A votre santé !

 

Plus de 2 000 Féréopontains se retrouvent sans médecin ! La situation est grave et la question de la santé pour les Féréopontains devrait être une priorité pour la municipalité.

Certes, elle tente de prendre des initiatives. Mais elles ne sont ni adaptées à la situation, ni à la hauteur des enjeux de notre commune.

Le projet de santé, mis au vote lors du conseil municipal du 11 juin, en témoigne : un document essentiellement technique sans aucun effet sur la politique de santé nécessaire à notre commune.

Le premier projet de santé, réalisé par la précédente équipe municipale en 2011, avait permis l’embauche de deux médecins généralistes au centre de santé. Le projet de 2018, qui prend sa suite, n’apporte aucune réponse aux problèmes posés, ni aucune vision pour l’avenir.

 

Pourtant, Saint-Fargeau-Ponthierry dispose du seul centre de santé de Seine-et-Marne ! La municipalité aurait pu continuer à valoriser et développer ce magnifique outil au service des Féréopontains. Mais ce n’est pas sa priorité.

Depuis quatre ans, chacun a pu observer une réelle dégradation du service rendu : disparition de certaines consultations, standard inaccessible, absence d’investissement, et un laisser-aller dans la gestion qui a pour conséquence le doublement du déficit en quelques années.

 

A côté du centre de santé s’est installée la maison médicale libérale pour répondre aux besoins des médecins qui en sont à l’origine. Elle a le mérite d’exister. Mais elle ne fait en réalité que regrouper des praticiens déjà existants sur la commune. Elle n’apporte surtout aucune amélioration de l’existant pour les patients actuels ou pour ceux qui arrivent massivement sur la commune.

 

600 000 euros d’argent public ont été consacrés à la réalisation de la maison libérale. Pour certains c’est beaucoup trop, en raison notamment de l’absence de services supplémentaires pour la population. Mais pour d’autres ce n’est pas suffisant pour en faire réellement un outil attractif pour des praticiens.

Pourtant, avec cette même dépense, il y avait tellement mieux à faire pour la santé sur la ville que ce qui est proposé. Il suffit pour cela d’observer les initiatives prises par les communes voisines, et ce quelle que soit la gouvernance politique, que ce soit à Savigny-le-Temple ou bien à Dammarie-les-Lys.

 

Les élus d’opposition du groupe « Transition » et l’association RPA, prenant la question de la santé comme essentielle pour la qualité de vie des habitants, organiseront, dès la rentrée, une réunion publique préparée en lien étroit avec la population.

 

L’objectif est de mettre en avant des expériences prises par d’autres communes et de présenter les réponses possibles pour Saint-Fargeau-Ponthierry.

La santé s’invite dans le débat public

 

Le sujet de la santé est d’importance. Il nous concerne tous. Cela est vrai au niveau national mais aussi une fois décliné sur les différents territoires. Notre commune n’y échappe pas.

Le tract récemment sorti par une nouvelle association de la commune, le Philaplon, a le mérite de remettre ce sujet en priorité, même si le ton polémique est regrettable. Le signataire, le kinésithérapeute Denis Saadia, s’exprime visiblement avec l’aval de la majorité municipale, son expression rappelant le ton délétère de la campagne électorale de 2014, que le 1er adjoint, directeur de campagne à l’époque, ne pourrait renier !

Au-delà de cette polémique, merci donc à Denis Saadia, et au Philaplon, de nous rappeler que le déficit du centre de santé a été réduit de plus de la moitié pendant la mandature précédente. Et encore : les chiffres donnés ne sont pas les bons. En effet la subvention municipale, qui comble le déficit, est passée de 300 000 euros en 2008 à 70 000 euros en 2013 avec l’installation de 2 médecins généralistes qui n’existaient pas avant.

Cependant le tract oublie de dire que, depuis 2014, ce déficit a plus que doublé pour atteindre 170 000 euros, selon les prévisions 2018, et ce sans aucun service supplémentaire, comme le démontre ce citoyen.

Merci encore à lui de citer les exemples de communes voisines (Nandy ou Cesson). Cela montre que, plus petites et avec bien moins de moyens que nous, ces communes ont réussi à attirer plusieurs médecins supplémentaires.

Les choix de Saint-Fargeau-Ponthierry de regrouper simplement des cabinets existants sur la ville sont-ils vraiment les meilleurs ?

