Nouveau PLU : le pire est à venir pour Saint-Fargeau-Ponthierry et les Féréopontains

 

La nouvelle mouture du PLU (Plan local d’urbanisme), actuellement soumise à enquête publique (jusqu’au 25 avril), impose, ni plus ni moins, de rompre avec le caractère rurbain de Saint-Fargeau-Ponthierry. L’urbanisation à outrance, qu’il permet et prévoit, fait peser les plus grands dangers pour le quotidien des Féréopontains.

Dans les documents consultables en mairie par chacun des habitants, plusieurs points attestent de ces dangers.

La multiplication des programmes immobiliers aura pour conséquence une explosion démographique insensée et irréversible : le cap des 20 000 habitants sera franchi allégrement. Un développement incontrôlé qui se fait, de surcroît, sans anticiper les besoins en infrastructures et aménagements : plan de circulation, écoles, collège, transports, services publics, santé, commerces, …

Quelques exemples

A Jonville, le projet immobilier de 240 logements laisse augurer des problèmes de circulation ingérables. La « liaison douce » prévue entre Jonville et Auxonnettes, est un soi-disant cheminement de 8 à 10 mètres de large. Un dimensionnement qui laisse penser qu’il est prévu pour être transformé dans le futur en route pour désengorger Jonville et rejoindre l’autoroute.

Le Parc Espace Naturel Sensible R. Sachot et le parc des Bordes, perdent leur classement EBC (Espace boisé classé). Un oubli ? Ou plutôt un choix permettant des aménagements contraires à l’environnement et à la charte du PNR, voire des abattages rendus nécessaires par un nouveau désir immobilier ?

En entrée de ville, l’extension de la ZAC, prévue au-delà de Maison Rouge, se fera sur un espace agricole devenu inondable. Et pour quelle utilité économique ? La ZAC existante n’est pas pleine, les ZAC des communes alentours peinent à vivre. Et les retombées fiscales pour la commune minimes, l’Agglomération melunaise dont nous dépendons étant la seule bénéficiaire des taxes issues de la fiscalité des entreprises.

En centre-ville, le programme prévu après la destruction de l’ancienne mairie, des anciens services techniques, du stade et du gymnase de la Fileuse va générer un flux routier important et dangereux. Là encore, aucune étude d’impact sur la circulation rue de la Fileuse et sur la RD607 n’est disponible.

L’assainissement est oublié. Aucune anticipation d’un redimensionnement de la station d’épuration, commune à Saint-Fargeau-Ponthierry et Pringy. L’évolution démographique des communes impose d’anticiper ce redimensionnement rendu obligatoire.

Prévention des inondations : la question est totalement ignorée dans ce PLU. Aucune prise en compte du PPRI (Plan de prévention du risque inondation) document qui s’impose à toute collectivité. En bords de Seine, sur le site Henkel, le programme immobilier est défini sans prise en compte des règles édictées par ce plan préfectoral.

Un PLU fortement critiqué par la plupart des instances

Les avis des personnes publiques associées (Etat, Région, Conseil départemental, Agglomération melunaise, PNR, Chambre d’agriculture, Autorité environnementale…), joints au PLU, sont éloquents. Ils vont tous dans le même sens.

La Mission régionale d’autorité environnementale d’Ile-de-France (MRAe) souligne que « le dossier ne permet pas d’appréhender […] les motivations […] conduisant à une consommation importante d’espaces encore non artificialisés. » La MRAe indique encore que « le contenu du rapport de présentation du projet de PLU de Saint-Fargeau-Ponthierry ne répond pas à l’ensemble des obligations du code de l’urbanisme relatives aux PLU soumis à une évaluation. » Pour la MRAe, le risque inondation n’est pas pris en compte. Elle fait encore toute une série de remarques qui l’amène à une observation : « L’évaluation environnementale » faite pour la commune « n’apparaît pas avoir servi d’outil d’aide à la décision » dans les choix du PLU.

Le PNR (Parc Naturel Régional) du Gâtinais français émet « un avis réservé. » La « constructibilité des zones agricoles est incompatible avec les orientations de la Charte du Parc. » Le PNR ne trouve dans le PLU « aucune orientation forte » en termes de cadre de vie et de mobilités.

La CAMVS (Agglomération de Melun) de son côté souligne notamment que l’extension de la ZAC d’entrée de ville pourrait « générer une concurrence venant en contradiction avec l’objectif de maintien du commerce de proximité en centre-ville et pourrait fragiliser les équilibres commerciaux existant sur le sud de l’agglomération. »

Le Conseil départemental de Seine-et-Marne, où siège le maire, émet des réserves sur « le trafic généré » sur le réseau départemental par le projet urbain de la ville, tout comme sur les « circulations agricoles pas du tout abordées. »

La Chambre d’agriculture confirme son « avis défavorable » déjà mentionné en 2016, notamment en raison de « la profusion de projets de zones d’activité en Seine-et-Marne et en Essonne » au détriment des zones naturelles.

