Pour une ville plus humaine, la municipalité en action

En juillet 2020, la nouvelle municipalité a trouvé la commune dans un état accablant. Bâtiments municipaux à l’abandon, bétonisation à outrance, finances dans le rouge… De nombreux dossiers urgents se sont imposés aux élus.

Malgré ce constat, la municipalité fait face, corrige les erreurs et agit.

Voici quelques points majeurs qui marquent la volonté de l’équipe en place de rendre notre ville plus apaisée et plus humaine.

Collège

Pour mémoire, l’ancienne équipe a choisi d’implanter le nouveau collège en face du collège François Villon. Conséquence : une cité scolaire concentrant 1 600 collégiens sur un même site. Il a donc fallu rapidement repenser tout le dossier. La municipalité étudie trois possibilités.

  • Les Verdennes, non loin de la base de loisirs qui a l’avantage de disposer d’équipements sportifs.
  • Les Bords de Seine, là aussi avec Seine-Ecole-Loisirs non loin.
  • Le site de l’actuelle école St Exupéry, avec la salle de motricité à disposition. C’est d’ailleurs là qu’était situé l’ancien collège avant la construction de François Villon. L’école St-Exupéry serait ainsi regroupée près de l’école Camus. Là encore, des équipements sportifs sont à proximité.

La municipalité est en lien avec le président du conseil départemental pour affiner les études techniques et financières, ainsi que le choix du site.

Programmes immobiliers

En six ans, l’ancienne municipalité a multiplié les programmes. Certains ont été signés en urgence, peu de temps avant les élections municipales. Résultat : un centre-ville défiguré, des problèmes à venir en matière de circulation et l’accueil des enfants pas du tout anticipé.

Sur les Bords de Seine, des constructions ont été signées juste avant le 1er tour des municipales, à l’emplacement Henkel et sans faire jouer la concurrence. Ce sont 805 logements qui sont prévus, dans un premier temps, soit 100 logements à l’hectare alors que l’on considère qu’il y a concentration urbaine à partir de 40 logements à l’hectare.

La mairie a repris ce dossier pour ramener la concentration urbaine sur ce secteur à 35 logements à l’hectare. Et dans le cadre du plan « France Relance » du gouvernement, elle a d’ores et déjà obtenu le soutien de l’Etat à hauteur de trois millions d’euros pour mener à bien ce projet innovant.

Patrimoine municipal

Aucun entretien n’a été réalisé sur les bâtiments municipaux, et notamment sur les écoles. Conséquence qui aurait pu être dramatique : des parties de plafond se sont effondrées récemment dans la maternelle des Grands Cèdres. Aucuns travaux d’étanchéité n’ayant été faits ces dernières années, les infiltrations d’eau ont eu raison des plaques de plâtres. En parallèle, d’autres problèmes ont été cernés dans toutes les écoles : sécurité, hygiène des locaux, toilettes jamais entretenues…

De gros chantiers sont donc nécessaires. La mairie a fait des travaux sur les écoles sa priorité. Ils vont être engagés rapidement, et menés sur deux à trois ans.

La voirie

En 6 ans, aucuns travaux n’ont été entrepris sur les 50 kilomètres de routes de la commune. Dans les mandatures précédentes, entre 800 000 et 1 million d’euros étaient investis dans cet entretien chaque année.

Pour rattraper ce qui n’a pas été fait, la mairie réactualise le plan de voirie afin d’établir une programmation des travaux.

Finances

Aucun investissement pour le quotidien et la sécurité des Féréopontains. Pourtant les finances sont dans le rouge et la dette par habitant a explosé. Elle est de 20 millions d’euros, soit 1 400€/habitant. Parmi les manques à gagner notables des dernières années, les terrains du site mairie vendus aux promoteurs à des prix très inférieurs au marché. A noter également de nombreux équipements qui n’ont pas été anticipés.

