PLU : Les conséquences pour les quartiers

Le 23 mars 2016, la municipalité a validé le projet de son nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU). La philosophie de ce plan confirme les objectifs du maire et de son équipe : accélérer l’urbanisation de la commune au détriment de la population et en reniement avec ses engagements de campagne.

Loin de la promesse d’un urbanisme maîtrisé, c’est au contraire de manière totalement débridée que va se faire la transformation de la ville, sans vision réelle de ce que sera la ville de demain. Aucune réflexion sur les entrées de ville, aucune anticipation sur les équipements publics pour accueillir les nouveaux habitants.

Si ce PLU est adopté, c’est le visage de Saint-Fargeau-Ponthierry qui sera profondément et durablement défiguré : centre-ville déplacé, nouveaux quartiers érigés sans cohérence, environnement sacrifié, bétonisation outrancière.

Une entrée de ville défigurée

En venant de Paris, l’entrée de Saint-Fargeau-Ponthiery ressemblera bientôt à toutes les entrées de villes de banlieue. Fini la « rurbanité » de notre commune ! Place à une enfilade de hangars destinés à héberger entreprises, commerces, restaurants.

Outre le centre équestre en cours, de nouvelles zones commerciales prévues sur les espaces agricoles et abandon du cadre « rurbain ». Le PLU nous prévoit une vaste zone d’activités qui transformera un paysage naturel de champs et de verdure en alignement de bâtiments sans âme défigurant les perspectives.

Pour marquer cette nouvelle entrée de ville, un nouveau rond-point est déjà prévu. Situé entre la station Total et le rond-point de l’Europe, il sera censé faciliter l’accès aux nouvelles zones d’activités économiques.

Les recettes découlant de ces nouveaux espaces commerciaux seront perçues par la CAMVS et non par la commune : aucun bénéfice pour la commune.

Doublon du rond-point de l’Europe, ce nouveau giratoire, inutile et coûteux, est la porte ouverte à l’extension de l’urbanisation des terres agricoles qui subsistent le long de la RD607.

La dernière coulée verte avant Paris sera ainsi totalement supprimée.
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Auxonnettes et Moulignon menacés

Le chemin rural venant de Jonville va être aménagé pour en faire une « voie de desserte principale et liaison vers Auxonnettes« .

Dans le cas où cette voie emprunte la rue de la Bergerie en longeant le domaine des Grands Cèdres, un aménagement est prévu sur 330 m² dans le secteur de Moulignon, au carrefour rue de la Bergerie-rue Grande. Mais rien ne dit, qu’à terme, cette route ne rejoindra pas Auxonnettes, comme mentionné dans le PLU, en longeant le mur d’enceinte des Grands Cèdres.

La jonction avec l’autoroute au niveau d’Auxonnettes est ainsi préprogrammée. Le contournement de la commune se fera par Moulignon et Auxonnettes, exposant le hameau à de graves difficultés de circulation. Dans le même temps, la possibilité de contournement de Saint-Fargeau est supprimée.

La protection des hameaux, jusqu’ici recherchée, n’est plus d’actualité.

 

Jonville saturé : + 240 logements

Le projet du PLU prévoit une extension de l’urbanisation rue de la Plaine. Ce sont 240 logements (120 dans une résidence intergénérationnelle et 120 en logements diversifiés) qui sont envisagés sur cette surface .

  • Toujours aucun aménagement n’est prévu pour sécuriser le carrefour de la rue de la Plaine avec la rue de Jonville et la rue de la Fontaine.
  • Les récentes inondations ne sont pas prises en compte.
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Le centre ville sur-urbanisé

La construction de milliers de logements est programmée, principalement en centre ville, sans réelle mixité sociale.

En Bords de Seine, les projets de construction verront de nouveaux habitants arriver sur ce secteur : 800 logements prévus ! Des difficultés liées aux équipements publics, à la circulation et au stationnement sont à prévoir dans un secteur concerné par le plan de prévention des risques inondation (PPRI). Rappelons-nous que les inondations du mois de juin ont impacté le centre ville comme les autres secteurs de la commune.