L’Etat formule une série d’observations dont le fait que le PLU ne prévoit pas de zones limitant « la constructibilité des terrains en lisière d’espaces naturels. »

Pour garder une commune à taille humaine, les Féréopontains doivent s’exprimer

Tout est fait pour empêcher le débat et l’expression des citoyens ! Cette nouvelle version du PLU n’a en effet été soumise à aucune concertation ni réunion publique. Les associations environnementales de la commune n’ont pas été conviées à donner leur avis sur ce document avant d’être finalisé. Les habitants n’ont pas eu droit non plus à une nouvelle présentation de la ville qui est dessinée avec ce PLU, encore pire que le précédent pourtant retoqué par le Préfet pour illégalités.

Urbanisme outrancier, environnement sacrifié, risques d’inondations ignorés, terres agricoles grignotées, plan de circulation oublié, infrastructures, services publics scolaires non prévus !

Cette version du PLU porte en elle des handicaps majeurs pour l’avenir de la commune, la vie quotidienne et le bien-être des Féréopontains.

Il est donc vital pour chaque habitant de porter à la connaissance du commissaire enquêteur ses observations, ses questionnements, ses craintes, afin que notre commune rurbaine reste humaine, accueillante, vivable, respirable, durable.

 

Les documents du PLU sont consultables en mairie :

Lundi et vendredi : 8h30 à 12h00 / 13h30 à 17h

Mardi et jeudi : 13h30 à 18h30

Mercredi : 8h30 à 17h

Samedi : 9h à 12h (sauf les dimanches, les jours fériés et chômés)

Chacun peut consigner ses observations sur le registre mis à sa disposition.

Le commissaire enquêteur reste à la disposition du public :

le mardi 17 avril : de 14h00 à 17h00

le mercredi 25 avril : de 14h00 à 17h00

Les observations et commentaires peuvent également être rédigés en ligne sur le registre dématérialisé

https://www.democratie-active.fr/enquete-plu-saint-fargeau-ponthierry/

où tous les documents relatifs au PLU sont consultables.

Un PLU incompatible avec l’environnement

 

Le 30 juin 2017, le Préfet de Seine-et-Marne a retoqué le Plan local d’urbanisme (PLU) de la Saint-Fargeau-Ponthierry pour « vice de procédure entachant d’illégalité le PLU ».

Motif : l’absence de l’avis de la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) d’Ile-de-France.

Cette alerte du Préfet n’aura pas fait murir la réflexion de la majorité municipale.

A propos de la nouvelle mouture du PLU, soumise à enquête publique jusqu’au 25 avril, la MRAe souligne : « L’évaluation environnementale n’apparaît pas avoir servi d’outil d’aide à la décision permettant notamment de justifier les choix portés par le projet de PLU » !

Le nouveau PLU a du mouron à se faire

Si l’évaluation environnementale a été actualisée, elle ne corrige pas les tares originelles du PLU.

L’autorité environnementale n’est d’ailleurs pas dupe.

Les risques d’inondation ne sont pas pris en compte. Le plan de préservation des zones humides demandé par le PNR est absent. Aucune justification de l’extension de la ZAC entrée de ville sacrifiant de nouvelles terres agricoles. Les zones inconstructibles ne sont pas clairement identifiées. Pas de plan de circulation exposé pour répondre à l’explosion démographique promise.

 

Le modèle de développement proposé rompt avec le caractère rurbain de notre commune en bétonnant à outrance. Cette densification de l’urbanisation, notamment sur des secteurs à risque (aux abords de la rivière de l’Ecole et du ru de Moulignon) accentue les risques d’inondation.

Ce PLU dessine Saint-Fargeau-Ponthierry comme une ville de banlieue comme on en connaît en petite couronne parisienne. Elle ne sera bientôt que la périphérie de Corbeil et Melun.

Des choix inquiétants

La Mission régionale d’autorité environnementale n’est pas tendre avec ce nouveau PLU, quoiqu’en disent le maire et son adjointe à l’urbanisme. Les questions environnementales sont sacrifiées, voire ignorées. De quoi inquiéter chacun des Féréopontains.

Jusqu’au 25 avril, portons nos questionnements auprès du commissaire enquêteur. L’enquête publique est l’occasion de pointer l’incohérence des choix de la municipalité, de souligner le peu de cas qui est fait de l’environnement.

Et de faire valoir une autre vision de notre ville, plus humaine, plus vivable, plus respirable, plus responsable.