La capacité d’investissement ayant été fragilisée, la mairie s’attache désormais à une recherche active de nouvelles sources de financement, sans hausse d’impôts.

Transition écologique

Là, tout est à faire. Outre l’audit sur les bâtiments municipaux, qui doit permettre de planifier des travaux de mises aux normes environnementales, de nombreux projets sont sur la table.

  • La démultiplication des mares
  • Une étude sur l’extinction de l’éclairage public durant la nuit
  • Le projet d’installation, dans l’année, d’une ferme alternative (permaculture, etc…) sur 3,5 hectares, située face à la Fondation Poidatz. Des aides financière et technique du PNR sont à venir.
  • En lien avec l’agglomération Melun-Val-de-Seine, dont c’est la compétence, la mairie travaille sur une programmation des liaisons douces, après six ans sans un seul mètre créé.
  • Enfin un projet d’un vélo-route en bord de Seine, permettant de rejoindre le circuit du Grand Paris Sud, est à l’étude.

Toutes ces actions s’ajoutent aux priorités déjà énoncées depuis juillet 2020 : le renforcement de la solidarité face à la crise, la santé (centre de dépistage et de vaccination), la relance de la démocratie participative et la sécurité du quotidien.

Loin de ce que l’on a pu connaître par le passé, la municipalité agit concrètement pour le bien-être de tous les Féréopontains.

La vérité sur les constructions

Exemple au 23 avenue de Fontainebleau

« Des bâtiments trop hauts, trop grands, sans intégration architecturale, sans mixité sociale »

Ces immeubles ont été autorisés par le maire Jérôme Guyard.

C’est lui qui a délivré le permis de construire le 11 mars 2015, soit un an après son élection.

Le projet a été présenté dès 2011. Mais l’ancienne municipalité l’a refusé parce qu’il était :

  • TROP HAUT : il dépasse d’un étage tout ce qui se faisait jusqu’alors à Saint-Fargeau-Ponthierry.
  • TROP PRES DES JARDINS RIVERAINS : les deux barres perpendiculaires génèrent des vues plongeantes sur tous les pavillons situés à l’arrière (rue de Jonville et rue du Lieutenant Boulay)
  • SANS INTÉGRATION ARCHITECTURALE avec les constructions de l’avenue de Fontainebleau
  • SANS MIXITÉ SOCIALE : l’équipe municipale de l’époque œuvrait pour mélanger dans une même opération tous les types de logements, social et privatif.

Mais dès juillet 2014, soit à peine quatre mois après avoir été élu, le maire Jérôme Guyard acceptait le dépôt du permis de construire et instruisait ce projet inadapté à notre ville.

En mars 2015, il délivrait le permis de construire. C’est le premier gros permis de construire d’une longue série qui a été autorisée depuis 2015 et qui défigure aujourd’hui notre commune.

© RPA

« NON », au projet de 1 500 logements en bord de Seine

A six mois des élections municipales, le maire accélère les programmes immobiliers

Conscient de son impopularité et de la difficulté à être réélu, il brade, à la hâte, les terrains de la commune.

Depuis le début du mandat, le rythme des constructions s’est déjà multiplié par trois.

Mais depuis trois mois, les autorisations avec signatures de nouveaux permis de construire pleuvent comme jamais, afin de rendre irrémédiables les cessions aux promoteurs.

Après la triste expérience du cœur de ville, où des terrains bradés à 200 euros le m² ont entraîné la démolition de la mairie historique, le maire, avec la complicité de son 1er adjoint et de son adjointe à l’urbanisme, viennent de conclure la cession des terrains des Bords de Seine à 215 euros le m². Soit, comme au centre-ville, près de la moitié de leur valeur réelle et sans aucune mise en concurrence !

C’est un véritable cadeau qui a été fait à quelques promoteurs choisis, là encore, sans aucun appel à concurrence, au détriment des intérêts des Féréopontains.

