Les espaces sportifs sacrifiés au profit de l’immobilier

 

Le maire de Saint-Fargeau-Ponthierry a annoncé fièrement la construction d’espaces supplémentaires au gymnase du COSEC.

Cette belle opération de communication a pour objectif de masquer en réalité une diminution de plusieurs centaines de mètres carrés d’espaces sportifs.

Pourtant, avec l’augmentation de la population promise par l’équipe municipale, qui triple le rythme que connaissait la ville depuis des années, le déficit d’espaces sportifs devient criant.

Chaque année, lors du vote du budget, les élus de l’opposition ont demandé de prioriser la création d’un nouveau gymnase et la réhabilitation de la halle de la base de loisirs.

Mais le maire et son équipe préfèrent supprimer un des deux gymnases de la commune, uniquement pour satisfaire sa frénésie immobilière et permettre des nouvelles constructions.

Moins de surface dédiée au sport

L’une des plus belles salles de tennis de table du département, rue de la Fileuse, est promise à la destruction.  Avec elle suivront la salle de musculation et les vestiaires du football.

Au total, ce sont 1 690 m² de salles de sports qui seront détruits !!!

Les constructions qui prendront la place de ces équipements en face du magnifique Espace naturel du parc Sachot seront les plus juteuses pour le promoteur choisi.

Après la destruction programmée de la mairie dans des conditions de bradage du foncier communal (200 euros du m², soit la moitié du prix du marché), ce sont, une fois de plus, les intérêts de l’immobilier et de leurs acteurs qui déterminent le devenir de notre commune. Quatre ans que cela dure ! Faut-il encore continuer à accepter cela ?

Les nouvelles surfaces dédiées aux sports annoncées doivent être de vrais espaces en plus et pas seulement la compensation des mètres carrés que l’on casse.

Saint-Fargeau-Ponthierry en état de catastrophe naturelle

 

Saint-Fargeau-Ponthierry a été reconnue en état de catastrophe naturelle.

L’arrêté a été publié au Journal officiel du 15 février 2018. La commune fait partie des 275 identifiées par les ministères de l’Intérieur, de la Transition écologique et de l’Economie.

La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle permet aux victimes ayant souscrit un contrat d’assurance de dommages (multirisques habitation, entreprise, automobile…) d’être indemnisées pour les dégâts matériels dus aux inondations.

Les ministères soulignent que « la priorité est désormais au retour à la normale », et assurent que « les collectivités locales sont et resteront mobilisées pour l’enlèvement et le traitement des déchets qui résultent des crues ».

L’arrêté vaut pour les inondations et coulées de boue qui ont eu lieu du 15 janvier 2018 au 5 février 2018

La Seine-et-Marne est le département le plus touché avec soixante-dix communes concernées.

 

 

Extrait de l’arrêté :

« L’état de catastrophe naturelle constaté par arrêté peut ouvrir droit à la garantie des assurés contre les effets des catastrophes naturelles sur les biens faisant l’objet des contrats d’assurance visés au code des assurances, lorsque les dommages matériels directs qui en résultent ont eu pour cause déterminante l’effet de cet agent naturel et que les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n’ont pu empêcher leur survenance ou n’ont pu être prises.
En outre, si l’assuré est couvert par un contrat visé au code des assurances, l’état de catastrophe naturelle constaté peut ouvrir droit à la garantie précitée, dans les conditions prévues au contrat d’assurance correspondant. »

 

L’eau en questions !

 

Le samedi 13 janvier 2018, Rassembler Pour l’Avenir (RPA) organisait une conférence-débat sur le thème de l’eau autour de trois axes : l’eau dans le monde, l’eau en France et la gestion de l’eau à Saint-Fargeau-Ponthierry.

Plus de 70 participants ont pu appréhender les différents problèmes posés par la préservation de la ressource en eau.

Les trois conférenciers et les quatre expositions mises à disposition ont permis de lever le voile sur les solutions possibles à mettre en œuvre.

Une question d’une actualité brûlante !

