Le PLU a du plomb dans l’aile !

 

Le 26 juin devait se tenir un conseil municipal spécialement consacré à la présentation du nouveau Plan local d’urbanisme (PLU). Ce conseil vient d’être annulé. L’approbation de ce PLU ne devrait donc avoir lieu que le lundi 17 septembre 2018… peut-être !

Rappelons que la première version du PLU, approuvée par la majorité municipale (l’opposition ayant voté contre) au conseil municipal du 30 janvier 2017, a été annulée par le Préfet. Les nombreuses illégalités du projet, dont le seul but est de permettre l’accélération de l’urbanisation de notre commune, ont été mises en avant.

De très nombreux habitants, ainsi que les élus du groupe « Transition » et l’association RPA, ont dénoncé, lors de l’enquête publique, la vision dangereuse pour notre ville. Mais les élus de la majorité et le maire ne les ont ni écoutés, ni entendus.

La municipalité a donc été contrainte d’annuler son projet et de revoir sa copie.

Le PLU détermine l’avenir de notre commune à partir de la vision de l’équipe municipale en place. Sa seconde version n’a fait l’objet d’aucune commission d’urbanisme ni de débat public. Les défauts de la première mouture, à quelques détails près, ont été reproduits.

Cet entêtement de la municipalité a une nouvelle fois mobilisé les Féréopontains à l’occasion de l’enquête publique, afin d’éviter le pire.

Un PLU retardé, et des permis accordés à la hâte

 

C’est donc le 11 juin, devant un public nombreux, que le maire a dû annoncer, non sans mal, que la délibération consacrée au PLU était reportée au… 17 septembre.

L’avis du commissaire enquêteur, sans doute avec de très fortes réserves, expliquerait l’impossibilité de faire voter le PLU dans les délais prévus.

Pendant ce temps, la municipalité se presse de délivrer des permis de construire avant l’adoption du nouveau PLU.

Il en est ainsi du permis accordé pour un immeuble collectif au fond d’une impasse de Saint-Fargeau, signé à la hâte, alors que la loi permet d’opposer un sursis à statuer, sachant que le nouveau PLU a un impact sur cette zone !

Il y a sûrement des bénéficiaires à cette précipitation. Mais ce ne sont pas les riverains du projet qui doivent subir l’inconséquence de décisions municipales dont les motivations ne sont pas dans l’intérêt des Féréopontains.

Rendez-vous au conseil municipal du 17 septembre,

décisif pour l’avenir de notre commune et le bien-être des Féréopontains.

Quelle sécurité dans notre commune ?

 

La dernière réunion thématique organisée par le maire le 1er juin dernier avait pour objet la sécurité.

Une dizaine d’habitants seulement étaient présents, en plus des employés municipaux, des élus de la majorité et de leurs conjoints appelés pour faire nombre !

 

Dans son discours, le maire s’est vanté d’être le « grand faitout » : « J’ai tout fait et rien ne se faisait avant ».

Doit-on rappeler que la police intercommunale était constituée de 7 postes en 2014 ? Elle a été réduite à 3 policiers dès 2015. Aujourd’hui, elle retrouve tout juste le niveau d’effectifs de 2014.

 

Lors de cette réunion, il aurait pu faire un bilan de la situation. Mais il s’est abstenu vu qu’il ne lui est pas favorable tant la situation s’est dégradée depuis son arrivée aux commandes de la ville.

Sur l’Agglomération melunaise, Saint-Fargeau-Ponthierry est aujourd’hui à la 4ème place pour les coups et blessures, 4ème pour les dégradations, 4ème pour les vols sur les particuliers, 3ème pour les cambriolages et 1ère pour les vols à main armée.

 

Pourtant, depuis 2014, la ville s’est engagée dans le tout sécuritaire avec notamment la multiplication des caméras de vidéo-surveillance, l’instauration de voisins vigilants…

Demain, c’est une police des transports en commun qui va être déployée.

Pour quels résultats ? Aucune évaluation de ces dispositifs n’a jamais été donnée, malgré les demandes des élus de l’opposition.