Il en va de l’avenir de notre commune

 

L’ensemble des documents du PLU sont consultables en mairie :

  • Lundi et vendredi : 8h30 à 12h00 / 13h30 à 17h
  • Mardi et jeudi : 13h30 à 18h30
  • Mercredi : 8h30 à 17h
  • Samedi : 9h à 12h (sauf les dimanches, les jours fériés et chômés)

Chacun pourra consigner ses observations sur le registre mis à sa disposition.

 

Le commissaire enquêteur sera à disposition du public :

  • le samedi 7 avril : de 9h00 à 12h00
  • le mardi 17 avril : de 14h00 à 17h00
  • le mercredi 25 avril : de 14h00 à 17h00

Les observations et commentaires peuvent également être rédigés en ligne sur le registre dématérialisé où tous les documents relatifs au PLU sont consultables.

 

RPA Infos : D’une « commune rurbaine » à une « ville banlieue »

 

Depuis trois ans, une véritable frénésie immobilière a saisi la ville. En un seul mandat, Saint-Fargeau-Ponthierry verra sa population augmenter de plus de 6 000 habitants. Plus de 2 300 logements auront été construit en six ans. Un rythme qui rompt avec la maîtrise jusqu’ici assurée par les différentes municipalités depuis 40 ans.

Ce numéro de décembre de votre RPA infos fait le point sur cet urbanisme démentiel.

Découvrez-le dans votre boîte aux lettre. Et retrouvez-le ici dans son intégralité.

RPA Infos DECEMBRE 2017

N’hésitez pas à le partager et à en parler autour de vous.

Comme le Beaujolais, le PLU nouveau est arrivé !

C’est un millésime qui va nous laisser un goût amer.

Le délai supplémentaire imposé au PLU (Plan Local de l’Urbanisme), annulé à la demande du Préfet de Seine-et-Marne, n’aura pas fait murir la réflexion de notre majorité municipale. C’est à peine si les inondations de 2016 sont mentionnées dans l’étude environnementale, mais cela ne change en rien les projets et les conclusions : il faut bâtir et domestiquer les espaces naturels !

Un PLU, c’est la vision de la ville pour les années à venir : quel type d’urbanisation, quels équipements publics, quels commerces et activités industrielles et agricoles. Celui qui nous est proposé nous promet une explosion des logements, un accroissement des zones d’activités industrielles au détriment des espaces agricoles. Le tout, sans analyse des besoins en écoles, ni prévision des aménagements de voirie nécessaires. L’agrément de notre ville est vendu au plus offrant.

Un mauvais poisson d’avril.

Tout doit être bouclé pour le 30 juin 2018. La nouvelle enquête publique a été annoncée pour le 1er avril (un dimanche !) et elle se déroulera à cheval sur les vacances scolaires de printemps. L’humour démocratique de nos édiles n’a pas de bornes.

Ne laissons pas notre maire rire à nos dépens, notons la date de l’enquête publique et faisons remonter notre désapprobation.

Saint-Fargeau-Ponthierry, le pays des grues

 

Il ne s’agit pas des oiseaux migrateurs qui nous survolent deux fois par an.

Ce sont ces engins qui signalent des chantiers d’envergure de plusieurs dizaines d’appartements.

Ces grues, à peine démontées, émigrent vers un autre quartier.

Autrefois, en revenant de voyage, on se guidait avec les antennes de Sainte-Assise. Maintenant, on a les GPS,… et aussi ces grues !

 

NON aux 2 000 logements programmés sur 6 ans.

 

Le Plan local d’Urbanisme, ayant été annulé à la demande du Préfet de Seine-et-Marne, va se retrouver à nouveau en discussion et soumis à enquête publique.

Ce sera le moment de manifester notre volonté de garder une qualité de vie dans notre commune.

© RPA

L’urbanisation vue par le maire

Depuis 2014, une vraie frénésie immobilière s’est emparée de la ville de Saint-Fargeau-Ponthierry.

Loin de la promesse d’un urbanisme maîtrisé, et malgré la manipulation des chiffres de l’Insee sur la population, c’est la promesse d’atteindre 20 000 habitants en 2020 qui est à l’ordre du jour. Soit plus de 6 000 habitants en 6 ans.

Entre les permis déjà signés depuis son arrivée, et les programmes immobiliers déjà annoncés, quelles seront les conséquences pour les Féréopontains et la qualité de vie sur notre commune ?

Jugez plutôt :

 

Flyer Urbanisation - AVRIL 2017

 

C’est ce que le maire qualifie de « dynamisme immobilier, une chance à saisir » (Edito du supplément Urbanisme au Mag n°13 novembre-décembre 2016).

Pourtant en réunion publique, le 5 novembre 2016, le maire confirmait que les demandes de logements sont en baisse importante et constante. (Info tableau de veille du 3 janvier 2017)

Quelles sont donc les vraies raisons qui le poussent à construire toujours plus ?

