Discours politique et masse salariale : le zig et le zag de la municipalité !

Lors du conseil municipal du 2 mars 2015 a eu lieu le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), un débat qui sert de préalable au vote du budget qui doit intervenir dans quelques semaines. Faute de véritables données, le débat n’a pu réellement avoir lieu. La séance a surtout mis en évidence le flou du discours politique et de la gestion de la municipalité.

Les élus minoritaire de la liste « Avec Vous, Réussir l’Avenir » ont tout de même interpelé le maire sur la question de la gestion des ressources humaines.

Nous avons interrogé Pierre Cerizay, élu de la liste « Avec Vous, Réussir l’Avenir », pour y voir un peu plus clair.

 

Rassembler Pour l’Avenir (RPA) : Dans votre intervention sur l’évolution de la masse salariale, vous avez dénoncé une politique des personnels hésitante et fluctuante.

Pierre Cerizay : En effet, dès le mois d’avril, lors du vote du budget primitif, la nouvelle municipalité s’est engagée dans une politique aveugle de réduction de l’emploi se proposant de ramener le budget des personnels de 8,6 à 8,2 millions d’euros, soit une économie de 400 000 euros d’ici la fin de l’année 2014. A l’époque, nous avions dénoncé l’extravagance et la nuisance de cette politique, ainsi que l’impossibilité technique de la mener à bien en à peine 9 mois

En novembre, lors de la séance du Conseil Municipal du 17, le maire ne pouvant plus payer les personnels, fait voter une rallonge à ce budget de 340 000 euros. Il nous donnait alors, implicitement raison et avouait (cf le PV de cette séance sur le site de la mairie, page 8) ne pas avoir fait d’économies notables dans ce domaine. Son adjoint en charge des Ressources Humaines précisait avoir diminué les dépenses de personnel de 30 000 euros pour l’année 2014 tout en reconnaissant ne pas avoir fait d’économie sur la masse salariale (cf page 9 du même PV).

A partir de là, en attente du Compte Administratif, il est difficile d’être plus précis que les informations confuses, sinon contradictoires, données par le maire lui-même et son équipe.

30 000 euros revendiqués pour 400 000 escomptés.

C’est un échec indéniable qui nous réjouit : c’est près de 10 postes à temps plein qui sont ainsi épargnés ! La réalité du terrain a parlé. Il n’est pas possible de casser l’emploi à un tel niveau.

Cependant, l’inquiétude et l’incompréhension restent lorsque dans la même intervention, le maire adjoint nous fait savoir que 24 agents sont partis effectivement et qu’à ce jour 8 seulement les ont remplacés.

 

RPA : Il n’est pas certain que cette situation corresponde à 16 suppressions de postes comme vous semblez le supposer. Le pire n’est pas toujours certain.

Pierre Cerizay : La supposition n’est pas de mon fait puisque le maire adjoint poursuit ainsi sa démonstration : « Dès lors, la dépense qui sera économisée à compter de janvier prochain est 45 800 euros … » par mois arrondis dans la foulée à 46 000 euros, «  … soit 552 000 euros d’économie juste sur la masse salariale pour l’année entière de 2015 »

Ainsi, donc, dans la même séance du 17 novembre, nous apprenions que la politique des personnels menée en 2014 était un fiasco et que néanmoins, elle était reconduite pour 2015 : 552 000 euros d’économie escomptés sur la masse salariale correspondant à une quinzaine d’emplois supprimés. Avouez que ce n’est pas très loin des 16 suppressions supposées. En novembre, c’est ce que nous promettait l’équipe municipale en place.

 

RPA : Le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) présenté au Conseil Municipal du 2 mars ramène l’économie sur la masse salariale à 134 000 euros. Comment analysez-vous ce revirement ?

Pierre Cerizay : C’est bien sûr une sérieuse inflexion qui correspond d’ailleurs, à la démission du maire adjoint en charge des Ressources Humaines.

La baisse de la masse salariale de 2015 est 4 fois moins importante que proclamée il y 3 mois. De ce fait quantitativement moins importante, la menace sur l’emploi reste cependant d’actualité.

