Un PLU incompatible avec l’environnement

 

Le 30 juin 2017, le Préfet de Seine-et-Marne a retoqué le Plan local d’urbanisme (PLU) de la Saint-Fargeau-Ponthierry pour « vice de procédure entachant d’illégalité le PLU ».

Motif : l’absence de l’avis de la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) d’Ile-de-France.

Cette alerte du Préfet n’aura pas fait murir la réflexion de la majorité municipale.

A propos de la nouvelle mouture du PLU, soumise à enquête publique jusqu’au 25 avril, la MRAe souligne : « L’évaluation environnementale n’apparaît pas avoir servi d’outil d’aide à la décision permettant notamment de justifier les choix portés par le projet de PLU » !

Le nouveau PLU a du mouron à se faire

Si l’évaluation environnementale a été actualisée, elle ne corrige pas les tares originelles du PLU.

L’autorité environnementale n’est d’ailleurs pas dupe.

Les risques d’inondation ne sont pas pris en compte. Le plan de préservation des zones humides demandé par le PNR est absent. Aucune justification de l’extension de la ZAC entrée de ville sacrifiant de nouvelles terres agricoles. Les zones inconstructibles ne sont pas clairement identifiées. Pas de plan de circulation exposé pour répondre à l’explosion démographique promise.

 

Le modèle de développement proposé rompt avec le caractère rurbain de notre commune en bétonnant à outrance. Cette densification de l’urbanisation, notamment sur des secteurs à risque (aux abords de la rivière de l’Ecole et du ru de Moulignon) accentue les risques d’inondation.

Ce PLU dessine Saint-Fargeau-Ponthierry comme une ville de banlieue comme on en connaît en petite couronne parisienne. Elle ne sera bientôt que la périphérie de Corbeil et Melun.

Des choix inquiétants

La Mission régionale d’autorité environnementale n’est pas tendre avec ce nouveau PLU, quoiqu’en disent le maire et son adjointe à l’urbanisme. Les questions environnementales sont sacrifiées, voire ignorées. De quoi inquiéter chacun des Féréopontains.

Jusqu’au 25 avril, portons nos questionnements auprès du commissaire enquêteur. L’enquête publique est l’occasion de pointer l’incohérence des choix de la municipalité, de souligner le peu de cas qui est fait de l’environnement.

Et de faire valoir une autre vision de notre ville, plus humaine, plus vivable, plus respirable, plus responsable.

Il en va de l’avenir de notre commune

 

L’ensemble des documents du PLU sont consultables en mairie :

  • Lundi et vendredi : 8h30 à 12h00 / 13h30 à 17h
  • Mardi et jeudi : 13h30 à 18h30
  • Mercredi : 8h30 à 17h
  • Samedi : 9h à 12h (sauf les dimanches, les jours fériés et chômés)

Chacun pourra consigner ses observations sur le registre mis à sa disposition.

 

Le commissaire enquêteur sera à disposition du public :

  • le samedi 7 avril : de 9h00 à 12h00
  • le mardi 17 avril : de 14h00 à 17h00
  • le mercredi 25 avril : de 14h00 à 17h00

Les observations et commentaires peuvent également être rédigés en ligne sur le registre dématérialisé où tous les documents relatifs au PLU sont consultables.

 

Les espaces sportifs sacrifiés au profit de l’immobilier

 

Le maire de Saint-Fargeau-Ponthierry a annoncé fièrement la construction d’espaces supplémentaires au gymnase du COSEC.

Cette belle opération de communication a pour objectif de masquer en réalité une diminution de plusieurs centaines de mètres carrés d’espaces sportifs.

Pourtant, avec l’augmentation de la population promise par l’équipe municipale, qui triple le rythme que connaissait la ville depuis des années, le déficit d’espaces sportifs devient criant.

Chaque année, lors du vote du budget, les élus de l’opposition ont demandé de prioriser la création d’un nouveau gymnase et la réhabilitation de la halle de la base de loisirs.

Mais le maire et son équipe préfèrent supprimer un des deux gymnases de la commune, uniquement pour satisfaire sa frénésie immobilière et permettre des nouvelles constructions.

Moins de surface dédiée au sport

L’une des plus belles salles de tennis de table du département, rue de la Fileuse, est promise à la destruction.  Avec elle suivront la salle de musculation et les vestiaires du football.

Au total, ce sont 1 690 m² de salles de sports qui seront détruits !!!