Les évènements météorologiques récents ont encore mis en évidence les risques que chacun encourt. Le ru de Moulignon a été à deux doigts de déborder une fois de plus. Les services publics (SAGEA*, DDT** et municipalité) ont entrepris des travaux de curage d’urgence pour éviter de nouvelles inondations. C’est pourtant ce que l’on interdit aux riverains. Mais, dans le même temps, on reproche à ces mêmes riverains de ne pas nettoyer leur part de ru.

Allez comprendre !

Un des exemples évoqués lors de la conférence-débat est la nécessité d’abandonner l’agriculture intensive en labourant les sols. Ce mode de culture imperméabilise les sols agricoles, les appauvrit et augmente les inondations. On a pu le constater ces dernières semaines sur les plaines en entrée de ville, près des châteaux d’eau (photo) et à proximité de la ZAC de la Mare aux loups.

La meilleure solution est le recours à l’agroécologie, sans labour.

Mais tous ces problèmes et les solutions possibles semblent être ignorés par l’équipe en place puisque rien à ce jour n’est fait dans ce domaine.

Bien au contraire…

L’urbanisation à outrance de la commune le démontre jour après jour. L’extension de la ZAC de la Mare aux loups, par exemple, va imperméabiliser un peu plus les sols et risque de contribuer à accentuer les épisodes d’inondations.

Sur l’eau, les élus de la majorité sont définitivement secs et hermétiques

à toute politique alternative !

 

*SAGEA : Syndicat d’aménagement et de gestion de l’Ecole et ses affluents

**DDT : Direction départementale des territoires

Les infos de la veille au 5 février 2018

 

© RPA

Le collège saturé, les nouveaux médecins qui se font attendre, les déclarations sur l’urbanisme et des infos environnement… les dernières infos de la veille sont parues.

Nouvelles infos Veille RPA au 5 février 2018

Merci pour les relais et partages

Et continuez à nous faire remonter les informations de la ville que vous pouvez récolter autour de vous.

Tableau recapitulatif Veille RPA au 5 février 2018

 

Des vœux sous le signe de la manipulation

 

La manipulation devient, au fil du temps, une spécialité du maire de Saint-Fargeau-Ponthierry. Le dernier exemple en date s’est exprimé devant l’ensemble des Féréopontains et des élus des collectivités voisines le vendredi 26 janvier 2018 lors des vœux.

En voulant justifier sa frénésie immobilière et dénoncer ses « détracteurs » qui l’accusent « de construire à tout va », le maire a déclaré que la commune payait une amende de 51 256 euros pour son « manque de logements sociaux. »

Cette affirmation n’a pas eu l’air de gêner les élus majoritaires qui n’osent plus contredire le premier magistrat de la ville.

De quoi parle-t-il ?

Notre commune est dans l’obligation de respecter la loi SRU qui fixe la part de logements sociaux dans son parc immobilier. Pour Saint-Fargeau-Ponthierry, cette part est fixée à 25% à échéance 2025.

Au 1er janvier 2015, la ville comptait 20,65% de logements sociaux (tableau ci-dessous).

© Ministère de la Cohésion des territoires

Au 1er janvier 2016, le taux est de 21,10%, selon les derniers chiffres du ministère de la Cohésion des territoires.

Le ministère certifie sur son site que la commune n’est pas carencée et n’est soumise à aucun prélèvement.

Il lui reste 7 ans pour atteindre l’objectif légal de 25%.

La commune ne paie donc pas « d’amende » comme le prétend le maire.

Pourquoi ?

Parce que Saint-Fargeau-Ponthierry a toujours fourni l’effort nécessaire pour respecter la loi. En 2014, elle affichait un taux de 20,25%, au-dessus du seuil de 20% qui servait jusqu’alors de référence. D’autres communes non loin de chez nous sont soumises à des prélèvements assez conséquents, tout simplement parce qu’elles n’ont jamais respecté les seuils légaux. Certaines ne sont encore qu’à 10%, 7%, voire à moins de 1%.

Prétendre que l’on construit à cause d’une amende imaginaire relève donc de la manipulation.

Ce qui pousse à se demander ce que le maire recherche avec cette falsification de la réalité, et à qui profite cette course vers toujours plus de béton ?

 

 

Quel avenir pour les associations ?