D’autant que le nouveau PLU, voté il y a onze mois, permet la construction d’immeubles de neuf étages sur ce secteur des Bords de Seine, une hauteur inexistante jusqu’ici sur la commune.

NON

NON, à un nouveau bradage des richesses foncières de la commune.

NON, à une pseudo concertation placée spécialement pendant les vacances d’été.

NON, à l’accélération brutale d’un projet que le maire a laissé dormir pendant cinq ans.

NON, à la défiguration de Ponthierry qui n’arrive plus à absorber les populations arrivant en masse sans les équipements adaptés.

NON, à l’engorgement des routes de la commune, à la saturation du pont et à l’impossibilité pour les Féréopontains de circuler sereinement.

Il faut exiger un moratoire de six mois sur ce projet qui engage la ville pour toujours.

Un maire quel qu’il soit, avec une majorité en pleine décomposition, déjà critiqué pour le rythme d’urbanisation, sans aucun accompagnement des équipements indispensables au maintien du bien vivre à Saint-Fargeau-Ponthierry (cf l’explosion démographique du collège François Villon), ne peut pas, à six mois des élections municipales, fixer définitivement l’avenir d’une commune qu’il devra très bientôt laisser à une nouvelle gouvernance issue des urnes.

La bétonisation de la commune s’intensifie

A l’approche des élections municipales, le maire accentue le bétonnage de la commune. Celui qui prétendait maîtriser l’urbanisation, l’accélère. Les derniers projets immobiliers d’envergure annoncés lors du dernier conseil municipal du 24 juin confirment cette tendance.

De nouveaux immeubles pousseront en lieu et place de l’ancienne gendarmerie. Et 1 500 logements verront le jour en bords de Seine.  Ajoutons à cela les 114 logements du domaine de Jonville qui doivent également sortir de terre dans une zone déjà congestionnée. Ces programmes s’ajoutent à tous ceux signés depuis cinq ans.

Et c’est sans compter les multiples permis de construire délivrés sans réflexion et dans l’opposition générale. Les habitants du hameau de Saint-Fargeau en savent quelque chose. Ils étaient d’ailleurs présents au conseil municipal du lundi 24 juin. Ils ont souhaité exprimer au maire leur incompréhension, leurs inquiétudes, leur opposition au projet immobilier signé sur le hameau. Mais le maire et son adjointe à l’urbanisme n’ont pas daigné leur répondre. Bien au contraire. En guise d’explication, ils n’ont eu droit qu’à du dédain, du mépris, de la condescendance. « Le niveau du débat est bien bas » a lancé le maire ! Très élégant !

Pendant ces dernières années, Jérôme Guyard a constamment rejeté la responsabilité des nouvelles constructions sur les anciens élus. Il suffit pourtant de regarder la date de la signature des permis pour désigner le véritable responsable : lui-même. Qu’à cela ne tienne. Il va jusqu’à prétendre que la loi Alur le contraint à ces constructions : « Je ne suis pas responsable ! » Vraiment ?

4 000 habitants supplémentaires

Le 21 juin, il a encore tenté de botter en touche et de minimiser l’importance du programme immobilier des bords de Seine.

Pourtant, le document présenté en conseil municipal est clair. Le projet « répond à la volonté de la commune de reconquérir les friches industrielles afin de développer l’offre d’environ 1 500 logements ». En clair, le maire et son équipe nous promettent près de 4 000 habitants supplémentaires sur ce seul site ! Est-ce que la commune est dimensionnée pour accueillir autant de monde ? Bien sûr nous dit le maire. J’ai tout prévu !

Sauf que non. Quid des infrastructures dimensionnées pour autant de monde, que ce soit au niveau social, culturel, sportif ? Quid des écoles, du plan de circulation, de la sécurité des piétons ? Et quelle réflexion sur l’impact sur l’environnement et la pollution générée ? Aucune anticipation !

Mais rassurons-nous. On nous promet une concertation entre le 10 juillet et le 13 septembre 2019.  Une nouvelle manière de se moquer des Féréopontains.