On comprend pourquoi le maire n’a pas osé parler de tout cela lors de sa réunion de campagne thématique du 1er juin.

La question de la sécurité est une question sérieuse. Elle mérite mieux que des décisions à l’emporte-pièce qui, on le voit, ne mènent à rien sinon à surfer sur les peurs.

 

Le maire une nouvelle fois condamné

 

Le maire et son équipe municipale se refusent obstinément à respecter les obligations définies par la loi. Ils ont à nouveau été rappelés à l’ordre par la justice.

La loi impose aux maires de mettre à disposition des salles municipales pour le bon fonctionnement de la vie démocratique de la commune. Ainsi, à Saint-Fargeau-Ponthierry, selon les conditions définies par le conseil municipal, le maire doit prêter une salle à toutes les associations de la ville pour y tenir leur assemblée générale.

Mais le maire a refusé toute salle à RPA.

Pourtant, une toute jeune association, dirigée par des conjoints d’élus, a droit, elle, à toutes les salles qu’elle souhaite.

Devant le traitement discriminatoire que le maire exerce en fonction des associations, RPA a été obligé de saisir le tribunal pour obtenir le prêt d’une salle afin d’y organiser son assemblée générale annuelle obligatoire.

Le 7 mai 2018, le tribunal administratif a de nouveau jugé en notre faveur !

Le maire se voit donc obligé de proposer à RPA, sous 8 jours, une date de mise à disposition d’une salle. Il est par ailleurs condamné à verser 1000 euros à RPA.

Des rappels à la loi en cascade…

 

  • Condamnation par le tribunal pour appel d’offre illégal…
  • Condamnation par le tribunal pour avoir refusé une tribune aux élus de l’opposition…
  • Rejet, à plusieurs reprises, par le préfet, de l’augmentation indue des indemnités des conseillers municipaux…
  • Annulation du PLU par le préfet pour irrégularités…
  • Retoquage de plusieurs délibérations municipales par le préfet depuis quatre ans…

 

Aujourd’hui, le maire est de nouveau pris en flagrant délit d’illégalités !

Cette nouvelle décision judiciaire n’est pas une victoire de l’association RPA.

C’est celle de la démocratie, celle de la loi, en permanence bafouées sur notre commune.

Préparons ensemble la transition pour une véritable équipe municipale soucieuse de faire fonctionner la commune dans le respect des droits de chacun, et non dans un défi permanent à la loi au service uniquement de leurs propres enjeux politiques.

 

Notre commune mérite mieux que ce triste déni de démocratie !

La salle de tennis de table bientôt détruite

 

Faut-il se résoudre à ce que les intérêts du BTP orientent définitivement notre commune ?

Après la destruction programmée de l’ancienne mairie, motivée par le seul but d’assurer une opération immobilière juteuse à un promoteur, c’est l’une des plus belles salles de tennis de table de Seine-et-Marne qui est promise à la destruction. Cette démolition permettra la construction d’immeubles en centre-ville, avec vue sur le magnifique ENS Parc Sachot, à la rentabilité exceptionnelle pour le promoteur.

« Désinformation » criait le maire et son adjointe à l’urbanisme lorsque les élus d’opposition du groupe « Transition » dénonçaient cette nouvelle atteinte au patrimoine communal.

« Désinformation » criaient-ils d’une même voix lorsque ces mêmes élus démontraient que la construction prévue pour 2019 de 3000 m2 sur l’espace Tettamanti (Cosec), n’étaient en réalité motivée que pour compenser les espaces qui seront détruits, comme la salle de tennis de table et la salle de musculation.

« Ce n’est que rumeur », affirmait le premier adjoint à l’adresse des sportifs qui l’interpelaient sur le sujet.

Opération vérité

Mardi 17 avril 2018, le couperet est tombé !  Le maire convoque une commission d’appel d’offre. A l’ordre du jour figure la construction d’une nouvelle salle de tennis de table, plus petite que l’actuelle, au… Cosec !

La salle de la Fileuse, de 10 tables, mise aux normes il y 10 ans pour permettre des rencontres nationales, est donc bel et bien vouée à la destruction, permettant l’extension du programme immobilier prévu. Sur ce site « mairie », le nouveau permis de construire, complémentaire à celui déjà délivré, n’est pas encore déposé. Mais déjà, la mairie prépare le nettoyage du terrain au promoteur.