 

Pour dynamiser la vie associative de notre commune, un conseil des associations avait été créé pour co-construire avec le milieu associatif les règles de la vie associative et notamment les critères de subvention. Ces critères étaient ensuite appliqués par le conseil municipal.

 

Aujourd’hui, le conseil des associations n’est quasiment plus réuni, la codécision n’étant plus la priorité de la collectivité. Désormais, la détermination des critères de subvention sera confiée à un cabinet privé. C’est ce qu’ont appris les associations par un courrier de l’élue aux finances. Ces nouveaux critères prendront effet en 2019.

Les élus de l’opposition ont demandé au maire et à ses adjoints que le conseil des associations soit convoqué au plus vite pour expliquer le sens et les objectifs de cette démarche. Demande restée vaine. La transparence de la gestion municipale n’est pas à l’ordre du jour.

 

Les avances de subventions aux associations interrogent aussi.

Cette année, elles ne représentent que 4% du montant des subventions et pour un nombre de plus en plus réduit d’associations. Les sommes proposées ne répondent en rien aux besoins des associations ayant des charges salariales et qui doivent attendre presque 6 mois avant de percevoir leur subvention. Elles devront survivre…

 

Enfin, quid de l’espace réservé aux associations pour communiquer sur leurs activités ?

Les colonnes dites « Morris » avaient été créées pour permettre l’affichage et l’information émanant des associations de la commune. Mais depuis 4 ans, ces espaces ont été largement investis par des affichages de partis politiques.

Afin de sanctuariser les colonnes, les élus de l’opposition ont émis un vœu avec pour objectif de les réserver uniquement aux informations associatives et de créer des espaces spécifiques pour l’expression libre. La majorité, sur consigne du maire, a refusé cette proposition.

 

Le dynamisme de la vie associative

ne semble pas intéresser le maire et ses colistiers.

Les collégiens, premières victimes du bétonnage

 

Le maire bétonne à tout va notre commune. Il n’oublie pas son passé de président du BTP de Seine-et-Marne et les intérêts de ses amis.

Mais il oublie de prévenir Jérôme Guyard, le conseiller départemental du canton de Saint-Fargeau-Ponthierry, que la population augmente.

Encore faudrait-il que celui-ci daigne venir régulièrement aux conseils d’administration du collège qui demeure pourtant de la responsabilité du conseil départemental.

Résultat de cet accroissement :

le collège de Saint-Fargeau-Ponthierry sera trop petit à la rentrée 2018.

Le sait-il ? A-t-il demandé au Conseil départemental d’agrandir le collège ? Ou, trop occupé à bétonner, a-t-il négligé la situation ?

Rassurons-nous, la solution a été trouvée : des animations culturelles et associatives du collège vont être supprimées pour récupérer des salles.

Tant pis pour les collégiens…

Que deviens-tu, ma ville ?

 

Pour ce premier Hebdo de l’année 2018, nous vous proposons ce texte écrit par un Féréopontain qui proteste devant la tournure actuelle du bétonnage de sa ville. Merci à lui pour avoir su mettre des mots sur les inquiétudes partagées par nos concitoyens.

Tous ceux qui par les temps ont dirigé tes pas
Avaient à cœur d’en faire une ville radieuse
Dans laquelle fleuriraient jardins et pavillons.
Oh oui, tu étais belle, mais tu ne savais pas
Que des élus trompeurs auraient l’idée honteuse
De te noyer un jour sous des flots de béton.
 
Dois-tu donc te résoudre à perdre ta nature
En devenant banlieue, toi qui étais villages ?
Et dois-tu accepter de masquer tes maisons
Sous l’ombre de bâtisses dévoreuses de verdure ?
Qu’êtes-vous donc édiles, atteints de cette rage
De bâtir à tout prix, et sans concertation ?
 
Que deviens-tu ma ville, et perdant la raison ?
L’égale de cités aux grouillements humains
Ecoles surpeuplées, parkings insuffisants ?
Es-tu donc à ton tour prise de contagion ?
Et que seras-tu donc lorsque viendra demain ?
Une ville inhumaine, à ton corps défendant ?

 

Antoine Stamatakis

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