Le maire pratique la politique de la terre brûlée, que certains peuples, dans d’autres temps de l’Histoire, ont déjà pratiqué. Avant une possible défaite, il se dépêche de conclure des accords avec les promoteurs pour faire assumer ses choix par ses successeurs.

A ne voir que son seul intérêt personnel et politique, il en oublie encore et toujours l’intérêt des Féréopontains et leurs attentes. Eux n’oublieront pas de se détourner de lui pour dire stop à cette folie bétonnière. Ils préféreront promouvoir le vivre ensemble, la défense de leur cadre de vie, des services publics et de l’environnement.

Programme immobilier du site mairie : les illégalités des permis ne seront jamais jugées

Le Conseil d’Etat a tranché. Le recours déposé pour faire annuler les permis de démolir et de construire sur le site de l’ancienne mairie a été rejeté.

La plus haute juridiction administrative avait été saisie afin qu’elle se prononce sur le fond du dossier. Ce ne sera jamais le cas.

Les juges en sont restés sur la forme du pourvoi, sans en regarder les fondements. Ils confirment que seuls les riverains immédiats du chantier peuvent dénoncer les illégalités. La requête déposée par des habitants de la commune résidant à 200 mètres ne sont donc pas prises en compte. Conséquence : aucun tribunal ne jugera de la légalité du permis de construire de 158 logements qui verront le jour en lieu et place de l’ancienne mairie.

Des illégalités pourtant nombreuses

Les illégalités techniques ne seront donc pas étudiées : affichage des permis, carences sur les questions de transfert de voiries communales, accès à la départementale, raccordement des évacuations des eaux pluviales au réseau public, collectes des déchets, insuffisance des places de stationnement…

De même, les conditions de cession du terrain, particulièrement favorables au promoteur, ne seront pas plus regardées. Sans aucune mise en concurrence, ce promoteur a pu acquérir le foncier communal à un prix plus qu’avantageux, 200 euros le mètre carré, soit deux fois moins que le prix du marché, moyennant un troc avec le site de BASF, actuels bâtiments de la mairie.

Mais ce n’est pas tout. La participation financière obligatoire demandée au constructeur pour contribuer aux effets de l’augmentation de la population a été calculée au minimum. Car la commune était en droit d’exiger une participation financière du promoteur à hauteur de 990 000 euros, ne serait-ce que pour contribuer aux quatre classes supplémentaires générées par les nouvelles constructions. Pourtant, il n’a été demandé que 413 000 euros. Etrange !… Soulignons encore l’exonération de taxes pour ces constructions que le maire et les élus majoritaires ont fait voter à l’agglomération melunaise.

Le pire est à venir

Ces éléments figuraient dans l’argumentaire des avocats. Mais leur pertinence ne sera jamais ni étudiée, ni même regardée. Cela soulève un problème de fond, car à partir du moment où aucun habitant n’est directement concerné par un projet immobilier, tout peut se faire. De quoi s’inquiéter pour le nouveau programme immobilier prévu sur les bords de Seine. Il n’y a aucun riverain immédiat. Tout devient possible.

Si la loi cherche à se prémunir des recours abusifs, il ne faudrait pas que cela ait pour effet de permettre toute autorisation abusive.

A neuf mois des élections, le pire est à craindre. On observe une accélération des nouveaux permis de construire sur Jonville, Saint-Fargeau, ou encore sur Ponthierry, profitant du nouveau PLU en vigueur avant que sa légalité ne soit jugée.

Le maire et son équipe vont donc pouvoir continuer à faire plaisir aux promoteurs en oubliant un peu plus les Féréopontains.

A défaut d’une décision de justice, ce sont eux qui jugeront l’an prochain.

Immobilier à Saint-Fargeau-Ponthierry : alerte rouge

Depuis 30 ans, le prix de l’immobilier à Saint-Fargeau-Ponthierry était en constante augmentation. Un des effets était de devenir difficilement accessible pour certaines catégories de population. Mais depuis cinq ans, c’est l’exact inverse.

