Mairie : la destruction en cours, malgré le recours au tribunal

.

Les travaux de démolition de la mairie emblématique de la commune ont démarré. Pourtant, un recours en Conseil d’Etat est engagé pour faire annuler le permis de démolir de l’ancienne mairie.

Un recours n’étant pas suspensif, le maire a décidé de passer en force sans attendre le résultat du jugement, dont il doit visiblement douter qu’il soit en sa faveur !

 

Une fois démolie, le projet immobilier sera inévitable quel que soit, au final, le jugement prononcé sur les illégalités dénoncées par des habitants et par les élus du groupe « Transition ».

 

Pourtant, le recours en première instance avait fait reculer les travaux de démolition. La bulle de vente des futurs appartements, installée en toute précipitation, avait été retirée, tout aussi précipitamment. Les ventes étaient suspendues et le début des travaux reculé.

 

Le tribunal de Melun s’est prononcé en juillet. Il n’a pas jugé le contenu des illégalités dénoncées estimant simplement que les requérants, n’habitant pas en proximité immédiate du chantier, n’étaient pas légitimes à intervenir. Ils ne seraient pas directement concernés.

Pourtant, une jurisprudence du Conseil d’Etat démonte cet argument. D’où l’appel en Conseil d’Etat déposé le 10 septembre.

 

Les prochaines échéances électorales arrivant, le risque de ne pas arriver à réaliser l’une des plus juteuses opérations immobilières du département est devenu grand. D’où ce coup d’accélérateur du maire.

De bons coûts à prévoir, mais de bien mauvais coups pour la commune !

 

Mauvais coup pour les Féréopontains, qui voient une partie de leur histoire se transformer en gravats !

Mauvais coup pour le cœur de ville, qui voit s’envoler le service public de proximité !

Mauvais coup pour la commune, qui voit se renforcer la sururbanisation de Ponthierry sans que, ni les équipements scolaires, ni les équipements sportifs, ni les solutions de stationnement, ni la question de la circulation, ne soient adaptés ou réfléchis en amont.

 

Et s’il y a un seul bon coût, c’est celui que les promoteurs ont obtenu du maire et de son équipe, complices d’une part, en ayant véritablement bradé le patrimoine communal et d’autre part, de l’avoir fait à moitié prix de sa valeur réelle. Pas un mauvais coup pour tout le monde !

 

Seule, une mobilisation d’un maximum de personnes peut sanctionner cette décision.

Une pétition demandant la suspension des travaux, le temps que le tribunal se prononce, est en cours.

A relayer autant que nécessaire car le maire et les élus municipaux doivent rendre compte de leurs actes.

Ils ont encore la possibilité d’éviter le pire et l’irrémédiable !

 

Signer la pétition en ligne

ou

Télécharger la pétition

 

Penser la santé de demain à Saint-Fargeau-Ponthierry !

.

La désertification médicale n’est pas une fatalité. C’était le cœur des Etats généraux de la santé, organisés samedi 6 octobre par les élus de l’opposition du groupe « Transition ».

La pénurie de médecins que connaît notre commune nécessite des solutions efficaces. Mais les outils mis en place par l’actuelle municipalité ne répondent malheureusement pas aux besoins des habitants. La maison médicale libérale, ouverte sans réelle concertation ni réflexion collective, ne fait pour l’instant que regrouper des praticiens déjà présents auparavant sur la ville. Elle peine à attirer de nouveaux professionnels de santé.

 

Comment faire plus et mieux ?

Samedi dernier, ce sont les expériences d’autres communes qui ont été mises en lumière.

Les élus de Nandy ont ainsi apporté le témoignage de leur expérience qui a conduit à l’ouverture de deux maisons pluridisciplinaires.

Les exemples d’autres communes de Seine-et-Marne ont aussi été citées. Comme celles de Roissy-en-Brie, où un village médical de 10 000 m² a vu le jour, ou encore les 25 praticiens de la maison pluridisciplinaire du Mée-sur-Seine qui vise un objectif de 45 professionnels à terme.