Ce bétonnage massif doit être dénoncé alors que notre commune est sujette à des inondations fréquentes dues à la rivière Ecole et aux différents rus qui la traversent. Ces nouvelles constructions vont accroître la circulation automobile sur Saint-Fargeau-Ponthierry, tout comme le déplacement de la mairie décidée par la municipalité actuelle.

Tout cela va à l’encontre des recommandations de l’Agenda 21, et va amplifier les nuisances pour le quotidien des habitants. La qualité de vie et le vivre ensemble vont sérieusement en pâtir.

 

Le parc de la Gendarmerie en péril

Le Parc de la Gendarmerie n’existera bientôt plus. L’espace boisé classé va en grande partie laisser la place à un parking. Mais rien n’empêchera, sur cet espace devenu constructible, d’y faire autre chose, des immeubles par exemple !

 

 

 

PLU : L’avenir de notre commune se joue en ce moment !

L’avenir de notre commune

se joue en ce moment !

Le PLU, Plan Local d’Urbanisme, est entré dans sa phase d’enquête publique. Ce PLU ouvre la voie à une transformation profonde du visage de Saint-Fargeau-Ponthierry.

  • Une entrée de ville remaniée avec une zone d’activité qui va rogner sur les espaces naturels. Une enfilade de hangars !
  • Un centre-ville abandonné aux promoteurs immobiliers. La densification du cœur de ville va se faire au détriment de la qualité de vie.
  • Les bords de Seine urbanisés sans réflexion sur les infrastructures.
  • Des hameaux sacrifiés avec entre autre 240 logements sur Jonville.
  • Une route reliant Jonville à Auxonnettes pour permettre aux 400 nouveaux véhicules de Jonville de rejoindre la nationale et l’autoroute.
  • Une urbanisation et une bétonisation qui auront des conséquences sur le trafic routier et sur l’environnement.

Il est donc temps pour chacun d’entre nous de faire entendre sa voix.

Le PLU est consultable en mairie.

  • Lundi, mercredi, jeudi : 8h30 à 12h00 – 14h00 à 17h30
  • Mardi : 14h00 à 17h30
  • Vendredi : 14h00 à 17h00
  • Samedi : 9h30 à 12h00

Un registre sera à disposition pour consigner vos observations

Le commissaire enquêteur reçoit les Féréopontains en mairie. Il reste deux créneaux pour le rencontrer :

  • Vendredi 21 octobre : 9h00 à 12h00
  • Samedi 29 octobre : 9h30 à 12h30

Ouverte le 24 septembre, l’enquête publique sera close le samedi 29 octobre, à 12h30.

Vos remarques argumentées sont essentielles.

Vos avis détaillés sur l’impact négatif pour la commune, pour votre quotidien auront le poids pour modifier les orientations inscrites dans le PLU.

Exprimez-vous !

Pour que Saint-Fargeau-Ponthierry

soit encore une ville vivable demain.

 

Réunion publique – Plan Local d’Urbanisme : la porte ouverte à des projets inquiétants

Le 23 mars 2016, la municipalité a validé le projet de son nouveau Plan Local d’Urbanisme.

La philosophie de ce PLU confirme les objectifs du maire et de son équipe : accélérer l’urbanisation de la commune au détriment de la population et en reniement avec ses engagements de campagne.
Loin de la promesse d’un urbanisme maîtrisé, c’est au contraire de manière totalement débridée que va se faire la transformation de la ville, sans vision réelle de ce que sera la ville de demain.
Aucune réflexion sur les entrées de ville, aucune anticipation sur les équipements publics pour accueillir les nouveaux habitants.
Si ce PLU est adopté, c’est le visage de Saint-Fargeau-Ponthierry qui sera profondément et durablement défiguré : centre-ville déplacé, nouveaux quartiers érigés sans cohérence, environnement sacrifié, bétonisation outrancière.

La promesse d’un urbanisme galopant

L’enquête publique qui doit démarrer courant septembre est l’opportunité pour chacun de prendre connaissance des projets, de voir comment son quartier va évoluer, ce qui peut s’y construire, d’apporter ses compétences et de donner son avis sur les changements à venir.