Comble de cette négociation : normalement, dans ce type de dossiers, c’est au promoteur de financer les équipements avec les bénéfices des appartements vendus, comme le rend possible la loi. Mais pas à Saint-Fargeau-Ponthierry où l’on financerait cette nouvelle salle, que personne ne demande, par l’impôt des Féréopontains plutôt que par les profits du promoteur. Si le dossier va à son terme, la commune se privera ainsi du financement d’autres nouveaux équipements sportifs rendus nécessaires par l’explosion démographique.

Le BTP règne en maître sur la ville

Pourquoi un tel choix ? Simplement pour permettre aux entrepreneurs de réaliser une nouvelle opération encore plus juteuse. Depuis 2014 nous n’avons eu de cesse de dénoncer la mainmise du BTP sur la commune. Il lorgne sur les plus beaux terrains de la ville, achetés au plus bas prix pour y construire un maximum de logements qui seront vendus ensuite au plus fort prix par les agences immobilières locales !

Le « système » Guyard est en place : le maire négocie le prix de vente des terrains communaux au prix le plus avantageux pour le promoteur, sans mise en concurrence. Le nouveau PLU, favorable aux promoteurs, ouvrira toutes les portes pour construire au maximum. Et les agences immobilières, dont certaines judicieusement choisies dans le cercle proche du maire, s’occuperont de vendre les futurs logements. La boucle est ainsi bouclée !

Ce système imposé aux Féréopontains, décidé par le maire avec la complicité de sa majorité, n’est pourtant pas inéluctable.

 

La résistance au système Guyard s’impose

contre cet urbanisme non-maîtrisé.

Sauver notre commune est encore possible.

Rejoignez nos actions.

Déclaration de revenus : attention au démarchage

 

En 2014, au début du mandat, la municipalité avait créé une association de soutien, « Ma ville a du cœur », dirigée à l’époque par des conjoints d’élus. Mais très vite, le cœur a été touché par une crise profonde issue de symptômes nommés « déception » ou « démission ». Résultat : un arrêt cardiaque fulgurant à peine née.

Sentant le vent tourner, à moins d’un an du démarrage officiel de la campagne électorale, des conjoints d’élus sont missionnés pour créer une nouvelle association, moins dans l’affectif, mais surtout se rapprochant de la culture du BTP. « Philaplon » surgit des entrailles de la municipalité.

A peine née, l’association passe convention avec le maire pour aider les séniors à remplir leur déclaration de revenus. C’est pourtant l’administration fiscale, soumise au devoir de confidentialité, qui est l’interlocuteur pour cette aide, comme le souligne le ministère de l’Action et des Comptes publics.

Le danger de la démarche de cette nouvelle association serait de pouvoir repérer les situations financières des administrés sous couvert d’aide à la déclaration de revenus.

 

Dans quels buts ?

 

Profitant de la déclaration de revenus à faire en ligne, les bons petits soldats, messieurs Flamain et Beaugrand, se proposent de la faire pour vous.

Ils pourront ainsi tenter de vous masquer l’augmentation des taxes locales depuis 2014.

Cette augmentation est le fruit :

  • Du vote de la municipalité de plusieurs hausses.
  • Du vote du maire, vice-président de l’Agglomération melunaise, et de ses adjoints, d’une augmentation d’impôts en 2016.
  • Du vote du maire, conseiller départemental, d’une augmentation de la fiscalité départementale.

Dans ses triples responsabilités, le maire a, à chaque fois, cherché à prélever un peu plus dans votre portefeuille.

En 2019, parions que ces messieurs vous expliqueront comment, grâce à leur gestion, ils baisseront les impôts. Ce sera à chacun de comparer alors objectivement, la réalité des ponctions fiscales supplémentaires entre 2014 et 2019.