Le pôle médical de Chevry-Cossigny et ses 12 praticiens, créé en 2014, ou l’ouverture en 2019 d’une maison de santé de 20 professionnels à Claye-Souilly, font encore partie des expériences évoquées samedi.

Autant d’exemples qui montrent que des solutions, répondant avant tout à l’intérêt des habitants, peuvent voir le jour. A condition qu’il y ait une vraie volonté politique, ainsi qu’une large concertation avec les habitants, premiers concernés par les problématiques de santé, et avec tous les praticiens de la commune.

© RPA

Coconstruire

 La co-construction d’un projet de santé est essentielle, si l’on souhaite la pleine réussite des outils mis en place. Mais la concertation, le débat, la consultation, ne sont pas dans le vocabulaire de la municipalité. Grave erreur. Car ce qu’elle a initié n’est ni adapté à la situation, ni à la hauteur des enjeux de notre commune.

 

Samedi, ce sont donc une cinquantaine de Féréopontains qui ont pu prendre connaissance des expériences voisines, débattre avec les élus, échanger avec les professionnels, partager leur vécu de patients et découvrir la synthèse des plus de 200 réponses aux questionnaires distribués aux habitants en amont de cette réunion.

Aujourd’hui, il s’agit d’approfondir la réflexion pour proposer des réponses concrètes aux besoins de soins de proximité. Cela peut passer par une maison pluridisciplinaire pour mutualiser les moyens, par l’embauche d’assistants médicaux, la mise en place d’une urgence de ville, le développement de la téléconsultation en devenant une ville pilote, d’assurer le lien avec les hôpitaux du secteur. Il s’agit enfin de mettre réellement des moyens efficaces pour attirer des praticiens.

 

Un vrai projet de santé est possible pour notre commune.

Il est temps de s’y pencher, pour qu’un vrai parcours de soin soit effectif sur la ville.

Parce que la désertification médicale n’est pas une fatalité.

 

© RPA

© RPA

© RPA

 

Environnement et développement économique, même combat ?

.

Avec une quinzaine de participants ce 28 septembre, la réunion « Environnement & développement territorial » organisée par la municipalité n’a, encore une fois, pas fait recette. Après avoir annulé la réunion publique sur son bilan environnemental, la municipalité l’a regroupé avec celle sur son développement économique. Serait-ce un bon signe ?

 

Bilan environnemental

En fait la synergie n’a pas eu lieu, les deux sujets sont traités l’un après l’autre.

Aucun bilan environnemental n’a été fait. L’exposé a porté sur les projets. Projets intéressants, au demeurant, puisqu’il s’agit d’aménager l’ENS Sachot, le bois des Bordes et le bois Leroy, à partir des études du Parc naturel régional du Gâtinais (PNR) et du Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE).

Félicitons-nous que ces parcs aient conservé leur classement en Espace Boisé Classé (EBC), contrairement à ce que prévoyait le PLU soumis à l’enquête publique. Toutefois, on peut regretter que les habitants ne soient pas associés à la réflexion sur ces aménagements.

Le maire proclame qu’il ne travaille qu’avec « les sachants, les partenaires, ceux qui connaissent… ».

Quant à la prévention des inondations, « études – études – études ». Les travaux sur les rus ne commenceront pas avant 2020, voire 2021 sur Moulignon. Est-ce que la météo attendra, comme l’a souligné un intervenant dans le public ?

 

Bilan aménagement du territoire

Détour par l’aménagement du territoire : le maire a défendu sa frénésie de construction, nous expliquant que c’est sa manière de maîtriser l’urbanisme. Il nous apprend d’ailleurs que les élus de sa liste qui ont démissionné en voulaient plus. C’est la raison de leur démission. Les anciens élus en question approuveront sûrement cette affirmation !

Les équipements publics et scolaires ne suivent pas. Mais pourquoi donc l’ancienne municipalité n’a-t-elle pas prévu cet afflux de population dans sa boule de cristal ? On ne sait pas, en revanche, pourquoi l’actuelle municipalité n’a pas anticipé sa boulimie de béton.