Merci enfin à lui de rappeler l’importance de ce sujet et des débats indispensables. Le principal est d’atteindre, sans polémique, l’objectif commun et sans nul doute partagé : permettre aux Féréopontains d’être soignés autant que de besoins.

Des Etats Généraux de la Santé

D’où la proposition de RPA de lancer les « Etats Généraux de la Santé à Saint-Fargeau-Ponthierry » où pourront participer des patients sans solutions, des praticiens ayant quitté la commune récemment, des médecins de Saint-Fargeau-Ponthierry submergés et des élus des communes ayant mis en place de vraies solutions. Nous proposerons bien évidemment à Denis Saadia, dont on connaît le sens de l’engagement, d’en être l’invité d’honneur.

RPA continuera à être force de propositions et d’initiatives

SOS Médecins ! Que fait la commune ?

 

Le déficit de médecins est un problème national. Il touche chaque citoyen et sa famille, confrontés à la maladie, une simple urgence, la surveillance d’un traitement comme au besoin de prévention.

Sur Saint-Fargeau-Ponthierry, l’actuelle juxtaposition des deux structures privée et publique n’apportent pas de solutions nouvelles.

Devant l’impossibilité de trouver un médecin référent, chacun essaie de tenter sa chance en s’éloignant vers Chailly-en-Bière, Perthes, Cesson, Vert-Saint-Denis, Nandy, voire plus loin… jusqu’à la permanence de SOS Médecins à Melun.

La situation est grave. Car à défaut de médecin référent, pas d’accès aux soins, ni à un spécialiste, avec des remboursements limités à 30% du tarif de la Sécurité sociale ! Cette carence creuse encore plus les inégalités en excluant les plus fragiles et les moins mobiles. D’où un sentiment d’abandon et de colère entièrement justifié.

La recherche de solutions efficaces devient URGENTE

Avant 2014, l’ancienne équipe municipale avait innové en développant le seul Centre municipal de santé de Seine-et-Marne (CMS). Elle avait essayé d’anticiper pour répondre aux besoins des habitants avec une médecine générale et spécialisée satisfaisante, complémentaire de l’offre libérale. Deux médecins généralistes et un médecin spécialisé en gériatrie ont été recrutés à cette période. Une permanence généraliste une partie du week-end était même prévue pour 2015.

Au total, le CMS comptait deux généralistes et un dentiste, et treize autres consultations étaient possibles : cardiologue, dermatologue, gynécologue, ophtalmologue, psychiatre, orthoptiste, orthophoniste, psychologue, kinésithérapeute, acupuncteur, gériatre, ostéopathe, podologue.

A ce jour, il n’en reste que six : gynécologue, ophtalmologue, orthoptiste, psychologue, acupuncteur et gériatre.

Aujourd’hui, suite à la décision du conseil municipal de décembre 2017, un nouveau médecin généraliste était très attendu au Centre municipal de santé pour février 2018. Finalement, celui-ci ne viendra pas faute de trouver un accord salarial.

Après 600 000 euros de travaux financés par la commune et décidés par l’actuelle municipalité, une Maison libérale de santé (MLS) a ouvert dans les anciens locaux du CCAS. Trois infirmiers, deux podologues et deux kinésithérapeutes s’y sont installés. Cinq médecins libéraux de la commune ont quitté leur cabinet privé pour rejoindre la MLS. On a simplement financé le regroupement de cabinets privés déjà existants.

Mais, à ce jour, aucun nouveau médecin, ni aucune offre nouvelle de soins n’est à noter.

La Santé est un enjeu public

La MLS ne semble pas suffisamment attractive. Le CMS, avec moins de praticiens, voit son déficit doubler sans aucun service supplémentaire à l’usager.

La santé n’est pas une affaire comptable, c’est un enjeu public pour tous les Féréopontains. 

C’est de la responsabilité de la commune de trouver des solutions efficaces pour répondre aux besoins des habitants. Il ne suffit pas d’offrir simplement le choix entre structures privée et publique, comme l’a déclaré le maire au dernier conseil municipal, mais de les mettre en synergie autour d’un vrai projet de santé territorial intégrant la question des permanences de soins, pour éviter aux habitants un casse-tête pour réussir à se faire soigner.

D’autres communes ont trouvé de vraies solutions.

Pourquoi pas Saint-Fargeau-Ponthierry ?