D’autant que le maire, pas plus que son équipe, n’a voulu expliquer comment il escomptait économiser ces 134 000 euros : continuer à diminuer les services à la population pour pouvoir supprimer des postes ou encore contractualiser avec des entreprises qui feront le travail actuellement fait par des agents municipaux afin de supprimer leurs postes ?

La première hypothèse se ferait au détriment des féréopontains, car moins de services à leur disposition. La deuxième correspondrait à un déplacement des dépenses et non à des économies. Les deux conduisent à la même impasse concernant l’emploi.

Dans l’attente du vote du budget 2015, la réponse est reportée, courageusement, après les élections départementales.

Un Débat d’Orientation Budgétaire tronqué et sans cap !

Le Conseil Municipal du 2 mars 2015 était consacré au Débat d’Orientation Budgétaire, le DOB, préambule au vote du budget qui doit intervenir dans quelques semaines.

Mais les informations qui ont été livrées étant parcellaires, le débat est resté d’une grande pauvreté faute de vraies réponses obtenues aux différentes questions.

Le document préparatoire, lu par l’adjointe aux finances, ne comportait rien de tangible sur le budget 2015. Outre des données nationales, rien dans ce document ne concerne la commune et ses habitants.

Pour mémoire, un DOB ce doit être :

  • une estimation du résultat de l’exercice antérieur (2014)
  • les dépenses d’investissement envisagées
  • le produit escompté des recettes fiscales

Or, aucune information sur les principaux investissements projetés n’a été donnée.

Un emprunt sera semble-t-il inscrit pour faire face aux nouveaux investissements 2015. Mais à quelle hauteur ? Pour quels investissements ? Le flou demeure !

Rien qui ne puisse dessiner une vision de la gestion de la commune.

Et aux questions posées en séance par les élus minoritaires, afin d’en savoir un peu plus, il a été à chaque fois répondu que ces éléments seraient dévoilés pour le Conseil Municipal du budget !

Parmi les questions posées, celle sur le tableau des effectifs des employés municipaux, qui dessine la politique des ressources humaines de la commune. Réponse : « Inutile ! » Il sera donné au moment du vote du budget !

Or, on sait que les effectifs du secteur « Développement économique » vont être accrus. Pourquoi ? On sait par ailleurs que c’est une compétence qui sera intégrée à la Communauté d’Agglomération de Melun Val de Seine. Alors que nous cache-t-on ?

Une chose reste sûre, même si elle n’a pas été clairement dite lundi soir : les impôts des féréopontains vont augmenter pour deux raisons :

  • les bases fiscales vont connaître une croissance de 0,9%
  • et lors du Conseil municipal du 17 novembre 2014, la majorité de M. Guyard a réduit l’abattement général à la base de 20 à 15%, provoquant une augmentation automatique de nos impôts.

Des données imprécises, des informations absentes, des questions non résolues, un débat tronqué, tout cela laisse une impression très forte d’une impréparation du budget.

La majorité municipale de Monsieur Guyard navigue à vue et masque ses intentions !

Entrée de ville de Ponthierry : des inquiétudes légitimes

Le PADD, Projet d’Aménagement et de Développement Durable, a été le point fort des débats du Conseil Municipal du lundi 2 février. Ce PADD doit servir de support à la révision du PLU, Plan Local d’Urbanisme, et décrire ce que sera la ville de demain.

Même si cela n’a été mentionné à aucun moment, ce document s’appuie en grande partie sur les travaux menés pendant 3 ans par l’ancienne municipalité dans le cadre de la mise en place de l’Agenda 21. Sur plusieurs points, on retrouve donc l’analyse et les propositions faites à l’époque.

Pourtant, de nombreuses interrogations demeurent (nous aurons l’occasion d’y revenir en détail prochainement).

L’urbanisation rendue possible de l’entrée de ville fait partie des grosses différences d’approche et concentre une partie de nos inquiétudes.

Les plans portés à notre connaissance mentionnent en effet clairement deux secteurs d’urbanisation préférentiels : la plaine de Tilly d’une part (entre Maison rouge et le hameau de Tilly) et la zone qui s’étend de la ZAC de la Mare aux loups à la sortie d’Auxonnettes.

Pour justifier ce choix, la municipalité met en avant les préconisations de la Région qui, via son schéma directeur, autorise cette extension.

Sauf que la Région propose un cadre, mais n’impose pas ces extensions.