Le marché, lui, ne sera pas remplacé par des immeubles. « Seulement quelques travaux de réparation… le sol est glissant ! » Sa démolition était une « fake news », paraît-il. Les commerçants ont dû mal entendre.

 

Bilan économique

De bilan économique, il n’y en pas eu non plus. Monsieur Fromentin, conseiller municipal chargé du développement des entreprises, nous a expliqué qu’une centaine d’entreprises sont candidates pour venir dans notre commune.

Si l’ambition de la municipalité était de fournir des opportunités d’emplois aux Féréopontains, on se demande pourquoi ils ont refusé le projet Pack-en-Seine. Ce centre de formation référent pour toute l’industrie liée aux activités de l’impression, qui devait entraîner l’arrivée d’entreprises de ce secteur, était prêt à être signé.

Et pourquoi ont-ils attendu près de cinq ans pour penser à remplir le 1/3 restant de la zone d’activités d’entrée de ville puisqu’il y a tant de demandes. Etait-ce pour laisser le temps à BDM de s’approprier les terrains, lui qui a déjà acheté le site mairie à moitié prix ?

Au final, environnement et développement économique, un bilan qui sonne creux.

Votre santé vous regarde. Parlons-en !

.

Plus de 2 000 Féréopontains sont sans médecin traitant.

Le départ en retraite de plusieurs médecins touche les Féreopontains déjà installés sur la commune. Mais, avec les nombreux permis octroyés depuis 2014, les nombreux nouveaux habitants sont confrontés à la pénurie de praticiens. Les médecins en place sont à saturation. Ils ne peuvent plus prendre de nouveaux patients.

 

La question de la santé est primordiale et doit être traitée avec le plus grand sérieux. Elle fait l’objet d’un grand débat au niveau national. Elle doit être également au cœur du débat sur Saint-Fargeau-Ponthierry, comme c’est le cas dans bon nombre de communes de France. Nous disposons du seul centre de santé de Seine-et-Marne. Il faut développer et valoriser cet outil de santé publique. Malheureusement, la municipalité n’en a pas fait sa priorité.

 

Si tel avait été le cas, l’ophtalmologiste qui a demandé au maire de l’aider à trouver un local sur la commune serait en train d’exercer. Mais faute de vraies réponses, elle est partie sur Melun. Le médecin arrivant en retraite, mais voulant poursuivre ses activités partiellement au centre de santé, aurait été embauché. Quant à celui qui a cherché à s’installer dans ce même centre, il aurait dû trouver les réponses adaptées à ses demandes de salaires. Tous exerceraient à ce jour leurs activités sur la commune.

Pour mémoire, l’ancienne municipalité était à l’origine de l’embauche des deux médecins généralistes du centre de santé.

Etats Généraux de la Santé

 

L’initiative des Etats Généraux de la Santé, portée par les élus de l’opposition du groupe « Transition », fait se bouger la municipalité qui annonce l’arrivée d’un médecin au centre de santé, véritable pôle d’attractivité des nouveaux praticiens.

Mais elle a auparavant préféré installer, à grands frais, la maison médicale libérale. 600 000 euros ont été investis. Elle a le mérite d’exister. Mais elle n’apporte pas l’amélioration attendue pour les patients.

 

La désertification médicale est-elle vraiment une fatalité ?

Les élus du groupe « Transition » ouvrent le débat avec les « Etats généraux de la santé ». Une première sur la ville.

Ce débat, qu’aurait dû faire la municipalité, se fait avec vous. Il est ouvert à tous, patients sans solutions, praticiens ayant quitté la commune récemment, médecins de Saint-Fargeau-Ponthierry submergés et élus des communes ayant mis en place de vraies solutions.

 

  • Quelle est la situation sur notre commune ?
  • Quelles sont les expériences réussies sur les autres collectivités ?
  • Quels sont les projets à concrétiser sur la ville ?