S’informer, échanger, débattre

Pour décrypter ce nouveau PLU, pour échanger sur ses enjeux, ses conséquences, pour débattre de l’avenir de la commune et de son urbanisation galopante, les élus d’opposition de la liste « Avec Vous, Réussir l’Avenir », invitent l’ensemble des Féréopontains à une réunion publique,

Le vendredi 16 septembre 2016, à 20h,

à l’Hôtel Apollonia*,

27 rue de la Saussaie,

Saint-Fargeau-Ponthierry.

 

* Dans l’espoir de voir cette réunion-débat annulée,  le maire a refusé d’attribuer une salle municipale aux élus de l’opposition. Parce que l’information et le débat démocratique sont nécessaires, ils ont décidé de la maintenir.

RPA infos – Septembre 2016 « Spécial PLU »

Le numéro de septembre de RPA Infos est sorti. Il est arrivé dans vos boites aux lettres.

N’hésitez pas à le partager.

RPA Infos Septembre 2016

Au menu de ce numéro :

Plan Local d’Urbanisme :

La porte ouverte à des projets inquiétants !

Tout savoir sur le PLU, ses enjeux, ses conséquences pour les quartiers, et sur l’urbanisation galopante promise par le maire et son équipe.

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© RPA

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Pour compléter votre information sur ce PLU,

les élus minoritaires de la liste « Avec Vous, Réussir l’Avenir » vous invitent à une réunion publique

Le vendredi 16 septembre 2016, à 20h

à l’Hôtel Apollonia*

27 rue de la Saussaie, à Ponthierry.

* Dans l’espoir de voir cette réunion-débat annulée,  le maire a refusé d’attribuer une salle municipale aux élus de l’opposition. Parce que l’information et le débat démocratique sont nécessaires, ils ont décidé de la maintenir.
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Inondations : il n’y a pas de fatalité

Lettre des élus minoritaires aux habitants ayant souffert des inondations.

Il n’y a pas de fatalité

Saint-Fargeau-Ponthierry vient de subir des événements difficiles en raison des inondations.
Certains de nos concitoyens continuent à souffrir cruellement de leurs conséquences.
Au delà de la solidarité qui s’est manifestée en direction des victimes, il est nécessaire de s’interroger
sur les causes de cette catastrophe pour essayer de les amoindrir, voire de les supprimer.
A notre échelle féréopontaine, nous proposons des mesures de bon sens.

Il est toujours possible d’agir plutôt que de s’en remettre au destin.

Un bilan objectif doit nous permettre de dégager ce qui est de la responsabilité municipale.

1) Nous savons que le dérèglement climatique nous expose à ces calamités. Un agenda 21 a été élaboré et commencé à fonctionner par l’ancienne municipalité. Mis en oeuvre en 2013, voici 2 ans
qu’il est au point mort. Certains projets actuels vont même en sens contraire.
2) Les rus ont débordé violemment. En Conseil de quartier, les habitants de Moulignon et
d’Auxonnettes avaient, à plusieurs reprises, attiré l’attention de la municipalité sur l’absence
d’entretien du ru (envasement, encombrement, ….). Une conseillère municipale a même répondu
« Décidément, vous êtes obsédés par ce ru ». Le parc de la gendarmerie était (est encore) envahi
par les herbes, les troncs d’arbres, les déchets divers ce qui a provoqué les inondations dans la
Résidence du Moulin de la Seine. La mairie n’avait pas agi pour que le ru soit entretenu. Une équipe d’employés municipaux, formés et compétents, avait comme tâche l’entretien de ces rus. Cette équipe a été supprimée.
3) Des travaux importants devaient être entrepris soit par l’Etat soit par les collectivités locales comme un bassin de rétention pour les eaux de ruissellement de l’autoroute A 6 et un bassin naturel
de retenue à Auxonnettes.
4) Le prochain Plan Local d’Urbanisme doit être revu à la lumière de ces événements. La construction
massive de milliers de logements telle que prévue par la municipalité est dangereuse. Le bétonnage
intensif doit être dénoncé. Ainsi, la municipalité prévoit de construire un parking dans le parc de la gendarmerie. Où partiront les eaux de ruissellement déjà trop importantes pour les canalisations existantes?
5) Fortuitement la municipalité s’est aperçu avec plusieurs jours de retard qu’un hameau avait été
inondé :Jonville. Les habitants se sont débrouillés sans aucune aide municipale. L’absence de dialogue
et de concertation avec tous les habitants est ici, mise en lumière. Il faut que la municipalité cesse de mépriser les féréopontains et les élus minoritaires. Il faut rétablir la confiance et renouer avec les espaces de dialogue comme de véritables conseils de quartier, comme l’observatoire du service public et comme des permanences d’élus majoritaires trop souvent invisibles actuellement.

