mais est-ce vraiment le premier intérêt de la municipalité ?

Certainement pas. Les décisions ont été prises sans réelle concertation avec les premiers intéressés.

Faire d’autres choix

De leur côté, les élus de l’opposition ont proposé une motion à l’ensemble du conseil municipal pour exiger que ce collège soit sur l’une des deux communes directement concernées. Le maire-conseiller départemental, soutenu par ce qui reste de sa majorité municipale, a tout simplement refusé de la soumettre au vote !

Plus que jamais, les parents et l’ensemble des habitants de nos communes doivent peser pour l’intérêt de nos enfants soit préservé.

Une pétition, lancée par les élus de l’opposition, demande :

  • Que puisse être enfin étudiée une réponse alternative à cette concentration de 1 000 adolescents au sein des mêmes locaux.
  • Que le futur collège soit impérativement implanté soit à Saint-Fargeau-Ponthierry, soit sur Pringy.

Toutes les familles partageant le même objectif peuvent signer la pétition en ligne

Le mépris comme mode de gouvernance

S’il est un comportement constant des élus majoritaires depuis les dernières élections municipales, c’est le mépris qu’ils affichent envers les élus de l’opposition.

Par leur propos, leurs actes, leurs attitudes, ils affichent leur sentiment de supériorité et portent atteinte au bon fonctionnement démocratique.

Prenons quelques exemples :

  • L’école primaire Moulin clair a été conçue, les plans exécutés et les premiers travaux engagés par l’équipe municipal précédente. Lors de l’inauguration, les élus de l’opposition ont été « oubliés ».
  • La loi prévoit que les élus minoritaires doivent participer aux travaux préparatoires sur le Plan Local d’Urbanisme (PLU). Mais, là encore, ils ont été « oubliés ». Cette entrave à la loi fait partie des raisons du recours en annulation contre ce PLU.
  • Le maire « oublie » parfois d’accorder une place à l’expression de l’opposition dans le journal municipal. Mais il n’en a cure : l’amende infligée par le tribunal est payée par vos impôts, et non sur ses indemnités d’élu. C’est pourtant lui le fautif.
  • Le maire refuse, comme la loi l’y oblige, de débattre de motions présentées par l’opposition, comme celle ayant trait au nouveau collège.
  • Le mépris se niche aussi parfois dans des mesquineries. Des invitations pour des manifestations ou des inaugurations, envoyées par les associations à l’ensemble des conseillers municipaux, se perdent. Elles n’atterrissent pas dans les casiers des courriers des élus minoritaires en mairie. D’ailleurs, pour qu’il n’y ait pas d’erreur de distribution, ces casiers sont très éloignés de ceux des élus majoritaires.

Dédain et condescendance

Quiconque a assisté à une séance du conseil municipal de Saint-Fargeau-Ponthierry en ressort effondré devant l’attitude des élus majoritaires : ricanements, vociférations, comptes-rendus des séances précédentes tronqués et faux. Tout y est passé : calomnies, diffamation, propos désobligeants, insultes…

Quel que soit l’élu de l’opposition qui prenne la parole, le maire et certains de ses adjoints et conseillers répondent avec condescendance, mépris, dédain… et encore, quand ils savent quoi répondre.

Car, régulièrement, on sent le flottement, l’incompréhension d’un sujet qu’ils ne semblent pas maîtriser. Heureusement que les services sont là pour leur souffler les réponses. A ce niveau-là, le mépris n’est plus seulement à l’égard des élus de l’opposition, mais aussi des Féréopontains. Et là, c’est plus grave.

Les plus respectueux des élus majoritaires se contentent, eux, de dessiner ou de jouer sur leur téléphone pendant la séance.

Le mépris se manifeste aussi envers des citoyens venus poser des questions en fin de conseil. Le ton, et surtout l’absence de réponses, s’avèrent tout aussi dédaigneux.

On se plaint, à juste titre, de l’incivilité des habitants qui salissent notre ville. Les élus majoritaires, et en premier lieu le maire, devraient s’interroger sur le mauvais exemple qu’ils donnent à la population.

Qu’ils ne s’étonnent pas si ce mépris se transforme en sanction dans un an….

L’effet boomerang !

Les Féréopontains volontaires pour préparer l’avenir de leur commune

Samedi 13 avril, les élus de l’opposition ont réuni des Féréopontains de tous les âges pour imaginer comment sortir du mandat le plus catastrophique de notre histoire communale.  La salle était pleine et les échanges riches autour d’une question : comment préparer une véritable alternative ?

Alors que l’équipe municipale, à l’image du maire, a supprimé tout échange avec les habitants et a fait de la non-participation de la population à la vie communale un principe, le renouveau de la démocratie participative a été largement plébiscité. Les outils de communication prenant en compte l’évolution des technologies et des pratiques d’expression ont été mis en avant.

Les participants ont fait plusieurs constats : mépris de l’environnement, accélération de l’urbanisation sans aucun contrôle, détachement de la municipalité du Parc Naturel du Gâtinais, mise à la poubelle de l’agenda 21 élaboré collectivement et validé à l’unanimité…

Face à cet état des lieux, l’appel à prendre des mesures locales engageant vraiment notre ville dans la transition écologique est apparue comme une priorité.

