Mairie du cœur de ville : dernière tentative pour éviter sa destruction

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En lien avec les élus du groupe Transition, RPA tente de sauver le patrimoine communal face à la détermination de la municipalité de le brader au profit des intérêts de l’immobilier.

 

Le recours déposé au tribunal administratif a été rejeté sans que soient jugées les nombreuses irrégularités d’un dossier rempli d’illégalités, sans parler des conditions de cession à un prix deux fois plus bas que le prix du marché.

Le juge a en effet estimé que les requérants n’étaient pas légitimes à demander que le tribunal étudie sérieusement le dossier. Motif : ils habitent à plus de 50 mètres du site mairie concerné par le permis de démolir et de construire.

Le Conseil d’Etat saisi

Mais les requérants ont eu connaissance qu’une jurisprudence du Conseil d’Etat reconnaît le fait que ne pas être « voisin contigu » ne voulait pas dire que des habitants ne puissent pas être concernés.

Ils ont donc décidé, après consultation et avis du bureau de RPA, de faire appel auprès du Conseil d’Etat pour faire annuler la décision en première instance et espérer ainsi sauver la mairie.

 

Aujourd’hui, plusieurs autres démolitions sont prévues sur la commune afin de libérer les terrains les plus rentables aux promoteurs immobiliers. La construction d’une nouvelle salle de tennis de table a fait l’objet d’un appel d’offre afin de se débarrasser de la salle actuelle, alors que le club n’a aucune demande, ni aucun besoin en ce sens.

Et depuis cet été, des cabinets privés viennent au marché interroger des commerçants pour préparer leur dossier destiné à répondre à un appel à projet émanant de la municipalité, programmant ainsi le déplacement du marché à l’extérieur du centre-ville.

Eviter l’irrémédiable

Le cœur de ville est-il destiné à devenir un énorme quartier urbain, perdant ses services et ses commerces de proximité ?

L’appel au Conseil d’Etat est sans doute la dernière tentative pour éviter l’irrémédiable et empêcher que le centre-ville ne devienne une cité-dortoir.

Doit-on accepter la transformation de notre commune en une simple banlieue assurant la jonction urbaine entre trois agglomérations :

Evry-Corbeil-Essonnes, Sénart et Melun ?

Vous cherchez le lavoir de Tilly ?

 

Il est décrit par le Parc naturel régional du Gâtinais français comme le lavoir « le plus original » du Gâtinais. Dans son Guide des promenades et randonnées, le PNR rappelle que le lavoir de Tilly est cité dans les écrits « dès 1889 ».

Les Féréopontains le connaissent bien. Et les habitants de Tilly y sont particulièrement attachés. Ce lavoir est un élément essentiel du patrimoine de la commune et participe au caractère du hameau.

 

Mais aujourd’hui, l’unique lavoir circulaire de Seine-et-Marne est devenu inaccessible !

 

Lavoir de Tilly sous la végétation / 23 juin 2018 © RPA

Exemple ce samedi 23 juin. Les sentiers balisés sont impraticables. Il faut être équipé, chausser les bottes pour accéder au lavoir et traverser la jungle des orties. Plus aucune trace de l’emplacement de la source, noyée dans une végétation qui a depuis longtemps repris le pouvoir. L’eau contourne le lavoir jusqu’à en saper le mur.

Même si d’aventureux promeneurs dégagent les feuilles qui obstruent le bassin circulaire et le petit bassin extérieur… c’est la déception et la colère de voir ce superbe site totalement abandonné.

Le cadre de vie n’intéresse pas la municipalité de Saint-Fargeau-Ponthierry. On le savait. Mais la préservation du patrimoine n’est, à l’évidence, pas une priorité non plus pour elle !

 

 L’abandon du lavoir de Tilly donne une très mauvaise image de la commune.

Et il montre un réel mépris pour le hameau et ses habitants.

 

Lavoir de Tilly en 2012

Lavoir de Tilly en 2012 © RPA