Une crise est l’occasion de faire le point et de se remettre en cause.
Nous avons décidé de continuer à contribuer à la réflexion.

La municipalité nous écoutera-t-elle?

Entendra-t-elle les habitants?

 

A lire aussi :

Rue Grande © RPA

Rue Grande © RPA

 

Moulignon - © RPA

Moulignon – © RPA

Inondations : l’urgence d’un plan d’actions

Face à la situation exceptionnelle connue sur la ville, les Féréopontains attendaient de la part de la municipalité une réaction rapide et des décisions pour éviter que cela recommence.

Devant l’absence de toute proposition et de tout débat sérieux sur ce sujet pourtant prioritaire et majeur, les élus minoritaires ont déposé au dernier conseil municipal du lundi 20 juin un « vœu » afin d’engager un début d’actions dans le cadre d’un plan en 6 points qu’ils ont proposé et présenté publiquement.

 

Vœu présenté par les élus minoritaires

Suite aux inondations qui ont largement impacté la commune notamment Auxonnettes, Jonville et Moulignon, tout en n’épargnant aucun hameau de la ville,

Suite à la conjonction de facteurs qui sont venus se cumuler, amplifiant de ce fait l’exceptionnel phénomène climatique,

Le conseil municipal de Saint-Fargeau-Ponthierry

Exige que l’ETAT remette à l’ordre du jour le bassin de rétention prévu par la Charte de A6 Qualité afin de retenir les eaux de l’autoroute qui se déversent aujourd’hui sur le bassin versant de la rivière Ecole et donc sur la commune.

Exige que l’ETAT fasse de cette réalisation une priorité de ses aménagements et demande qu’il se réalise là où il était envisagé. Cet équipement était prévu en complémentarité immédiate de la réfection du revêtement de l’autoroute attendu depuis 25 ans et réalisée il y a maintenant 2 ans. Cet équipement est apparu au regard des derniers événements climatiques et de leurs conséquences encore plus indispensable pour la sécurité des habitants de notre commune.

Exige que l’ETAT lance au plus vite les études en vue de sa réalisation et ce du fait de l’urgence de la situation.

© PB

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Plan d’actions urgentes pour lutter contre les inondations

6 actions urgentes

 

  • 1° : Exiger de l’Etat la réalisation du bassin de rétention prévu dans le cadre de la Chartre A6 Qualité. L’objectif est de retenir les eaux chargées d’hydrocarbures provenant de l’autoroute A6 sur 11 ha et qui aujourd’hui se déversent dans le ru de Moulignon par le biais du ru d’Auvernaux.
  • 2° : Exiger un travail commun et concerté avec les communes partageant le bassin versant de la rivière Ecole. Organiser la cohésion des mesures entre les communes par le biais des différents syndicats intercommunaux qui ont compétence sur l’eau.
  • 3° : Reprendre les projets d’aménagements complémentaires au bassin de rétention de la ZAC de l’Europe et tels qu’ils étaient prévus. D’une part la mise en place d’un bassin naturel d’absorption et de retenue des eaux sur Auxonnettes et d’autre part la réouverture totale du ru de Moulignon au cœur du hameau et partout où cela est possible.
  • 4° : Organiser de façon prioritaire l’entretien régulier des rus, des rivières et des avaloirs en rétablissant une équipe d’agents communaux spécifiquement dédiée à ces tâches telle qu’elle existait auparavant.
  • 5° : Mettre en place un comité de gestion des rivières sous l’autorité du préfet qui interviendrait sur les espaces publics et sur les espaces privés pour faciliter l’écoulement naturel des eaux.
  • 6° : Entamer un programme d’actions avec les agriculteurs exploitant des terres sur la commune, mais aussi ceux en amont de Moulignon, d’Auxonnettes et de Jonville en vue d’améliorer la perméabilisation des sols, l’entretien des fossés, des mares et des zones humides. Le PNR du Gâtinais en lien avec les chambres d’agriculture et avec l’ONEMA (Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques) pourrait en assurer la coordination.