 

Samedi 6 octobre, à 17h30, salle Ginette Rivière, les Féréopontains sont invités à parler de leur expérience, de leurs attentes pour, ensemble, penser la santé de demain.

 

Pour en savoir plus :

 

PLU, troisième épisode

.

Après 15 mois de gestation, alors que le maire affirmait que cela ne prendrait pas plus de 6 mois, la nouvelle version du Plan Local d’Urbanisme (PLU) a été approuvée par la majorité municipale ce lundi 17 septembre.

 

La note de synthèse présentée au conseil municipal liste pas moins de 34 remarques prises en compte dans cette nouvelle version. Mais l’adjointe à l’urbanisme a clairement affiché, en plein conseil municipal, son mépris pour les Féréopontains venus s’exprimer sur les registres. Incontestablement, les commentaires des administrations et du commissaire enquêteur ont été intégrés. Certaines réponses de la mairie viennent également éclairer des propositions qui posaient question, tels ces 2 300 mètres d’arbres à haut jet qui borderont le chemin communal de Jonville, ce qui explique la surface d’emprise retenue. Mais pourquoi ne pas l’avoir dit plus tôt ? Et pourquoi avoir annulé la réunion publique ? Pour ne pas entendre les avis de nos concitoyens ?

 

Des questions restées sans réponse

 

Car le compte n’y est pas. Bien des questions restent sans réponse. Doit-on croire les promesses de mise à niveau des équipements publics alors que l’on constate dès cette année l’effet catastrophique sur la rentrée scolaire ? Sur les insuffisances des transports, le commissaire enquêteur note que la question sera résolue quand le département aura réalisé une liaison entre Melun et l’A6, quand la région aura relié l’A5 et l’A6 et quand un troisième pont enjambera la Seine. Cela promet !

Mais de toutes façons, les transports, la station d’épuration, ne sont plus de la compétence de la commune. On ne va quand même pas bloquer l’urbanisation de la ville pour cela !

 

Rien n’a bougé, la bétonisation est lancée

 

Sur le fond, le nouveau PLU n’a pas bougé. L’extension de la ZAC d’entrée de ville est toujours d’actualité. Mais pourquoi son dessin est-il différent entre le rapport de présentation et la description des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) ? Pourquoi la zone naturelle définie jusqu’ici est-elle dorénavant d’office une zone industrielle ? A l’issue d’une visite sur site, le commissaire enquêteur constate : « les surfaces libres sont insuffisantes pour répondre aux besoins potentiels d’ici 2030« . Quels sont ces besoins potentiels, sachant que le potentiel des Bords de Seine n’est pas intégré ?

 

En matière d’urbanisation les incohérences des chiffres avancés par la municipalité n’ont pas été pointées. Il est mentionné que la population était de 14 122 habitants en 2017. Mais ce chiffre de l’Insee vaut pour 2014 ! Dans le PLU, on nous dit que la population ne dépassera pas 15 600 habitants en 2030. Pourtant, le phasage du Plan local de l’habitat (PLH) annonce 1 135 logements entre 2017 et 2022. Selon les projections de la municipalité, les nouvelles constructions auront donc en moyenne moins d’un habitant par logement !

En réalité, à ce rythme la ville approchera les 20 000 habitants d’ici 2022. De quoi alimenter le nouveau collège de 800 places qui se profile.

 

La loi exige désormais que les PLU expliquent le projet qui les sous-tend. Ce projet n’est pas décrit dans le PLU adopté, mais il est très clair : bétonisation à tout va.

Alors, y aura-t-il un quatrième épisode ?

Mairie du cœur de ville : dernière tentative pour éviter sa destruction

.

En lien avec les élus du groupe Transition, RPA tente de sauver le patrimoine communal face à la détermination de la municipalité de le brader au profit des intérêts de l’immobilier.

 

Le recours déposé au tribunal administratif a été rejeté sans que soient jugées les nombreuses irrégularités d’un dossier rempli d’illégalités, sans parler des conditions de cession à un prix deux fois plus bas que le prix du marché.