Pour préserver ces espaces naturels, la municipalité aurait donc pu choisir de ne pas étendre cette zone d’activité.

Au lieu de cela, par ses orientations, la municipalité choisi de dénaturer profondément le paysage en entrée de ville.

Les habitants de Tilly, Moulignon et Auxonnettes verront donc leur perspective paysagère fortement amputée.

Qu’y aura-t-il sur ces secteurs d’urbanisation préférentiels ? De l’activité économique ? Des logements ? Les deux ? La municipalité précise « à dominante économique ». Tout cela reste dans le flou pour le moment…

Toujours est-il que, dans quelques années, nous aurons un front d’urbanisation face aux habitations existantes, rompant ainsi avec la protection volontairement conservée de toute la partie gauche de la RD607 en entrée de ville, et dénaturant profondément et durablement la nature même de notre commune.

Ce PADD a été conçu « en collaboration avec les partenaires institutionnels et les personnes publiques ».

Quid de la population ? Elle devrait être informée prochainement ! Sous quelle forme ? L’avis des habitants sera-t-il pris en compte ? Le flou reste complet là aussi.

Les communes restent libres de ne pas urbaniser une zone si tel est son choix. C’est ce qui a été fait pendant 20 ans.

Aujourd’hui, ceux qui nous parlaient il y a encore quelques mois d’urbanisation maitrisée, ont déjà oublié leurs engagements.

 

Les promesses faites à l’époque ne sont déjà plus qu’un vague souvenir.

Les habitants des différents hameaux apprécieront.

 

 


 

Les secteurs promis à une urbanisation
selon le PADD présenté en Conseil Municipal le 2 février 2015

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Les choix de préservation de zones naturelles selon le PLU de 2006

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Pour en savoir plus :

Projet d’Aménagement et de Développement Durable – Conseil Municipal du 2 février 2015

Avances de subventions aux associations : des attaques malveillantes et inattendues !

Lors du Conseil Municipal de ce lundi 15 décembre 2014, la délibération n° 16 avait trait à l’attribution d’avances de subventions aux Associations.

La tournure des débats a fait réagir l’un des féréopontains présent dans la salle ce soir là.

Voici son analyse pertinente.

 

Attaques malveillantes … et inattendues pour une telle délibération !

Il se faisait tard. Cela aurait dû aller vite!

En effet, comme tous les ans, beaucoup d’associations qui ont des salariés et peu de trésorerie, sont en attente pressante de recettes dans la période. Ainsi, sur les subventions à percevoir en 2015, la délibération propose au vote du CM une avance globale de 9600 euros pour 12 associations.

En cours de débat, nous apprenons qu’en 2014, l’ancienne municipalité avait attribué 67800 euros à 19 associations.

La comparaison est évidemment cruelle.

Cela conduit les élus de l’opposition à demander si cette baisse annonce une diminution du montant des subventions 2015 du même ordre de grandeur ? Et si ces décisions se font après concertation avec les associations concernées ?

La réponse est courtoise : rien n’est évidemment décidé concernant les subventions 2015 et tout se fait en concertation. D’ailleurs, celle-ci n’est pas terminée et permettra sans doute de compléter ce tableau des avances d’ici le prochain CM.

Vigilance d’un côté, engagement de l’autre, on se dirige tranquillement vers un vote rapide et unanime.

Deux interventions viennent alors troubler la sérénité (!) du Conseil.

Celle d’un responsable d’association, concerné par cette délibération n°16 qui réduit de près de 40 % l’avance attribuée à son association par rapport à l’an dernier. Sans dialogue, sans information préalable. La concertation s’avère de fait incomplète.

Du coup, les débats reprennent et le vote risque d’être moins rapide que prévu.

Intervention alors de monsieur le Maire qui, voulant clore les débats de façon autoritaire, se livre à une attaque en règle sur les méthodes de l’ancienne municipalité : «… attribution des subventions par « copié/collé » d’une année sur l’autre … », «  … très peu de relations avec les associations … », « … méconnaissance de leur réalité jusqu’à dire qu’elles demandaient des subventions pour des manifestations qu’elles n’organisaient plus ( !)… » ….

Bref, une horreur de gestion !