Les élus minoritaires :

Séverine Félix-Boron, Véronique Giannotti,  Jeannine Jouanin, 

Philippe Boury, Pierre Cerizay, Denis Puglièse, Lionel Walker. 

UN PROJET ALTERNATIF EST POSSIBLE !

 

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La 5ème réunion publique organisée le vendredi 8 avril a permis aux Féréopontains de s’informer et de discuter du projet alternatif à la démolition de la mairie.

Ce projet se propose de l’agrandir et de la moderniser tout en respectant notre cœur de ville. Il est à l’équilibre financièrement à la différence de celui de la majorité municipale qui ne l’est pas.
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Il a été évoqué la consultation publique du samedi 9 avril pour connaître l’avis de la population (le projet des élus de l’opposition a été largement choisi : 880 voix pour le maintien, 22 pour le déménagement, et 2 votes blancs) et le recours juridique avec son financement participatif pour contrer la démolition et le déménagement de la mairie.

La collecte de dons se déroule par le biais du site internet Helloasso : helloasso.com

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SAUVONS NOTRE MAIRIE
POUR L’AVENIR DE NOTRE COEUR DE VILLE
UN PROJET ALTERNATIF EST POSSIBLE !

Déménagement mairie, urbanisation centre ville : le vrai du faux !

Le 18 février 2016, les élus minoritaires de Saint-Fargeau-Ponthierry tenaient leur 4ème réunion publique. Avec la volonté de poursuivre le débat et la concertation sur un dossier opaque et constatable. Et un but : démontrer qu’un autre projet est possible, plus cohérent, plus respectueux de la ville et de ses habitants.

Retour sur cette soirée avec d’abord le décryptage du projet municipal, avec les élus minoritaires d’ « Avec Vous, Réussir l’Avenir ».

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Notre réunion publique du 14 janvier, notre « 6 pages spécial mairie » et nos interventions au Conseil Municipal du 8 février 2016, ont alerté les Féréopontains. Ils ont été nombreux à se mobiliser. Une pétition a circulé, récoltant plus de 1200 signatures. Un rassemblement le samedi 6 février à réuni près de 200 personnes devant la mairie.

En réponse la municipalité a porté la polémique au Conseil Municipal du 8 février et organisé dans la précipitation 2 réunions publiques au cours desquelles une argumentation partielle et souvent erronée a été donnée.

Il est donc nécessaire d’apporter ici des précisions, sans esprit partisan, afin que chacun puisse faire la part du vrai et du faux dans toutes les informations qui sont données actuellement : démolition de la mairie, délocalisation de ses services, urbanisation du site mairie et méthode utilisée.

Sur la méthode : opacité, précipitation et échange de terrains

Curieusement, le maire préfère maintenant parler de vente plutôt que d’échanges. Alors qu’il s’agit bien d’une acquisition par voie d’échange qui a été voté par les élus majoritaires au Conseil Municipal du 28 septembre (délibération n°26).

La nuance est d’importance, car avoir préféré le troc à la vente normale, conduit à donner, clef en mains, l’urbanisation de tous les terrains situés entre la D607 et la rue de la Fileuse. Et cela sans concurrence et sans contrainte, au seul promoteur dont le nom a été soigneusement dissimulé jusqu’au 22 janvier 2016, jour de l’affichage réglementaire du Permis de construire et de démolir de la mairie … Il s’agit de BDM comme chacun le sait maintenant.

Énorme avantage pour ce promoteur qui a flairé la très bonne affaire. Et qui est prêt à beaucoup pour la conserver.

Ce beaucoup est souvent dissimulé de façon malsaine, on ne sait pas trop pourquoi.. Mais, ce beaucoup, on le découvre sous forme de concession de BDM à la commune, au détour d’une délibération, ou encore d’une réponse à une question écrite ou enfin sur un affichage obligé.