Ils pourront également tenter de vous faire croire que si les taxes sur l’assainissement et sur les ordures ménagères baissent, c’est grâce à eux. La réalité est que ces domaines sont, désormais, de la responsabilité de l’agglomération melunaise. Le président de la CAMVS a voulu harmoniser les taux entre les 20 communes pour que toutes puissent avoir les mêmes.

Enfin, ils pourront surtout, au nom des élus de la commune, avoir accès à vos revenus et à vos déclarations qui deviendront alors du domaine public.

Rappelons-nous de cette triste séance du conseil municipal où les noms des personnes débitrices auprès de la mairie ont été mises en pâture publique, et ce malgré les protestations des élus d’opposition.

 

Protection des données personnelles

 

Si vous avez besoin d’aide pour votre déclaration fiscale annuelle, RPA vous conseille fortement de passer par de vrais professionnels soumis au secret professionnel : Trésor public, service social, maison des services publics.

Mais surtout ne prenez pas conseil auprès d’élus ou de leur famille, qui ne se soumettent à aucune règle de confidentialité.

 

Dans une période où l’alerte est donnée au plus haut niveau sur la protection des données personnelles, il est totalement anormal que des élus ou leur famille, quels qu’ils soient, avec des intentions purement électoralistes, tentent de se substituer aux services de professionnels du service public, compétents et désintéressés.

 

Ne tenant plus qu’à un Phil, la municipalité ne sait plus quoi inventer. L’opération Philaplon est une initiative cousue de Phil blanc !

Aussi ne vous mettez surtout pas un Phil à la patte.

 

Et n’oubliez jamais que le plomb est particulièrement toxique et reste, d’après les scientifiques, un très dangereux poison !

 

La santé s’invite dans le débat public

 

Le sujet de la santé est d’importance. Il nous concerne tous. Cela est vrai au niveau national mais aussi une fois décliné sur les différents territoires. Notre commune n’y échappe pas.

Le tract récemment sorti par une nouvelle association de la commune, le Philaplon, a le mérite de remettre ce sujet en priorité, même si le ton polémique est regrettable. Le signataire, le kinésithérapeute Denis Saadia, s’exprime visiblement avec l’aval de la majorité municipale, son expression rappelant le ton délétère de la campagne électorale de 2014, que le 1er adjoint, directeur de campagne à l’époque, ne pourrait renier !

Au-delà de cette polémique, merci donc à Denis Saadia, et au Philaplon, de nous rappeler que le déficit du centre de santé a été réduit de plus de la moitié pendant la mandature précédente. Et encore : les chiffres donnés ne sont pas les bons. En effet la subvention municipale, qui comble le déficit, est passée de 300 000 euros en 2008 à 70 000 euros en 2013 avec l’installation de 2 médecins généralistes qui n’existaient pas avant.

Cependant le tract oublie de dire que, depuis 2014, ce déficit a plus que doublé pour atteindre 170 000 euros, selon les prévisions 2018, et ce sans aucun service supplémentaire, comme le démontre ce citoyen.

Merci encore à lui de citer les exemples de communes voisines (Nandy ou Cesson). Cela montre que, plus petites et avec bien moins de moyens que nous, ces communes ont réussi à attirer plusieurs médecins supplémentaires.

Les choix de Saint-Fargeau-Ponthierry de regrouper simplement des cabinets existants sur la ville sont-ils vraiment les meilleurs ?

Merci enfin à lui de rappeler l’importance de ce sujet et des débats indispensables. Le principal est d’atteindre, sans polémique, l’objectif commun et sans nul doute partagé : permettre aux Féréopontains d’être soignés autant que de besoins.

Des Etats Généraux de la Santé

D’où la proposition de RPA de lancer les « Etats Généraux de la Santé à Saint-Fargeau-Ponthierry » où pourront participer des patients sans solutions, des praticiens ayant quitté la commune récemment, des médecins de Saint-Fargeau-Ponthierry submergés et des élus des communes ayant mis en place de vraies solutions. Nous proposerons bien évidemment à Denis Saadia, dont on connaît le sens de l’engagement, d’en être l’invité d’honneur.