Le juge a en effet estimé que les requérants n’étaient pas légitimes à demander que le tribunal étudie sérieusement le dossier. Motif : ils habitent à plus de 50 mètres du site mairie concerné par le permis de démolir et de construire.

Le Conseil d’Etat saisi

Mais les requérants ont eu connaissance qu’une jurisprudence du Conseil d’Etat reconnaît le fait que ne pas être « voisin contigu » ne voulait pas dire que des habitants ne puissent pas être concernés.

Ils ont donc décidé, après consultation et avis du bureau de RPA, de faire appel auprès du Conseil d’Etat pour faire annuler la décision en première instance et espérer ainsi sauver la mairie.

 

Aujourd’hui, plusieurs autres démolitions sont prévues sur la commune afin de libérer les terrains les plus rentables aux promoteurs immobiliers. La construction d’une nouvelle salle de tennis de table a fait l’objet d’un appel d’offre afin de se débarrasser de la salle actuelle, alors que le club n’a aucune demande, ni aucun besoin en ce sens.

Et depuis cet été, des cabinets privés viennent au marché interroger des commerçants pour préparer leur dossier destiné à répondre à un appel à projet émanant de la municipalité, programmant ainsi le déplacement du marché à l’extérieur du centre-ville.

Eviter l’irrémédiable

Le cœur de ville est-il destiné à devenir un énorme quartier urbain, perdant ses services et ses commerces de proximité ?

L’appel au Conseil d’Etat est sans doute la dernière tentative pour éviter l’irrémédiable et empêcher que le centre-ville ne devienne une cité-dortoir.

Doit-on accepter la transformation de notre commune en une simple banlieue assurant la jonction urbaine entre trois agglomérations :

Evry-Corbeil-Essonnes, Sénart et Melun ?

Création d’une police intercommunale des transports : Saint-Fargeau-Ponthierry privée de débats

.

Le président de la Communauté d’agglomération Melun-Val-de-Seine (CAMVS), que Saint-Fargeau-Ponthierry a rejoint en 2016, a proposé au printemps la création d’une police intercommunale des transports.

Son but : contribuer à sécuriser les trajets des habitants dans les transports collectifs.

Cette proposition a fait l’objet d’une délibération identique dans chacune des vingt communes concernées. Elle devait être présentée dans chaque conseil municipal afin que les élus puissent poser les questions et débattre en amont du vote du conseil communautaire prévu le 5 juillet.

Mais le 11 juin, le maire retire au dernier moment la délibération de l’ordre du jour du conseil municipal de Saint-Fargeau-Ponthierry, suivant ainsi la position de Dammarie-les-Lys.

Un revirement de dernière minute qui empêche les questions sur un sujet majeur.

 

Et pourtant les questions étaient nombreuses et fondamentales.

 

  • Quels seraient les effectifs nécessaires pour rendre ce service efficace sur l’ensemble du territoire ?
  • Cette nouvelle police serait-elle armée ou pas ?
  • Est-ce une préfiguration d’une police intercommunale générale sur l’ensemble de l’agglomération melunaise se substituant ainsi aux polices municipales ?
  • Un bilan préalable de l’action des agents de médiation de Mélibus et de la commune a-t-il été effectué ?

Connaissant parfaitement le sujet, les élus du groupe Transition avaient pourtant des éclairages à donner. En 1998, ils étaient à l’initiative avec Pringy de la première police intercommunale de France. Mais contrairement à la quasi-totalité des communes, qui ont pu débattre et échanger sur le sujet afin de trouver une position consensuelle, cela n’a pas été possible à Saint-Fargeau-Ponthierry.

 

Conséquence : le 5 juillet, à la séance du conseil communautaire de la CAMVS,
ce fut le grand bazar

Des élus de notre commune, adjoints au maire, ont voté contre la proposition de création d’une police intercommunale des transports. Dans le même temps, le maire s’abstenait. Jamais il n’y a eu la moindre explication justifiant leurs votes.