Ainsi :

  • on découvre que l’estimation à 4 100 000 € du site BASF a été renégociée à 3 400 000 € (délibération n°26 du 28 septembre)
  • on découvre que la cuisine centrale et l’école Camus sont retirées du périmètre de l’échange sans contrepartie pour BDM (délibération n°26 du 28 septembre)
  • puis on découvre que c’est au tour de la salle de tennis de table et de la salle de musculation d’être retirées du périmètre toujours sans contrepartie pour BDM (réponses aux questions écrites lors du Conseil Municipal du 14 décembre dans laquelle le maire annonce une prochaine délibération qui permettra de retirer ces 2 salles du périmètre)
  • enfin, le 15 février, on découvre que c’est BDM qui assurera les travaux nécessaires pour restructurer les bâtiments de BASF en bâtiments administratifs et de service public (Permis de Construire affiché sur la clôture de BASF délivré le 2 février 2016)

Tout cela, ce n’est pas rien, espérons que ce soit tout …

BDM apparait ainsi comme la bonne fée de SFP. Une bonne fée qui va permettre à la commune de réaliser son projet de délocalisation.

En fait bien sûr, ce troc va surtout permettre à BDM de réaliser l’urbanisation du site Mairie à sa guise et à son profit.

Alors, c’est quoi … cette urbanisation

 C’est d’abord une première tranche estimée par le Maire à une centaine de logement (Conseil Municipal du 29 septembre), puis à 140 pour en définitive en janvier, atteindre 158 logements (voir le Permis de Construire).

Une fois encore, pourquoi avoir dissimulé ce chiffre de 158 logements jusqu’en janvier, alors que la municipalité le connaissait depuis fort longtemps ? Le permis de construire a été déposé en octobre. Pourquoi cette minoration, sinon pour atténuer le choc de l’annonce auprès de la population ?

Mais la réalité est là, et ce n’est pas la projection en 3D des 7 bâtiments de cette 1ère tranche, faite lors des réunions publiques qui va calmer notre inquiétude.

Inquiétude d’autant plus grande que c’est le blackout total sur le reste à urbaniser ! Et ce ne sera pas rien, puisqu’il s’agit de la totalité du stade.

BDM a bien entendu un projet dans ses tiroirs. Un promoteur n’achète pas 23 000 m2 de terrains sans savoir ce qu’il va mettre dessus… Et ce serait une faute inadmissible de la municipalité que de ne pas avoir exigé d’en connaître le contenu.

Une fois encore, seul le citoyen, pourtant particulièrement concerné, n’est pas au courant ! Il découvrira le projet, comme pour la 1ère phase, lorsque tout sera ficelé, lorsque le permis sera signé.

Cette opacité, ce manque d’information dépasse le manque habituel de démocratie dans notre commune. C’est un service rendu à un promoteur choisi qui pourra continuer à urbaniser sans rendre compte à quiconque.

Improvisation

Inadmissible, d’autant plus que la municipalité semble avoir une vision de la ville future des plus limitées. Son urbanisation se fait au coup par coup, c’est l’improvisation la plus totale.

Le samedi 6 février, le maire recevant une délégation d’habitants reconnait « ne pas avoir encore réfléchi aux conséquences de l’urbanisation du site mairie en termes d’équipement et en termes de population nouvelle ».

Le mardi 16 février en réunion sur le PLU, on apprend que la municipalité, au vu de l’apport important de nouveaux logements, « va réfléchir aux questions de circulation à l’intérieur de la ville ». On fait et puis on verra bien. Il vaudrait mieux réfléchir avant comme l’a justement souligné un habitant.

Urbanisation débridée, dont le Maire s’efforce de dissimuler les conséquences, ce qui le conduit à de pitoyables contre-vérités. Ainsi samedi 13 février 2016, lors de la réunion publique, il affirme qu’après les diverses opérations en cours, « il n’y aura plus de logements sociaux à construire, le taux légal de 25 % étant atteint ».

Le Maire sait très bien qu’ensuite tout projet immobilier devra obéir à ce taux minima de 25 % de logements sociaux, simplement pour le maintenir à ce niveau !

Pourquoi travestir la vérité, il n’y a pas de honte à faire des logements sociaux dès le moment où la mixité est réalisée.