RPA continuera à être force de propositions et d’initiatives

PLU : l’avis de l’Autorité Environnementale (MRAe)

 

La Mission régionale d’autorité environnementale d’Ile-de-France (MRAe) n’avait pas été consultée lors de la première mouture du PLU. Au vu des conclusions qu’elle a rendu pour cette version « améliorée » (actuellement soumise à enquête publique), on comprend pourquoi la municipalité n’était pas pressée de lui demander son avis.

Pour la MRAe, « le contenu du rapport de présentation du projet de PLU de Saint-Fargeau-Ponthierry ne répond pas à l’ensemble des obligations du code de l’urbanisme. »

En matière de prévention des inondations, le constat est sans appel : « Les manques relevés dans la caractérisation de l’état initial et dans l’analyse des incidences ne permettent pas de s’assurer de la bonne prise en compte du risque d’inondation. » Plus précisément :

  • « le plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) de la vallée de la Seine, l’arrêté de catastrophe naturelle du 8 juin 2016 sont seulement cités, alors qu’il aurait été utile de préciser et commenter leur contenu ;
  • les risques d’inondation, aux abords de la rivière de l’Ecole et du ru de Moulignon, concerné également par l’érosion de ses berges, et de coulées de boue sont évoqués mais aucune information ne vient préciser comment ces risques sont pris en compte dans la réflexion ;
  • la nécessité de prendre en compte le risque d’inondation par remontées de nappes est rappelé « afin de ne pas soumettre de nouvelles populations au risque dans les zones les plus sensibles du territoire », ce qui peut paraître a priori contradictoire avec l’objectif communal d’aménager le secteur des Berges de Seine »

Les incidences sur la circulation automobile sont relevées : « la circulation automobile est identifiée comme source principale de pollution et comme un marqueur de l’environnement sonore de la commune de Saint-Fargeau-Ponthierry, mais la nécessité ou non de mener des études (acoustiques, qualité de l’air) sur les secteurs de projets risquant d’être exposés à ces nuisances, n’est pas abordée. »

Le projet Bords de Seine est particulièrement dénoncé : « il est nécessaire d’argumenter le choix de réaliser un programme de 49 000 m² de surface de plancher de logements (OAP n°2 « Bords de Seine »), sur un site qui cumule l’exposition à des risques d’inondation et sanitaires, la proximité avec une station d’épuration, la proximité d’infrastructures ferroviaires et routières de trafics importants, et qui se trouve enfin concerné par des enveloppes d’alerte de zones humides de classes 2 et 3. »

Il en est de même pour l’extension des ZAC : « La MRAe constate en particulier que l’objectif d’étendre les zones d’activités existantes sur une superficie comprise entre 45 et 50 hectares ne fait l’objet d’aucune justification. » Et : « La MRAe recommande de mieux démontrer, en se fondant sur des données socio-économiques, qu’il est nécessaire de compléter les extensions de l’urbanisation déjà prévues ou réalisées dans le cadre des zones d’aménagement concerté de la Mare-aux-Loups. » Ou encore : « Les incidences négatives du site retenu par le projet de PLU découlent notamment de la disparition d’espaces agricoles existants (et de leurs services environnementaux) et de la destruction possible de zones humides dont le périmètre n’est pas clairement déterminé, mais aussi des caractéristiques inhérentes au type d’activités prévu. »

La thématique biodiversité est traitée de manière superficielle concernant « l’analyse de la trame verte et bleue » et « l’état initial de l’environnement reprend les cartes localisant les enveloppes d’alerte de zones humides […] sans affiner ces données et délimiter les zones humides à préserver. »

Il est reproché au PLU de ne pas démontrer les bénéfices environnementaux par rapport à la version actuelle. Le « rapport de présentation doit préciser quelles sont les incidences positives et négatives du projet de PLU attendues sur l’ensemble des thématiques pertinentes de l’environnement. » En outre, aucun suivi n’est prévu quant aux dégradations possibles à l’environnement : « La définition d’indicateurs de suivi est nécessaire pour permettre à la commune de se prononcer sur la nécessité de faire évoluer son PLU si l’atteinte des objectifs de préservation de l’environnement fixés lors de l’approbation du document d’urbanisme n’est pas satisfaisante. »

Dans sa synthèse, la MRAe souligne que « L’évaluation environnementale n’apparaît pas avoir servi d’outil d’aide à la décision permettant notamment de justifier les choix portés par le projet de PLU ». Et « la MRAe estime que le dossier ne permet pas d’appréhender […] les motivations […] conduisant à une consommation importante d’espaces encore non artificialisés. »

Appuyons auprès du commissaire enquêteur les observations de la MRAe afin que notre commune rurbaine reste humaine, vivable, respirable, responsable.