Les constructions qui prendront la place de ces équipements en face du magnifique Espace naturel du parc Sachot seront les plus juteuses pour le promoteur choisi.

Après la destruction programmée de la mairie dans des conditions de bradage du foncier communal (200 euros du m², soit la moitié du prix du marché), ce sont, une fois de plus, les intérêts de l’immobilier et de leurs acteurs qui déterminent le devenir de notre commune. Quatre ans que cela dure ! Faut-il encore continuer à accepter cela ?

Les nouvelles surfaces dédiées aux sports annoncées doivent être de vrais espaces en plus et pas seulement la compensation des mètres carrés que l’on casse.

Des vœux sous le signe de la manipulation

 

La manipulation devient, au fil du temps, une spécialité du maire de Saint-Fargeau-Ponthierry. Le dernier exemple en date s’est exprimé devant l’ensemble des Féréopontains et des élus des collectivités voisines le vendredi 26 janvier 2018 lors des vœux.

En voulant justifier sa frénésie immobilière et dénoncer ses « détracteurs » qui l’accusent « de construire à tout va », le maire a déclaré que la commune payait une amende de 51 256 euros pour son « manque de logements sociaux. »

Cette affirmation n’a pas eu l’air de gêner les élus majoritaires qui n’osent plus contredire le premier magistrat de la ville.

De quoi parle-t-il ?

Notre commune est dans l’obligation de respecter la loi SRU qui fixe la part de logements sociaux dans son parc immobilier. Pour Saint-Fargeau-Ponthierry, cette part est fixée à 25% à échéance 2025.

Au 1er janvier 2015, la ville comptait 20,65% de logements sociaux (tableau ci-dessous).

© Ministère de la Cohésion des territoires

Au 1er janvier 2016, le taux est de 21,10%, selon les derniers chiffres du ministère de la Cohésion des territoires.

Le ministère certifie sur son site que la commune n’est pas carencée et n’est soumise à aucun prélèvement.

Il lui reste 7 ans pour atteindre l’objectif légal de 25%.

La commune ne paie donc pas « d’amende » comme le prétend le maire.

Pourquoi ?

Parce que Saint-Fargeau-Ponthierry a toujours fourni l’effort nécessaire pour respecter la loi. En 2014, elle affichait un taux de 20,25%, au-dessus du seuil de 20% qui servait jusqu’alors de référence. D’autres communes non loin de chez nous sont soumises à des prélèvements assez conséquents, tout simplement parce qu’elles n’ont jamais respecté les seuils légaux. Certaines ne sont encore qu’à 10%, 7%, voire à moins de 1%.

Prétendre que l’on construit à cause d’une amende imaginaire relève donc de la manipulation.

Ce qui pousse à se demander ce que le maire recherche avec cette falsification de la réalité, et à qui profite cette course vers toujours plus de béton ?

 

 

Les collégiens, premières victimes du bétonnage

 

Le maire bétonne à tout va notre commune. Il n’oublie pas son passé de président du BTP de Seine-et-Marne et les intérêts de ses amis.

Mais il oublie de prévenir Jérôme Guyard, le conseiller départemental du canton de Saint-Fargeau-Ponthierry, que la population augmente.

Encore faudrait-il que celui-ci daigne venir régulièrement aux conseils d’administration du collège qui demeure pourtant de la responsabilité du conseil départemental.

Résultat de cet accroissement :

le collège de Saint-Fargeau-Ponthierry sera trop petit à la rentrée 2018.

Le sait-il ? A-t-il demandé au Conseil départemental d’agrandir le collège ? Ou, trop occupé à bétonner, a-t-il négligé la situation ?

Rassurons-nous, la solution a été trouvée : des animations culturelles et associatives du collège vont être supprimées pour récupérer des salles.

Tant pis pour les collégiens…

Que deviens-tu, ma ville ?

 

Pour ce premier Hebdo de l’année 2018, nous vous proposons ce texte écrit par un Féréopontain qui proteste devant la tournure actuelle du bétonnage de sa ville. Merci à lui pour avoir su mettre des mots sur les inquiétudes partagées par nos concitoyens.

Tous ceux qui par les temps ont dirigé tes pas
Avaient à cœur d’en faire une ville radieuse
Dans laquelle fleuriraient jardins et pavillons.
Oh oui, tu étais belle, mais tu ne savais pas
Que des élus trompeurs auraient l’idée honteuse
De te noyer un jour sous des flots de béton.
 