Urbanisation débridée

Revenons sur le terme d’urbanisation débridée qui pourrait paraître exagéré et partisan.

Pourtant que nous promet-on dans un proche avenir :

  • 300 logements sur des projets en cours rien que sur Ponthierry
  • 158 logements pour la 1ère phase mairie
  • combien de logements pour les phases mairie suivante : 300, 400 ?
  • 120 logements sur le site Cap Sensoria (réunion du PLU)
  • 5 à 600 logements sur le site Leroy/Henkel
  • sans compter les lotissements qui se dessinent comme les Glaises à Saint-Fargeau ou encore rue du Puits Beau

Faites la somme !

Mais en définitive, sans réflexion préalable, sans vision globale de ce que sera la ville de demain, ces empilements de projet auront des conséquences irréversibles sur les conditions de vie des Féréopontains.

On comprend l’empressement des promoteurs et notamment celui de BDM. Par contre, on comprend mal ce que les habitants de la commune ont à y gagner en termes de qualité de vie. On ne s’explique pas les raisons qui poussent l’équipe municipale à cette urbanisation … qu’elle disait vouloir « maîtriser » dans ses engagements de campagne électorale.

Sur la démolition de la mairie et sa délocalisation

Dans de telles conditions d’urbanisation, la démolition de la mairie apparait pour ce qu’elle est, à savoir une facilitation de l’urbanisation et non pas comme une nécessité.
La municipalité justifie cette démolition en parlant d’accessibilité, d’accueil, de conditions de travail et de requalification de l’entrée de ville.

Ces arguments ne sont en fait que des arguments d’opportunité dont se sert la municipalité pour atténuer le choc ressenti par les habitants. Aucun de ceux-ci ne justifie une telle priorité dans l’urgence et une telle solution qui exigerait la démolition de la mairie.

 

Par exemple, l’accessibilité :

La municipalité l’affirme, « c’est la loi sur le handicap de 2005 qui nous y oblige ».

En fait aujourd’hui, la loi permet d’étaler les travaux d’accessibilité.

C’est le maire lui-même qui l’affirmait au Conseil Municipal du 28 septembre pour faire voter par sa majorité le report à 6 ans des travaux d’accessibilité nécessaires sur l’ensemble de la commune (délibération n°19).

Difficile d’invoquer maintenant l’obligation et l’urgence pour la mairie. D’autant qu’il n’y a pas de besoin réel depuis que l’ancienne majorité a aménagé le rez-de-chaussée pour le rendre accessible, notamment l’aménagement de l’entrée.

 

Non, ce n’était pas notre projet !

Autre argument que le maire répète en boucle (Conseil Municipal du 8 février et réunion du 13 février) : d’après lui, « l’ancienne municipalité avait elle aussi programmée la démolition de la mairie, c’était son projet, j’ai les dossiers », proclame-t-il.

Cela veut déjà signifier que contrairement à ce qu’il disait, les dossiers de la mairie n’ont jamais été volés. Ces vols dont nous étions accusés, n’étaient qu’une affabulation.

Cela veut surtout dire aussi que le maire cherche piteusement une légitimité dans ce que nous aurions voulu faire. Cela mérite surtout un démenti catégorique : nous avons toujours refusé les projets imaginés par certains aménageurs qui intégraient une telle solution.

 

Comme bon nombre d’habitants aujourd’hui, nous n’admettions pas et n’admettons toujours pas

  • la destruction de la mairie actuelle parce qu’elle est partie intégrante de notre histoire commune et de notre patrimoine
  • l’éloignement des services municipaux du cœur du bassin de vie que constitue la ville de Ponthierry
  • la requalification de l’entrée de ville au détriment du centre ville, reprise d’un vieux projet d’une municipalité antérieure à la notre, il y a plus de 20 ans

Nous disions et nous disons toujours qu’une autre solution est possible qui permet de répondre à toutes les exigences.

Il s’agit de poursuivre la rénovation de la mairie que nous n’avons jamais cessé d’assumer tout au long de ces dernières années et de procéder à son extension, comme beaucoup d’autres communes l’ont fait avec bonheur en associant patrimoine et modernité.

 

 

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Revivre la réunion publique du 18 février 2016

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