 

Les documents du PLU sont consultables en mairie :

Lundi et vendredi : 8h30 à 12h00 / 13h30 à 17h

Mardi et jeudi : 13h30 à 18h30

Mercredi : 8h30 à 17h

Samedi : 9h à 12h (sauf les dimanches, les jours fériés et chômés)

 

Chacun peut consigner ses observations sur le registre mis à sa disposition.

 

Le commissaire enquêteur reste à la disposition du public :

le mercredi 25 avril : de 14h00 à 17h00

 

Les observations et commentaires peuvent également être rédigés en ligne sur le registre dématérialisé

https://www.democratie-active.fr/enquete-plu-saint-fargeau-ponthierry/

où tous les documents relatifs au PLU sont consultables.

 

Nouveau PLU : le pire est à venir pour Saint-Fargeau-Ponthierry et les Féréopontains

 

La nouvelle mouture du PLU (Plan local d’urbanisme), actuellement soumise à enquête publique (jusqu’au 25 avril), impose, ni plus ni moins, de rompre avec le caractère rurbain de Saint-Fargeau-Ponthierry. L’urbanisation à outrance, qu’il permet et prévoit, fait peser les plus grands dangers pour le quotidien des Féréopontains.

Dans les documents consultables en mairie par chacun des habitants, plusieurs points attestent de ces dangers.

La multiplication des programmes immobiliers aura pour conséquence une explosion démographique insensée et irréversible : le cap des 20 000 habitants sera franchi allégrement. Un développement incontrôlé qui se fait, de surcroît, sans anticiper les besoins en infrastructures et aménagements : plan de circulation, écoles, collège, transports, services publics, santé, commerces, …

Quelques exemples

A Jonville, le projet immobilier de 240 logements laisse augurer des problèmes de circulation ingérables. La « liaison douce » prévue entre Jonville et Auxonnettes, est un soi-disant cheminement de 8 à 10 mètres de large. Un dimensionnement qui laisse penser qu’il est prévu pour être transformé dans le futur en route pour désengorger Jonville et rejoindre l’autoroute.

Le Parc Espace Naturel Sensible R. Sachot et le parc des Bordes, perdent leur classement EBC (Espace boisé classé). Un oubli ? Ou plutôt un choix permettant des aménagements contraires à l’environnement et à la charte du PNR, voire des abattages rendus nécessaires par un nouveau désir immobilier ?

En entrée de ville, l’extension de la ZAC, prévue au-delà de Maison Rouge, se fera sur un espace agricole devenu inondable. Et pour quelle utilité économique ? La ZAC existante n’est pas pleine, les ZAC des communes alentours peinent à vivre. Et les retombées fiscales pour la commune minimes, l’Agglomération melunaise dont nous dépendons étant la seule bénéficiaire des taxes issues de la fiscalité des entreprises.

En centre-ville, le programme prévu après la destruction de l’ancienne mairie, des anciens services techniques, du stade et du gymnase de la Fileuse va générer un flux routier important et dangereux. Là encore, aucune étude d’impact sur la circulation rue de la Fileuse et sur la RD607 n’est disponible.

L’assainissement est oublié. Aucune anticipation d’un redimensionnement de la station d’épuration, commune à Saint-Fargeau-Ponthierry et Pringy. L’évolution démographique des communes impose d’anticiper ce redimensionnement rendu obligatoire.

Prévention des inondations : la question est totalement ignorée dans ce PLU. Aucune prise en compte du PPRI (Plan de prévention du risque inondation) document qui s’impose à toute collectivité. En bords de Seine, sur le site Henkel, le programme immobilier est défini sans prise en compte des règles édictées par ce plan préfectoral.