 

Urbanisation : cela sent le bouchon !

Le cap des 20 000 habitants est fixé. Implacablement, le maire poursuit l’urbanisation irréfléchie de la commune.L’extraordinaire accélération se confirme.

Concentrés à 90% sur le centre de Ponthierry, ce sont 553 logements livrés d’ici 2018, puis 1590 logements en projet d’ici 2020 inscrits dans le PLU ou présentés par la municipalité en réunion publique.

Avec près de 2200 logements supplémentaires, c’est une augmentation de la population de plus de 6000 habitants en moins de 5 ans, soit plus de 1200 par an.

L’impréparation étant totale, les services publics déjà insuffisamment assurés, vont cruellement manquer lorsque ces 6000 personnes vont venir s’installer : crèches, écoles, médecins, équipements sportifs … rien n’étant réfléchi, les conséquences se font déjà sentir. Elles seront irrémédiables et désastreuses pour la vie de chacun de nous.

Et notamment, aggravation :
  • des conditions de circulation déjà compliquées : augmentation considérable du trafic interne, cumulé au flux externe du transit toujours plus important vers l’A6.
  • des conditions de stationnement inextricables : places de parking systématiquement en nombre insuffisant dans les programmes immobiliers.

 

Transit externe + circulation interne = asphyxie

 

  • Avenue Beaufils

– ouverture aux voitures du passage sous la voie ferrée en bas de l’avenue Beaufils.

– près de 200 logements supplémentaires (111 sur Splenodex et 81 à l’angle Beaufils /Leroy).

  • Le Pont sur la Seine

– déjà saturé aux heures de pointe avec souvent plus de 15 minutes pour le traverser.

– 850 logements supplémentaires programmés en Bords de Seine et de nouvelles activités économiques espérées.

  • La D607:

– les flux précédents vont s’ajouter aux actuels de la D607 : 23 000 véhicules par jour (p.71 du PLU, mais 25 000, 2 pages plus loin !). Ce cafouillage du « document officiel de référence » de la municipalité montre d’ailleurs combien le problème est loin des préoccupations municipales. Mais l’idée est là : nous sommes déjà proches de la saturation.

– près de 900 logements de plus débouchant sur la D607 : 102 en construction au 23 avenue de Fontainebleau + 159 sur le site mairie + 400 à venir sur le même site + 120 sur le site Chapelle + 100 sur le site gendarmerie.

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Ponthierry asphyxiée, c’est toute la commune qui est paralysée

 

Ponthierry étouffée, c’est l’ensemble des Féréopontains qui auront le plus grand mal à s’y rendre pour les besoins de leur vie quotidienne. Mais aussi, et surtout, c’est l’avenir et la sécurité de nos quartiers et cœurs de hameaux qui sont gravement menacés.

En effet, les automobilistes bloqués chercheront à tout prix des solutions alternatives et utiliseront les voies parallèles à la D607. Les habitants de Tilly, de Moulignon, des Bordes ont déjà connu cela. Leurs inquiétudes et leur mobilisation sont justifiées.

 

A cela s’ajoutent

 

  • l’abandon du développement des modes alternatifs de déplacement : liaisons douces et pistes cyclables
  • l’absence d’une politique de transports collectifs : les liaisons vers Corbeil, Cesson et Savigny le Temple n’apparaissent pas dans le PLU
  • la menace d’un contournement de Ponthierry par une « voie de desserte principale » reliant Jonville, Moulignon, Auxonnettes
  • un pont sur la Seine en aval, ou en amont, de Melun projeté par la Région et qui pourrait déboucher dans la plaine de Tilly

 

La raison voudrait que le Maire coupe le cordonet abandonne cet urbanisme démentiel dans lequel il nous a délibérément engagés.

 

L’urbanisation vue par le Maire et son équipe

Une urbanisation galopante concentrée à près de 90% sur Ponthierry et son centre ville

  • 470 logements livrés ou en cours d’ici 2 ans
  • 1700 supplémentaires prévus entre 2018 et 2020

Sans réflexion préalable, ni vision globale, ces choix de la municipalité auront des conséquences irréversibles sur les conditions de vie quotidienne :

  • aggravation des conditions de circulation interne s’ajoutant aux difficultés des traversées de la ville et de la Seine
  • engorgement du stationnement
  • insuffisance des équipements publics notamment pour le sport, la scolarisation et les places en crèches

1995-2015 : de 11300 à 13170 habitants

soit moins de 100 habitants supplémentaires par an

(+17% en 20 ans)

2015-2020 : de 13170 à près de 20000 habitants

soit plus de 1000 habitants supplémentaires par an

(+50% en 5 ans)

Urbanisme maîtrisé, ou urbanisme galopant ?

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