Le journal Parisien, dans son édition du jeudi 23 mai, a scruté les évolutions du prix de l’immobilier en Ile-de-France depuis cinq ans. Sur les 33 principales communes de Seine-et-Marne analysées, Saint-Fargeau-Ponthierry se retrouve avec le record de la baisse des prix au mètre carré : moins 9,5% en cinq ans (près de 2% par an), soit depuis le changement de gouvernance. Seule Dammarie-les-Lys connaît une baisse plus forte que la nôtre. 

Au niveau régional, sur les 244 communes de l’Ile-de-France testées dans le journal, seules sept connaissent une baisse plus forte que le nôtre.

Saint-Fargeau-Ponthierry est toujours restée attractive. Son cadre de vie et son positionnement géographique en faisait une ville enviée où il faisait bon vivre et où les nouveaux habitants avaient plaisir à s’installer pour longtemps.

Un cadre de vie qui plombe l’immobilier

Mais les raisons de l’attractivité ont changé. Désormais, c’est le prix des logements qui attire, un effet de l’explosion immobilière imposée depuis cinq ans. Sauf que cette attractivité est plombée par une dégradation du cadre de vie qui accentue la chute du prix du mètre carré.

Perte des services publics, rupture de l’équilibre délicat entre la nature et l’urbain, dégradation du cœur de ville, raréfaction des équipements face à la croissance accélérée de la population, absence d’investissement au service des habitants, vente bradée des biens municipaux comme les terrains du centre-ville vendus deux fois moins cher que leur valeur, triplement du rythme des constructions… Autant d’atteintes au cadre de vie qui ont toutes le même effet : la baisse de la valeur du patrimoine immobilier de chacun des Féréopontains.

Les Féréopontains qui ne s’y retrouvent plus

Parmi les conséquences, beaucoup plus perverses : de nombreux départs d’habitants qui ne se retrouvent plus dans la nouvelle configuration de la commune. Les anciens voient leur commune se dégrader. Mais les nouveaux arrivants ne trouvent pas l’accompagnement attendu et sont déçus par l’écart entre les effets d’annonces à coup de grande et couteuse communication et la réalité de ce qu’ils voient tous les jours. Ils ont bien du mal à s’y retrouver et bien des difficultés à s’intégrer. Beaucoup s’en vont. Le taux de mobilité n’a jamais été aussi fort. Saint-Fargeau-Ponthierry a perdu ce qui faisait son identité : une vraie qualité de vie, témoignage d’une ville où il faisait bon vivre.

Depuis cinq ans, les signaux d’alerte se multiplient. La chute vertigineuse des prix de l’immobilier est un signal de plus du délabrement de l’identité de notre commune, constaté depuis cinq ans.

Le rouge est mis. A quand le retour au vert sur la ville ?

Un vert synonyme de cadre de vie restauré, de lien social renoué, de confiance retrouvée, d’espoir en l’avenir ?

Lettre aux habitants des verdennes

Les élus du groupe « TRANSITION »

s’adressent aux habitants du quartier des Verdennes

Lors du conseil municipal du 11 février 2019, une délibération a été voté pour municipaliser les voiries du quartier des Verdennes.

Les élus de l’opposition du groupe Transition se sont abstenus.

Pour expliquer leur positionnement aux habitants des Verdennes, ces élus leur ont adressé un courrier en mettant en perspective l’historique du quartier. Le fond et la forme de la délibération y sont aussi décryptés.

Nous vous partageons ce courrier.

Saint Fargeau Ponthierry, le 25 mars 2019

Madame, Monsieur,

À la suite des questionnements posés par les représentants de votre association lors du conseil municipal du 11 février, notamment sur notre position concernant la municipalisation des voiries du quartier des Verdennes, veuillez trouver ci-dessous quelques explications que nous rendons volontairement publiques.