Sur un sujet qui pourtant nous concerne tous, les élus de la majorité municipale ont donc voté de façon purement individuelle, sans aucune cohésion, contrairement aux autres communes qui ont voté selon la position adoptée par leur conseil municipal.

 

A Saint-Fargeau-Ponthierry, la simple décision unilatérale du maire – sa spécialité – prive tous les élus du conseil municipal d’informations, de débats, et d’échanges.

Pourtant la question de la sécurité est un sujet prioritaire qui doit être abordé dans sa globalité, sérieusement et surtout pas à l’emporte-pièce !

Une rentrée scolaire en surcharge

.

La rentrée scolaire sur Saint-Fargeau-Ponthierry se fera-t-elle dans les meilleures conditions pour les élèves et les parents ? Une semaine avant la date fatidique, on est en droit d’en douter.

La folie immobilière en cours sur notre commune fait peser une pression démographique sur les établissements. Certains se retrouvent contraints d’improviser des solutions pour accueillir tout le monde, faute d’anticipation de la municipalité et de vraies données actualisées sur les effectifs.

La plus grosse part de cette augmentation pèse sur le collège François Villon, qui connaît sa rentrée la plus chargée depuis des décennies. De 780 élèves en 2017-2018, il passe à plus de 880 cette année. Plus de 100 élèves en un an ! Plus de 12% d’augmentation. Du jamais vu ! D’où la nécessité de créer quatre sections supplémentaires. De 29 sections l’an dernier, le collège en compte désormais 34.

Cette augmentation ne va pas sans poser des problèmes.

Des salles dédiées à des TP ont été réquisitionnées. Le foyer des élèves doit aussi être récupéré. Des bâtiments préfabriqués ont été installés pour accueillir certaines classes. Sans parler de la capacité d’accueil de la restauration scolaire, déjà sous tension. Le nombre de demi-pensionnaires augmentant, le temps du repas se fera sous pression, obligeant les élèves à prendre le minimum de temps pour déjeuner.

La pression sur le travail des agents du collège (restauration, ménage, intendance, secrétariat), ainsi que sur les enseignants et les assistants d’éducation, va s’accentuer. Elle était déjà forte l’an dernier, les personnels ayant dû faire face à des conditions de travail bien peu sereines.

Faut-il aussi s’inquiéter pour le transport scolaire ? Les rotations de bus ont-elles été anticipées et calibrées à hauteur des nouveaux effectifs du collège ? Les dysfonctionnements rencontrés l’an dernier seront-ils résolus ? Un transport scolaire serein, un accueil dans l’établissement détendu, une restauration sans stress, sont les clés des conditions les meilleures pour une scolarité apaisée et bénéfique pour les apprentissages.

 

Le maire de Saint-Fargeau-Ponthierry, également conseiller départemental – et donc responsable des conditions d’accueil des collégiens – entend-il les alertes des parents d’élèves ? D’autant que cette inflation démographique va s’amplifier à la rentrée 2019. Les prévisions annoncent déjà près de 1 000 élèves. Comment gérer cette augmentation ? Quelles solutions sont envisagées par le conseiller départemental ? Les questions sont posées. Les réponses sont urgentes.

Quid des écoles ?

Sur certaines écoles, les effectifs augmentent également. Des ouvertures de classes sont actées. Moulin Clair, par exemple, pointe désormais à 14 classes. Mais avec l’augmentation de la population, ce sont toutes les écoles qui seront rapidement confrontées à des soucis de places pour accueillir sereinement les élèves.

Le périscolaire en difficultés

La suppression des NAP – décidée unilatéralement sans réelle concertation sur le long terme ni évaluation détaillée – a obligé les parents à se réorganiser en urgence. Sans parler du nouveau règlement intérieur du périscolaire, qui contraint un peu plus les familles dans leur organisation professionnelle et familiale.

Alors que la rentrée scolaire doit être un temps apaisé et serein,

celle de 2018 s’annonce donc plus que compliquée.

1 2 3 4 8