Démenti immédiat de l’opposition, qui rappelle le processus d’attribution des subventions connu de tous les responsables d’associations. A savoir : dossier de demande indispensable, critères reconnus par tous, calcul numérique des subventions, résultats soumis au contrôle d’une commission ouverte aux associations et à l’opposition d’alors, puis enfin vote au Conseil municipal.

Cette objectivité et cette transparence avaient d’ailleurs été déterminantes dans l’attribution du Prix National de la Ville Associative remis à la municipalité au salon des Maires de 2009.

Pourquoi monsieur le maire de telles affirmations délibérément erronées ?

D’autant plus que nous apprenons qu’à l’époque, vous étiez responsable de la liste d’opposition et à ce titre membre du Conseil des Associations et de la commission d’attribution des subventions.

Il est vrai, nous affirme-t-on, que sur l’ensemble de la mandature, vous n’avez jamais participé à l’une comme à l’autre.

Mais alors, pourquoi falsifier ce qui a été fait … si ce n’est pour mieux faire passer ce qui va se faire ?

Le vote quelque peu retardé, a bien eu lieu de façon unanime … mais avec au final de fortes inquiétudes sur la politique associative que la municipalité risque de mener à court terme.

 

Conseil Municipal : Règlement intérieur retoqué par le Préfet

Parmi les délibérations débattues au Conseil Municipal de ce lundi 15 décembre, la première avait trait à l’adoption du nouveau règlement intérieur du Conseil.

Déjà présenté en juin, M le Maire avait voulu alors le faire passer en force. Aucune concertation, aucun débat, cette procédure non conforme à la démocratie et à la réglementation, avait légitimement provoqué le départ des élus d’opposition … Mais le Règlement Intérieur fut néanmoins voté par les seuls Conseillers majoritaires qui, apparemment, ne se sont pas interrogés davantage sur son contenu.

 

Alerté, le Préfet de Seine et Marne, par un courrier du 29 août adressé à M le Maire, a réaffirmé la loi :

  • tant sur la forme « … je tiens en premier lieu, à vous rappeler que chaque délibération doit faire l’objet d’une discussion préalable au vote en séance. »
  • que sur le contenu d’un certain nombre d’articles « … je vous serai reconnaissant de bien vouloir modifier les dispositions litigieuses du règlement intérieur, par une nouvelle délibération rapportant la délibération du 30 juin 2014 … »

 

Ainsi, après l’abrogation de la délibération sur la hausse des indemnités des élus, c’est la deuxième fois qu’un rappel à la loi est adressé à la municipalité par M le Préfet.

Il serait bon dorénavant que M le Maire se conforme au droit … tout simplement … afin que le débat démocratique ne soit pas écorné et que le travail municipal ne soit pas sujet à caution.

La démocratie a un drôle de visage

Quelle drôle de sensation ce lundi 30 juin au soir, au Conseil Municipal de St Fargeau Ponthierry !

Hormis la durée (plus de 5 heures de conseil, terminé à 1h40…), c’est le climat, l’atmosphère, qui a été le plus pénible, douloureux, choquant.

Tout au long des débats, la majorité en place n’a eu de cesse de montrer de l’agressivité, du mépris, de la condescendance, de l’arrogance, allant même jusqu’à l’injure!

Qu’une municipalité souhaite pointer ce qui a pu être des erreurs ou mauvais choix de l’ancienne équipe, rien de plus naturel. Elle a été élue pour mettre en place sa politique, ses méthodes, en faisant des choix opposés à ce qui se faisait avant. Normal.

Mais que pour justifier ses prises de positions, les nouveaux élus agressent, humilient, insultent l’opposition, on est là au delà du débat démocratique.

 

Que s’est-il passé ?

 

Convoqué à 20h30, le Conseil n’a véritablement commencé qu’à 22h45. Tout le début n’a été qu’un long préambule de polémiques et accusations.

Un Conseil Municipal suit un ordre du jour précis envoyé à chaque conseiller avec les documents nécessaires aux délibérations. Sauf que lundi, les premières discussions ont portés sur des sujets non prévus.

 

Il y a d’abord eu le vote sur les comptes rendus des débats des conseils antérieurs. Plusieurs demandes de modifications et précisions ont été demandées avec raison. Les premières invectives et polémiques ont alors démarrées. Toutes ces demandes de modifications ont au final été refusées. Devant ce premier blocage, les sept élus minoritaires ont alors demandé une suspension de séance.