Il est nécessaire de rappeler que le projet immobilier de ce secteur n’est que le résultat du choix des anciens propriétaires privés. Ils se sont regroupés pour vendre leurs biens à un promoteur qu’ils ont choisi eux-mêmes et qui lui-même a désigné le bailleur social. L’ancienne municipalité n’a jamais été consultée ni sur le choix du promoteur, ni sur celui du bailleur.

Le permis de construire qui a été signé, fait état d’une rétrocession de la voirie à la collectivité. Ce dispositif permet la municipalisation des voiries de lotissements privés renvoyant à une délibération décrivant les conditions dont notamment leur rénovation avant cession. Conditions sine qua none votée à l’unanimité par le conseil municipal d’alors et qui est toujours en vigueur et qui s’applique donc toujours aujourd’hui.

Si le début des livraisons a commencé fin 2013, la réception du chantier, une fois achevé, s’est faite en 2015 après les dernières livraisons. Le procès-verbal réalisé à cette occasion a dû mettre en avant les problèmes émanant strictement du champ privé.

Sur la délibération concernant la municipalisation de la voirie des Verdennes :        

NOUS N’AVONS PAS VOTE « CONTRE »

car la municipalisation est souhaitable pour les habitants qui ont été contraints de faire un travail conséquent et remarquable pour une demande légitime. Il faut donc répondre à votre demande.          

NOUS N’AVONS PAS VOTE « POUR »

D’abord pour des questions de forme :

Accepter la reprise d’une voirie dégradée sans avoir préalablement annulé les conditions actuelles de reprise de voirie c’est en totale contradiction avec la délibération générale en vigueur.

Ensuite pour des questions de fond :

La délibération telle que rédigée, crée véritablement des inégalités de traitement entre les féréopontains. Jusqu’ici ceux qui demandaient la municipalisation de leur voirie finançaient préalablement de leurs propres deniers leur remise en état comme les habitants du lotissement des Florélites, du Fief de Moulignon, de la résidence du Prieuré ou encore du hameau de Villers…

Par ce précédent, c’est un nouveau cadeau fait aux promoteurs ouvrant la porte à tous les abus puisque les promoteurs pourront désormais savoir que s’ils ne vont pas au bout de leurs obligations, la collectivité se substituera à eux !

Une pratique qui se développe dans d’autres communes comme par exemple Ballancourt. Nous et vous contribuables devront payer alors à leur place.

C’est ce principe-là qui a été institué par ce vote. Une première !!!

Si nous partageons l’idée que ce n’est pas aux résidents des Verdennes de payer à la place du promoteur défaillant, nous estimons que ce n’est pas non plus aux contribuables Féréopontains de le faire.

Les 3 actions que la municipalité actuelle aurait dû faire :

  • Accompagner avec son juriste et ses avocats extérieurs, les habitants des Verdennes et leur association pour obtenir gain de cause auprès du promoteur défaillant et ne pas les laisser se débrouiller seuls.
  • Résoudre l’urgence des dysfonctionnements de voirie en signant une convention avec les gestionnaires de la propriété (Association ou conseil syndical).
  • Engager ensuite, comme prévu dans le permis de construire, la municipalisation mais une fois seulement que le promoteur et ses assurances se soient honorés de leurs obligations.

Les 4 actions que la municipalité doit faire en 2019 :

  • Poursuivre les procédures juridiques vis-à-vis du promoteur défaillant
  • Réhabiliter les parties non achevées, sans attendre que le cadre juridique de la municipalisation soit réglé.
  • Garantir l’équité de traitement entre tous les habitants de la commune en évitant un précédent qui coûtera cher demain à tous.
  • Reprendre le dossier d’aménagement de la carrière municipale des Verdennes tel qu’il était prévu, en l’actualisant en concertation avec les habitants du quartier.

La décision de municipalisation en contrepartie de soutien lors des prochaines élections, est un acte surtout électoraliste mais certainement pas un acte à terme de bonne gestion garantissant les intérêts des habitants dont ceux des Verdennes.