Un constat sans appel

Les réflexions se sont également portées sur le centre-ville. Il est ressenti comme étant en plein démantèlement, après avoir été conforté pendant des années, avec l’installation d’équipements publics, ou la revitalisation du commerce de proximité. Les échanges ont aussi abordé la place de notre commune dans l’agglomération melunaise qui pousse à valoriser nos espaces périphériques au profit, avant tout, des attentes des promoteurs immobiliers. Notre entrée de ville en est l’illustration.

Le délaissement du service public et son assouvissement à des intérêts privés a été beaucoup commenté. La destruction de la mairie et sa conséquence – éloignement des services à la population – en est un des tristes exemples.

Enfin, l’indifférence aux fondamentaux du quotidien, tels que les habitants sont en droit d’attendre de leur collectivité, ont été rappelés. Propreté, sécurité, réfection des routes, entre autres, doivent redevenir des priorités organisées, programmées et efficacement traitées.

Mobilisation

Cette réunion majeure, samedi dernier, en appellera d’autres. Les Féréopontains sont de plus en plus mobilisés pour sortir de cet engrenage voulu par le maire et son équipe qui nous mènent dans le trou… sous les gravats !

Beaucoup, devant le désastre de la gestion de la municipalité, ont choisi de quitter la commune où ils ne se reconnaissent plus et dans laquelle ils estiment ne plus avoir leur place.

Pourtant, il existe d’autres orientations.

Après 2h 30 de riches débats, le message de conclusion est essentiel :

un autre choix est possible !

Un avenir semé de bombes à retardement

Après avoir fait exploser les impôts dans toutes les collectivités où il siège, après avoir fait déraper l’endettement à 50% de plus que la moyenne nationale, le maire se prépare à laisser sous le tapis de lourds dossiers pour les années à venir, véritables bombes à retardement pour la prochaine équipe municipale et les Féréopontains.

Absence d’entretien des routes

Depuis 5 ans, les routes sont totalement délaissées. Aucune n’aura été entretenue ni refaite durant ce mandat. Avec un réseau de 50 kilomètres de route sur notre commune, ce sont entre 500 000 euros et 800 000 euros qui sont nécessaires chaque année pour assurer cette charge. Faute de cela, la dégradation continue et le coût de l’entretien ne fera qu’augmenter, d’autant qu’aucun budget n’est prévu pour 2019.

Absence d’entretien du patrimoine communal

Que ce soit les 26 Couleurs, ou les écoles qui se dégradent un peu plus chaque jour, que ce soit les équipements collectifs ou ceux utiles à tous, comme les châteaux d’eau de la ville dans un état déplorable, il n’existe aucune politique d’entretien. Combien de défaillances, d’animations annulées, de manifestations reportées dues à des problèmes qui n’auraient pas dû exister si un entretien régulier avait été assuré ? Sans parler d’un des bâtiments de l’actuelle mairie, acheté 1,2 million d’euros et qui reste désespérément en friche faute de réhabilitation. Coût des travaux : 1 million d’euros !

Non-respect des règles et des normes imposées par la loi

Le plan d’accessibilité est quasiment au point mort, à chaque fois repoussé, malgré les rappels à chaque présentation en conseil municipal. La moindre animation sur la question du handicap sert d’alibi pour masquer l’absence d’avancées sur l’accès aux équipements.

La question de la transition écologique n’est pas mieux traitée. Les collectivités ont pourtant l’obligation de réduire de 20% la consommation énergétique de leurs équipements d’ici 2020. Pourtant, aucun investissement en ce sens n’a été fait durant tout le mandat. Et rien n’est prévu sur la dernière année en cours.

Des dossiers majeurs stoppés et délaissés qu’il faudra bien faire aboutir

Deux exemples :

La zone d’activités de la Mare aux loups.

Remplie aux 2/3 grâce à l’arrivée de Toys »R »Us, un projet tout prêt pour le dernier tiers de la zone a été mis à la poubelle. Objectif du maire : confier ces terrains à BDM déjà heureux détenteur des terrains du centre-ville obtenus à moitié prix de leur valeur (200€ du m²). Sur la Mare aux loups, BDM, intermédiaire imposé par le maire pour commercialiser la zone, va récupérer sa marge sur des terrains restés sans commercialisation depuis de trop nombreuses années.

La réhabilitation des friches du bord de Seine :

Un groupement d’investisseurs devait rendre son projet pour juin 2014. Mais à son arrivée, la nouvelle équipe municipale stoppe tout. Depuis, plus rien ne se passe. Les intérêts des terrains déjà achetés se cumulent année après année, rendant l’opération de réaménagement de moins en moins possible. La seule solution sera de densifier un maximum de logements sur cette zone. Peut-être est-ce d’ailleurs l’objectif de cette inertie totalement incompréhensible ?

Ces lourds dossiers laissés en souffrance devront être assumer par les Féréopontains et gérées, après les élections municipales de mars 2020, par les successeurs de l’actuelle municipalité au bord de l’explosion.

Samedi 13 avril, à 17H00 salle Ginette Rivière, les élus de l’opposition du groupe Transition engagent le débat avec les Féréopontains pour préparer, avec eux, l’avenir de la commune.

Ce sera l’occasion de rappeler qu’il faudra déjà assumer les conséquences des actes ou des absences d’actes de l’actuelle équipe municipale dont le mandat restera gravé comme étant le plus catastrophique de toute l’histoire de notre commune.

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