Un PLU fortement critiqué par la plupart des instances

Les avis des personnes publiques associées (Etat, Région, Conseil départemental, Agglomération melunaise, PNR, Chambre d’agriculture, Autorité environnementale…), joints au PLU, sont éloquents. Ils vont tous dans le même sens.

La Mission régionale d’autorité environnementale d’Ile-de-France (MRAe) souligne que « le dossier ne permet pas d’appréhender […] les motivations […] conduisant à une consommation importante d’espaces encore non artificialisés. » La MRAe indique encore que « le contenu du rapport de présentation du projet de PLU de Saint-Fargeau-Ponthierry ne répond pas à l’ensemble des obligations du code de l’urbanisme relatives aux PLU soumis à une évaluation. » Pour la MRAe, le risque inondation n’est pas pris en compte. Elle fait encore toute une série de remarques qui l’amène à une observation : « L’évaluation environnementale » faite pour la commune « n’apparaît pas avoir servi d’outil d’aide à la décision » dans les choix du PLU.

Le PNR (Parc Naturel Régional) du Gâtinais français émet « un avis réservé. » La « constructibilité des zones agricoles est incompatible avec les orientations de la Charte du Parc. » Le PNR ne trouve dans le PLU « aucune orientation forte » en termes de cadre de vie et de mobilités.

La CAMVS (Agglomération de Melun) de son côté souligne notamment que l’extension de la ZAC d’entrée de ville pourrait « générer une concurrence venant en contradiction avec l’objectif de maintien du commerce de proximité en centre-ville et pourrait fragiliser les équilibres commerciaux existant sur le sud de l’agglomération. »

Le Conseil départemental de Seine-et-Marne, où siège le maire, émet des réserves sur « le trafic généré » sur le réseau départemental par le projet urbain de la ville, tout comme sur les « circulations agricoles pas du tout abordées. »

La Chambre d’agriculture confirme son « avis défavorable » déjà mentionné en 2016, notamment en raison de « la profusion de projets de zones d’activité en Seine-et-Marne et en Essonne » au détriment des zones naturelles.

L’Etat formule une série d’observations dont le fait que le PLU ne prévoit pas de zones limitant « la constructibilité des terrains en lisière d’espaces naturels. »

Pour garder une commune à taille humaine, les Féréopontains doivent s’exprimer

Tout est fait pour empêcher le débat et l’expression des citoyens ! Cette nouvelle version du PLU n’a en effet été soumise à aucune concertation ni réunion publique. Les associations environnementales de la commune n’ont pas été conviées à donner leur avis sur ce document avant d’être finalisé. Les habitants n’ont pas eu droit non plus à une nouvelle présentation de la ville qui est dessinée avec ce PLU, encore pire que le précédent pourtant retoqué par le Préfet pour illégalités.

Urbanisme outrancier, environnement sacrifié, risques d’inondations ignorés, terres agricoles grignotées, plan de circulation oublié, infrastructures, services publics scolaires non prévus !

Cette version du PLU porte en elle des handicaps majeurs pour l’avenir de la commune, la vie quotidienne et le bien-être des Féréopontains.

Il est donc vital pour chaque habitant de porter à la connaissance du commissaire enquêteur ses observations, ses questionnements, ses craintes, afin que notre commune rurbaine reste humaine, accueillante, vivable, respirable, durable.

 

Les documents du PLU sont consultables en mairie :

Lundi et vendredi : 8h30 à 12h00 / 13h30 à 17h

Mardi et jeudi : 13h30 à 18h30

Mercredi : 8h30 à 17h

Samedi : 9h à 12h (sauf les dimanches, les jours fériés et chômés)

Chacun peut consigner ses observations sur le registre mis à sa disposition.

Le commissaire enquêteur reste à la disposition du public :

le mardi 17 avril : de 14h00 à 17h00

le mercredi 25 avril : de 14h00 à 17h00

Les observations et commentaires peuvent également être rédigés en ligne sur le registre dématérialisé

https://www.democratie-active.fr/enquete-plu-saint-fargeau-ponthierry/

où tous les documents relatifs au PLU sont consultables.

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