Répondre aux attentes des habitants du quartier pouvait parfaitement se faire sans que cela passe par un nouveau cadeau à un promoteur volontairement défaillant !

Les élus du groupe « Transition » restent à votre disposition pour tout complément d’informations souhaité.

Des permanences se tiennent tous les samedis matin de 11h à 12H au fond de la cour de la bibliothèque et de l’école de musique pour rencontrer les habitants.

Lionel Walker, Séverine Félix-Boron, Jeannine Jouanin, Denis Puglièse,

Véronique Giannotti, Philippe Boury, Zine-Eddine Mjati

La transition : une promesse d’avenir

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C’était en décembre 2015 à Paris. La COP21 (Conférence des parties sur le climat) se refermait sur un espoir. Celui que le réchauffement climatique soit contenu en deçà des 2°C d’ici 2100.

Depuis, c’est la déception et l’inquiétude. Les événements climatiques majeurs se multiplient. Les Etats-Unis se sont retirés de l’Accord de Paris. Et la COP24 qui s’est tenue fin 2018 en Pologne a accouché d’une souris. L’urgence semble ne pas avoir été perçue.

Ce rendez-vous manqué est symptomatique de l’insuffisance d’actions, voulue ou subie, de nos gouvernants, qui ne s’attaquent pas réellement aux causes du réchauffement de la planète.

Le dérèglement climatique mondial est dû essentiellement à l’utilisation débridée des énergies fossiles, dont le pétrole, principal vecteur de pollution. Or, le pic pétrolier a été atteint entre 2005 et 2010. Depuis, la production peine à répondre à la demande qui ne cesse d’augmenter.

Finalement, c’est notre environnement qui en subit les conséquences, notre planète que l’on oublie et les peuples que l’on sacrifie. Il est donc urgent de mettre en œuvre les solutions pour envisager un monde sans pétrole.

Malgré les renoncements des gouvernements, il faut garder espoir. Si ce n’est grâce aux États, c’est par la mobilisation et l’engagement concret de la société civile que les solutions émergent. Au quotidien, les ONG, les citoyens, les collectivités locales, s’emparent déjà de cet enjeu climatique.

La transition, écologique, économique, sociale et solidaire, s’organise. A défaut d’impulsion nationale, c’est localement que se trouve la clé. De nombreuses communes multiplient les initiatives dans les domaines de l’habitat, des déplacements, de l’alimentation, de la santé, de l’emploi, de l’énergie, de la démocratie.

Cette transition, portée par une ville dans son ensemble, un quartier ou par un collectif d’habitants, se vit aussi bien dans les territoires ruraux que dans des quartiers urbains : Trièves, Bordeaux, Salies-de-Béarn, Épinal, Les Mureaux ou Grande-Synthe… les exemples de territoires où tout est construit et vu sous le prisme de la transition, fleurissent partout. Et l’adhésion des habitants est recherchée à chaque nouvelle action mise en place.

Partout ? Pas vraiment en fait.

A Saint-Fargeau-Ponthierry, cette transition écologique et solidaire, on en est loin. Là où des territoires agissent pour une vie plus respectueuse de l’environnement et de l’humanité, chez nous, le développement de la commune se fait sans conscience environnementale, sans respect ni concertation des habitants, sans vision de l’avenir.

Espaces agricoles sacrifiés, environnement délaissé, densification débridée de l’urbanisme, engorgement des déplacements, services publics délaissés, solidarité oubliée… la liste des renoncements est longue.

Pourtant, rien n’est inéluctable. Il est encore temps d’imaginer la ville et la société de demain.

Pour notre avenir et celui de nos enfants, organisons la transition pour faire revivre et espérer Saint-Fargeau-Ponthierry.

RPA et les élus de l’opposition du groupe Transition
vont s’y employer avec vous, dès cette année 2019.

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