Dois-tu donc te résoudre à perdre ta nature
En devenant banlieue, toi qui étais villages ?
Et dois-tu accepter de masquer tes maisons
Sous l’ombre de bâtisses dévoreuses de verdure ?
Qu’êtes-vous donc édiles, atteints de cette rage
De bâtir à tout prix, et sans concertation ?
 
Que deviens-tu ma ville, et perdant la raison ?
L’égale de cités aux grouillements humains
Ecoles surpeuplées, parkings insuffisants ?
Es-tu donc à ton tour prise de contagion ?
Et que seras-tu donc lorsque viendra demain ?
Une ville inhumaine, à ton corps défendant ?

 

Antoine Stamatakis

Démolition « imminente » de la mairie ?

 

Le maire de Saint-Fargeau-Ponthierry affiche une fois de plus son mépris des Féréopontains. La mairie historique, celle qui a reçu la décoration de l’ordre de la Libération par le général de Gaulle et qui symbolise aux yeux de nombreux habitants l’attachement aux valeurs de la République, va être mise à bas par l’ancien président du BTP de Seine-et-Marne.

Mépris pour les Féréopontains et pour la justice de notre pays.

Une procédure juridique est en cours pour annuler le permis de construire, valant permis de démolition. Le jugement est prévu pour le printemps 2018.

Mais le maire a choisi de ne pas attendre la décision du tribunal. Son premier adjoint a même annoncé publiquement que la démolition serait « imminente ».

Lors du conseil municipal du 11 décembre les élus de l’opposition ont proposé que soit voté le vœu suivant :

« Les élus du conseil municipal de Saint-Fargeau-Ponthierry demandent au détenteur du permis de démolir et de construire de suspendre tous travaux sur ces terrains et notamment toute démolition du bâtiment « mairie » tant que le tribunal n’a pas rendu son avis sur le recours déposé le 23 mars (2017) par plusieurs requérants de la commune ».

Le maire et sa majorité ont refusé que ce vœu soit présenté et débattu. Ils préfèrent passer en force et rendre la situation irréversible sans attendre un jugement qui pourrait révéler à nouveau des illégalités.

Sans état d’âme, le patrimoine bâti et sentimental de la commune est liquidé, la décision de justice ignorée et les Féréopontains méprisés.

 

© RPA

RPA Infos : D’une « commune rurbaine » à une « ville banlieue »

 

Depuis trois ans, une véritable frénésie immobilière a saisi la ville. En un seul mandat, Saint-Fargeau-Ponthierry verra sa population augmenter de plus de 6 000 habitants. Plus de 2 300 logements auront été construit en six ans. Un rythme qui rompt avec la maîtrise jusqu’ici assurée par les différentes municipalités depuis 40 ans.

Ce numéro de décembre de votre RPA infos fait le point sur cet urbanisme démentiel.

Découvrez-le dans votre boîte aux lettre. Et retrouvez-le ici dans son intégralité.

RPA Infos DECEMBRE 2017

N’hésitez pas à le partager et à en parler autour de vous.

Comme le Beaujolais, le PLU nouveau est arrivé !

C’est un millésime qui va nous laisser un goût amer.

Le délai supplémentaire imposé au PLU (Plan Local de l’Urbanisme), annulé à la demande du Préfet de Seine-et-Marne, n’aura pas fait murir la réflexion de notre majorité municipale. C’est à peine si les inondations de 2016 sont mentionnées dans l’étude environnementale, mais cela ne change en rien les projets et les conclusions : il faut bâtir et domestiquer les espaces naturels !

Un PLU, c’est la vision de la ville pour les années à venir : quel type d’urbanisation, quels équipements publics, quels commerces et activités industrielles et agricoles. Celui qui nous est proposé nous promet une explosion des logements, un accroissement des zones d’activités industrielles au détriment des espaces agricoles. Le tout, sans analyse des besoins en écoles, ni prévision des aménagements de voirie nécessaires. L’agrément de notre ville est vendu au plus offrant.

Un mauvais poisson d’avril.

Tout doit être bouclé pour le 30 juin 2018. La nouvelle enquête publique a été annoncée pour le 1er avril (un dimanche !) et elle se déroulera à cheval sur les vacances scolaires de printemps. L’humour démocratique de nos édiles n’a pas de bornes.

Ne laissons pas notre maire rire à nos dépens, notons la date de l’enquête publique et faisons remonter notre désapprobation.

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