Il y a eu ensuite une lecture au pas de course du rapport de l’audit financier demandé par la ville, émaillée d’apartés du Maire. Rapport jeté sur les tables à l’ouverture du Conseil. Impossible donc de réagir aux conclusions.

 

Le Maire a ensuite procédé à la lecture du courrier d’une conseillère absente, courrier posant certains faits. Puis il a réagi à la lettre aux habitants distribués par les élus de l’opposition la semaine précédente.

Le Maire en a profité pour faire un long réquisitoire autour de la ZAC Bords de Seine, diaporama à l’appui.

Puis l’aménagement de la ZAC de la Mare aux Loups a été longuement détaillé dans son historique par un adjoint au maire, sur un ton de procureur, avec accusations, interprétations et menace de procès. Ce fut l’occasion pour la majorité de relancer la polémique sur l’arrivée probable d’une boulangerie industrielle (refusée par l’ancienne majorité mais qui ressort bizarrement aujourd’hui)

 

Sur ces deux dossiers, non prévus à l’ordre du jour, les échanges furent vifs, et nos élus d’ “Avec vous Réussir l’Avenir” n’ont pas lâché prise. Mais face à un flot de contre- vérités et de fiel déversé, difficile de faire entendre raison.

 

Après les polémiques, le déni de démocratie

 

Enfin, et c’est le summum, la délibération sur le règlement intérieur est intervenue, tardivement.

Ce règlement intérieur, dont l’élaboration s’est faite sans consultation des élus minoritaires comme cela se faisait avant, nécessitait une vingtaine de modifications pour éviter notamment que l’opposition soit muselée.

Nos élus ont fait la proposition de constituer un groupe de travail pour étudier ce règlement intérieur afin de pouvoir proposer une version consensuelle au prochain Conseil Municipal. Après une discussion houleuse, le maire a tout de même accepté de constituer ce groupe de travail. Mais dans le même temps, il a décidé de procéder quand même au vote, sans aucun débat. Difficile, dès lors, de prendre part à ce qui devenait une mascarade.

Devant tant d’entraves à la démocratie, nos élus ont donc choisi, à juste titre, de quitter la séance.

Humiliations calomnies, attaques, injures… du coté des élus… Sans parler des invectives, plus ou moins audibles, venant du public : « Clowns » et autres petits noms d’oiseaux ont encore été entendus durant ce conseil.

 

Le populisme a ses fans, et il fait des petits !

 

Il a fallu attendre 1h40 pour que la parole puisse être donnée aux citoyens. Les rares personnes restant encore présentes dans le public ont pu enfin poser des questions. La modification des rythmes scolaires pour la rentrée était au centre des préoccupations. Les réponses floues n’ont pas convaincues.

Mais avant ces questions, une dame a pris la parole pour lire une longue lettre qui faisait état de son ressentiment, et son aigreur.

Les premiers mots étaient pour dénoncer le fait qu’il y ait 9 adjoints. « 5 étaient suffisant et aurait fait des économies ».

Après quelques incohérences, elle s’en est prise aux agents communaux en les traitant de « fainéants » ! Une première fois… puis une deuxième… puis une autre….

Deux parents d’élèves ont alors demandé que cela cesse. Là, enfin, le Maire a remis la dame à sa place en disant que ces propos étaient inacceptables.

Mais il en aura mis du temps pour réagir !… Et aucun des autres élus n’a réagi non plus.

 

Quand on se comporte en partisan et que l’on lance des accusations, rumeurs et autre diffamations, il est clair que certains des électeurs de la majorité se sentent pousser des ailes et se lâchent !

Certains des élus se comportent en permanence en procureur ou en moralisateur.

Leurs insinuations permanentes laissent filtrer dans les esprits que tous les élus sont pervertis.

Le sentiment du « tous pourris » prend racine dans leurs propos.

Un bon terreau pour les extrêmes. Et cela germe déjà à St Fargeau Ponthierry.

 

La pente sur laquelle se lancent les élus de la majorité est dangereuse.

La vigilance et l’action sont donc plus que de mise !

 

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