Une nouvelle atteinte à la démocratie locale !

Le maire empêche la tenue d’une conférence-débat citoyenne sur l’eau.

RPA a pour projet l’organisation d’une conférence-débat sur le thème de l’eau : enjeux, préservation, interactions avec le climat, droit à l’eau…

Le thème est d’une actualité criante. Il concerne toute la planète. Manque d’eau, répartition très inégale, pollution, gestion catastrophique… Les problèmes d’inondations sont récurrents, dans le monde, comme en France.

Localement, sur Saint-Fargeau-Ponthierry, le phénomène est connu. Il est subi, régulièrement, et encore tout récemment.

Cette conférence-débat est un temps d’informations, d’échanges, un moment citoyen ouvert à tous pour réfléchir ensemble sur les enjeux de société. Une salle a été demandée en juin pour la fin d’année.

Mais le maire nous refuse une salle… quelle qu’elle soit, et quelle que soit la date !

Motif : nous ne serions pas capables de rendre la salle en bon état.

Faux, bien entendu.

RPA a déjà organisé avec succès deux soirées-débat en 2015, à Seine-Ecole, l’une sur le TAFTA et le danger des gaz de schistes, l’autre sur la COP 21 et le climat. Dans le respect des lieux.

Pourquoi alors empêcher ce débat qui intéresse tous les citoyens ? Pour masquer l’inaction de la municipalité depuis les inondations de juin 2016 ?

Le débat citoyen doit déplaire au maire de Saint-Fargeau-Ponthierry. Qu’importe les objectifs de la réunion, l’expression publique des Féréopontains ne doit pas pouvoir exister.

Mais nous ne lâcherons rien.

Malgré cette volonté de blocage, nous comptons bien organiser cette conférence-débat.

Inquiet pour son autorité, alors que sa majorité se délite un peu plus au fil des mois, et que les Féréopontains s’agacent de tournure de ce mandat qui met en péril la commune, le maire se retranche et se rassure sur ses prérogatives.

Le débat démocratique fait les frais de l’incompétence du premier magistrat de la ville.

 

 

 

Gestion de l’eau : la municipalité sèche

« Je suis sec sur l’eau ! »

Le premier adjoint au maire, pas plus que le maire, n’ont été capables de répondre aux interrogations des élus de l’opposition sur la gestion de l’eau sur la commune.

Lors d’un précédent conseil municipal, à l’occasion de la présentation du rapport de la délégation de service public de l’eau, des questions précises ont été portées par les élus de l’opposition sur la gestion du service par la SEE.

Prix, impayés, marges de la SEE, accompagnement des abonnés débiteurs, autant de sujets qui, normalement, sont détaillés lors des échanges entre le prestataire et la municipalité.

Sauf que là, la méconnaissance des dossiers par la municipalité s’est encore manifestée. Aucune réponse aux questions. « Je suis sec sur l’eau », a cru devoir ironiser le premier adjoint.

Relancé par courrier, le flou s’est un peu plus installé. Après une première réponse écrite précisant que « les services municipaux allaient apporter une réponse rapide… », un deuxième courrier renvoyait la réponse à la prochaine réunion de la commission consultative des services publics… dans plusieurs mois.

Non seulement le maire et son équipe restent incapables d’apporter des réponses sur des dossiers qu’ils sont censés suivre, mais en plus, ils ne prennent même pas la peine de trouver les renseignements demandés. A moins qu’ils n’osent pas…

Il n’y a donc pas de contrôle sur les délégations de service public.

Pour le coup, la gestion municipale prend l’eau.

Improvisation, précipitation, incompétence…

ou la gestion plus qu’approximative de la commune.